Mardi 21 Novembre 2017
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« …16 ans ou plus ou moins ne change rien à l’affaire… »

Notre ami Dominique Daguet ne pouvait pas ne pas réagir à l’ « affaire » qui tourmente les bonnes âmes du Tout Paris de la « bienpensance »… Larry Clark ! Pensez donc ! Sébastien des temps modernes transpercé par la censure de Monsieur Delanoë…
Toujours et encore, remettre les pendules à l’heure : Dominique Daguet ne baisse pas la garde ! Merci…

Portemont, le 17 octobre 2010

12 octobre - Je dois aux « Manants du Roi » d‘être bien souvent mieux informé que je ne le suis par les gros médias…

Tout est dit!

Le 11 octobre 2010

Et bien dit... Un « tout Paris », toujours le même, en quête de grands soirs progressistes, comme il se doit... n'est pas en manque de martyres. Dernier en date? Larry Clark bien sûr!
Et Lucien Oulahbib de briser le miroir. Ce « tout Paris »? « Une avant garde nécrophage fossilisée »

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Ainsi ai-je reçu ce matin ces quelques lignes qui m’en disent plus sur l’actuel degré de veulerie de notre société que le plus gros des livres savants : « Il est de notre devoir de responsables publics d'éviter à la fois un risque d'interdiction judiciaire de l'exposition (sur tout ou partie des œuvres) ou un risque pénal pour le conservateur du musée ainsi que pour les commissaires », indique un communiqué de la Mairie de Paris mis en ligne hier. « En effet, certains des clichés de cette exposition ne sauraient être montrés à un public mineur sans tomber sous le coup de la loi ». Il s’agit de l’exposition des œuvres d’un certain Larry Clark, très connu, paraît-il, du Tout Paris mais, hélas pour lui, pas de moi.

De quelle loi ou article s’agit-il ? Un article du Code pénal qui a pour numéro le « L. 227-24 ». Il définit comme un délit « le fait, soit de fabriquer, de transporter, de diffuser par quelque moyen que ce soit et quel qu'en soit le support un message à caractère violent ou pornographique ou de nature à porter gravement atteinte à la dignité humaine lorsque ce message est susceptible d'être vu ou perçu par un mineur ». Bigre ! Qu’est-ce qu’a pu afficher sur les murs d’un de ses musées la Ville de Paris qui risquerait, encore aujourd’hui, d’envoyer les responsables en prison ? En prison Monsieur Delanoë dit le Magnifique, quelle horreur ! Animateurs culturels, conservateurs de musée, adjoints à la culture mis au gnouf comme de vulgaires bougres indoctes et grossiers ? Impensable !
Voilà donc ce qui tourmentait l’aréopage municipal de la capitale dite Ville Lumière ! Non vraiment l’expo lubrique et condamnable qu’ils avaient cautionnée en acceptant qu'elle soit affichée sur des murs municipaux, non le souci de « préserver » de ces ignominies pornographiques les « mineurs » parisiens – plutôt dire les enfants –, mais celui, soudain perçu, de risquer de connaître l’ombre, le froid, l’humidité, les odeurs putrides des geôles de la République, grande Dame dont ils sont, n’en doutons pas un seul instant, les dévoués et gracieux serviteurs. D’ailleurs, l’adjoint à la culture de la ville de Paris, Monsieur Christophe Girard – un nom a célébrer dans les siècles des siècles –, n’a-t-il pas déclaré, lors d'un débat enregistré pour le compte du site « Arrêt sur images » et mis en ligne le 1er octobre, qu'il « désapprouvait le contenu de la loi » : ah ! la trouvait-il insuffisamment répressive ? Non, je m’égare dans une espérance folle, hélas. Car jamais au grand jamais il n’aurait de lui-même pris la décision affligeante de tout remballer : il aurait au contraire approuvé que l'exposition soit visitable dès les 16 ans, ajoutant ceci qui vaut son pesant de morale branchée : « En dessous de cet âge, les enfants auraient eu l'obligation d'être accompagnés par un parent ou un enseignant. » Heureux parents, heureux enseignants, soudain promus au rang de garde-fou au service de l’adjoint à la culture, ainsi préservé, lui, du risque pénal, sa seule angoisse.
J’ai de l’homme contemporain une idée décidément désuète, car 16 ans ou plus ou moins ne change rien à l’affaire, la porno reste une saloperie, quel que soit l’âge : elle reste également du domaine de la vie privée ; le pécheur pornomaniaque est libre, mais chez lui, pas en public. Les élus, quels qu’ils soient et où qu’ils soient, n’ont pas à dépenser l’argent des citoyens pour leur prêcher la parole de leurs fantasmes. Ils sont élus par eux seulement pour gérer le fruit de leurs impôts, non pour les endoctriner en dépensant des fortunes qui ne leur appartiennent pas ! Ne seraient-elles pas d’ailleurs mieux employées à faire en sorte que certains employés de la Ville dorment dans un logement décent plutôt que dans leur voiture, les loyers à Paris comme en proche banlieue étant trop coûteux pour eux et les déplacements trop longs ?
Une question me vient soudain à l’esprit (je suis ainsi fait : une idée, une image, un mot m’entraînent vers d’autres mots, images, idées…). Quelle ? Ce qui attente gravement à la dignité humaine chez des mineurs deviendrait-il supportable chez des majeurs ? Et je me surprends à me répondre : « Cher ami, vous oubliez que la liberté d’expression peut tout se permettre aujourd’hui dans ce monde qui l’a hissée au rang d’idole suprême. De son pubis découle le lait des créations nouvelles, de son anus les défécations sublimes de l’art contemporain. »
En somme l’abjection pour les majeurs et le respect dû à l’être dans sa dignité éternelle seulement pour les enfants ? Je souhaite à Monsieur Delanoë comme à ses collaborateurs de méditer sur la parole du Christ qui dit préférable la meule au cou pour l’auteur de scandales que de continuer à vivre. Remarque qui n’est pas à prendre au premier degré, mais au second comme au troisième elle est d’une grande vérité. D’autant que souhaiter la visite d’enfants dans de telles manifestations revient dans l’absolu à formuler en pensée un projet de pédomanie. La vue d’images violentes ne peut que perturber de jeunes esprits, ce dont Monsieur l’Adjoint à la culture se moque comme de ses premiers langes. À moins qu’il n’ait gardé ceux-ci en guise des reliques…

Christophe Girard : Monsieur « Culture »…

Pour en finir avec ce sujet, je me souviens d’avoir écrit, je ne sais plus dans quel livre, ou peut-être dans ce journal, qu’il ne revenait pas aux autorités de l’État de chercher, de quelque manière que ce soit, à dire quelle doit être la culture de l’époque : là encore, domaine privé de chacun. Que l’État aide, c’est une chose, encore faut-il que ce ne soit que pour tout ce qui est entouré de l’auréole du consensus national : ainsi la restauration des grandes œuvres du passé, car en outre elles justifient la visite des touristes étrangers… mais qu’il fasse par exemple le travail des galeries privées, voilà qui trouble, étonne et révolte. Qu’il subventionne un théâtre national pour que soient produites des œuvres déjà entrées dans l’histoire de notre littérature, fort bien, mais qu’il le fasse pour des œuvres sans le moindre mérite sinon celui de participer à la grande entreprise de déconstruction de la société, mille fois non ! Là encore, la liberté d’expression doit être préservée, mais c’est aux entreprises privées de se charger de leur mise en vente : qu’alors elles reçoivent des aides, fort bien, du moment qu’elles soient toutes traitées sur un pied d’égalité – ce qui n’est jamais respecté – et que ces aides soient délivrées par des jurys non fonctionnarisés.
J'ajouterai encore que je verrai d'un bon œil une sorte de Conseil national représentatif de tous les courants possibles, sauf les scandaleux - j'entends par ce mot les extrémistes à tout crin, préoccupés seulement de destructions -, conseil réunissant aussi bien des maîtres éminents que des praticiens reconnus pour leur savoir - toutes personnalités qui ne seraient pas des fonctionnaires de facto -, et dont la mission serait de déterminer les aides en question. Y réfléchir car existent peut-être, cachés derrière les mots, des loups dangereux et pervers.
Révolution ? Oui, mais elle ne sera jamais faite.

Dominique Daguet

Le marigot de la « bienpensance »…
Des extraits…

Bertrand Delanoë semble avoir des difficultés à assumer l’interdiction aux moins de 18 ans de l’exposition de photos d’adolescents de Larry Clark par la ville de Paris. Jeudi, l’édile socialiste a littéralement explosé lors du traditionnel déjeuner des maires d’arrondissement de la majorité. «A peine arrivé, il nous a distribué un dossier jaune contenant les photos les plus choquantes. Et, quand je lui ai fait remarquer qu’un simple avertissement aurait suffi, il m’a accusé à tort de le traiter de censeur», raconte Jacques Boutault, maire vert du IIe arrondissement.
Libération
http://www.liberation.fr/politiques/01012295509-bertrand-delanoe-tete-a-clark

Des élus Verts de Paris ont écrit mardi à Bertrand Delanoë pour faire part de leur inquiétude face à l'interdiction aux mineurs de l'exposition du photographe Larry Clark au musée d'Art Moderne de Paris, décidée par Christophe Girard, adjoint du maire de Paris en charge de la culture. "Pourquoi cette censure?", s'interrogent Danielle Fournier et Sylvain Garel, co-présidents du groupe Vert au Conseil de Paris. "Il ne fait guère de doute qu'elle a été inspirée par la crainte de poursuites contre les organisateurs. Prudence légitime? A notre sens, il s'agit en réalité d'un excès de prudence", écrivent-ils dans leur courrier. "Cette 'prudence' est d'autant plus incompréhensible que la Ville avait déjà présenté l'oeuvre de Larry Clark dès 1992, sans la moindre difficulté, au forum des Halles (...) Par ailleurs, les bibliothèques de la ville de Paris comprennent plusieurs ouvrages et films du photographe librement accessibles", argumentent-ils plus loin. "Ce que l'on a toujours accepté -et plus encore valorisé- auprès de tous les Parisiens se trouve ainsi brutalement dissimulé aux plus jeunes, du jour au lendemain", concluent les Verts.
Le JDD
http://www.lejdd.fr/Culture/Expo/Depeches/Larry-Clark-Une-expo-qui-fait-jaser-les-Verts-222019/

A l'attention des Verts, le maire poursuit : "Votre proposition de lever l'interdiction aux moins de 18 ans fait courir, sans aucun doute, au conservateur du musée, aux commissaires et accessoirement à moi-même un risque pénal incontesté. La jurisprudence est très claire sur ce point : l'interdiction édictée par le code pénal étant générale, un avertissement (signalant dans l'exposition que certaines photos peuvent choquer) ne saurait suffire", écrit Bertrand Delanoë. "Nous avons préféré interdire l'exposition aux mineurs, pour permettre à Larry Clark de montrer ses oeuvres en toute liberté", résume Christophe Girard (PS), adjoint à la culture du maire de Paris, qui ajoute : "A l'avenir, il faut se battre pour modifier la loi de 2007. Puisque la loi est devenue très sévère, soyons radicaux !"
Le Monde
http://www.lemonde.fr/culture/article/2010/10/02/m-delanoe-refuse-de-prendre-un-risque-penal-inconteste_1419323_3246.html

Christophe Girard et la « gay pride » ?
Lire :

« Qui, par exemple, dans le monde politique, assume son homosexualité? A part Bertrand Delanoë, Roger Karoutchi et moi-même, personne. En revanche, il existe une communauté d'associations. Et ce sont elles qui se battent, qui font un vrai travail de lobbying. Les élus devraient aussi se mobiliser, notamment ceux du PS, pour ce combat. »
L’intégralité :                                                                                        

http://www.lejdd.fr/Societe/Actualite/Girard-16795/

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