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Vous pensez « nature » ?

Royale ! la nature… Et ce depuis que la France est royaume. Royaume capétien s’entend !
Par « nature », un souci constant de nos rois sans qu’il fut nécessaire de le nommer de noms ronflants : écologie, développement durable et « tutti quanti »… Piqûre de rappel par notre frère d’armes Bernard Lhôte

Illustrations : manants du roi

Portemont, le 17 octobre 2010

L’écologie, territoire capétien!

Et les princes de France, quelles sont leurs positions vis-à-vis de l'écologie ?
Pour l'actuel Comte de Paris, Henri VII, elle est une seconde nature, si ce n'est la première. Il vécût son enfance d'exilé au grand air, dans des demeures pas toutes confortables, loin de là, mais situées dans de vastes espaces, bled marocain, collines verdoyantes de Cintra au Portugal.
Artiste, aquarelliste, bon chasseur, il n'aime rien tant que la contemplation et l'observation des paysages et de la vie qui les anime.

“L’envol des étourneaux”

L'une de ses fiertés est l'orangeraie qu'il a planta auprès de la maison qu'il loue aux Baléares.

La protection de la nature lui est vitale, charnellement, affectivement, spirituellement. Il souffre des coups qui lui sont portés, redoute leurs conséquences, s'indigne des défigurations perverses qu'elle subit. Ses écrits en témoignent.

“La France devient peu à peu, insidieusement, hypocritement, la poubelle radioactive de l'Europe, du Monde. C'est indécent, c'est criminel. Plus question de défendre uniquement notre liberté, il s’agit maintenant de défendre la VIE.”

“Peut-être sommes-nous les meilleurs dans la technologie du retraitement...”

« Bien entendu, être converti en poubelle rapporte des devises, de « l’argent ». »

"Mourir riche ? Et alors! ..." En l’occurrence, il s'agit de notre terre, de notre air, de notre eau. Il s'agit des plantes, des animaux et des hommes qui vivent sur cette terre qui colle amoureusement à nos pieds,"la nôtre", "la France ".

L'écologisme du prince n'est pas idéologique. Ni un canot de sauvetage du marxisme, du progressisme, de l’internationalisme, ni un parti-pris naturaliste entaché d'anti-humanisme.

Défendre l'environnement est pour lui défendre la vie, l'amour, l’amour de la vie.

“Il s'agit de définir une stratégie à long terme pour que la vie demeure possible dans cet espace que les Français ont mis tant de siècles à bâtir, pour y vivre libres. Voilà un véritable projet d'aménagement, naturel de notre pré carré, de notre territoire : nettoyer la terre, de manière sereine, afin de la débarrasser de toutes les impuretés que l'homme y a déversé, puis entretenir ce patrimoine qui nous a été légué pour le transmettre intact, ou amélioré dans la mesure du possible, aux générations futures”.

Le cap était mis sur Dieppe à l’invitation de la Confrérie des Chevaliers du Hareng et de la Coquille Saint-Jacques- 22 octobre 2005-

http://www.lesmanantsduroi.com/articles/article1137.php

Volontiers cordon bleu, insigne d'un ordre noble s’il en fut, garant d'un art de vivre rassurant pour un homme politique, le comte de Paris est préoccupé par la disparition de la bio-diversité et l'affadissement des aliments : "Avant la grande guerre mondiale, plus de six cents plantes nourricières étaient utilisées en France. De nos jours nous en consommons à peine trente, tellement, hybridées ou manipulées qu'on ne sait distinguer une pomme de terre du goût d'une rave."

« Désolé, Altesse, c’est mon jour de sortie ! » Qu’importe, Henri d’Orléans n’a pas besoin d’un maître queux pour inventer des menus en toutes circonstances. Repas d’affaires chez soi, dîners d’amour, déjeuners d’humour, et aussi… plats végétariens, cuisine après sport pour se revigorer, repas de chasse, soupers pour snobs, plateau-télé « aristocrate », potage « résurrection » contre la gueule de bois, à moins que vous ne vouliez savoir comment faire les sardines grillées du légionnaire avec une boite de sardines à l’huile que vous ne parvenez pas à ouvrir ! Des recettes imaginatives, légères, simples à réaliser et d’astucieux conseils assaisonnés d’anecdotes savoureuses à l’usage des maîtres et maîtresses de maison.

http://www.maisonroyaledefrance.fr/arts_publications_fr.html

Le prince s'en prend à l'eurocratie uniformisatrice et à l'industrie agro-alimentaire qui sacrifie les petits exploitants et la qualité à la quantité. Il s'en prend au système économique international actuel qui, sous couvert du libéralisme sert surtout la politique hégémonique des Etats-Unis avec la complicité de l'Union européenne. En bon capétien, fidèle à la politique royale française, le prince pense qu'une véritable politique écologique, donc un changement radical du système économique exige une volonté hardie d'indépendance de l'Etat et des citoyens.

Sa pensée n'est pas polluée par l'idée simplette que la mondialisation condamne Ia France à se dissoudre dans un ensemble insipide à force "d'harmonisations banalisantes".

Son fils Jean, duc de Vendôme, le "dauphin"  (quel nom, quel symbole, tout un programme!) manifeste aussi un profond intérêt envers la protection de la vie et du développement durable. Il se félicite d'être exploitant forestier, d'une forêt en Thiérache héritée de sa grand-mère. Cette activité le passionne. Il en apprend beaucoup, concrètement, sur l'écologie, sur la gestion dynamique et respectueuse de l'écosystème. « Je suis très attentif à la régénération naturelle des essences. A l'origine c'était surtout une forêt d'épicéas. Aujourd'hui il y a aussi des merisiers des peupliers, des chênes, des aulnes, des frênes, des ormes, des érables, et des douglas. Le but étant de créer des peuplements structurés, avec plusieurs étages de végétation…Cela requiert de la patience et du temps. On parle beaucoup aujourd'hui de développement durable, et c'est bien. C'est depuis toujours l'état d'esprit des Capétiens". (1)

Comment ne pas apprécier un homme qui n'est pas atteint d'agitation comme tant de dirigeants ? Un homme qui cultive la diversification des essences et la pluralité des étages de végétation ne saurait être qu'un souverain respectueux de la diversité des mœurs et des niveaux sociaux. Un homme doué de l’intelligence du temps long et épris de la diversité humaine, n'est-ce pas ce dont nous avons besoin ?

L'antériorité et l’intensité des convictions et des engagements écologistes des souveraines, souverains, altesses royales et princes sont remarquables.
La plupart de nos élus républicains, ralliés à contrecœur par opportunisme, superficiellement, (cela se sent) à la cause de notre service font bien pâles figures écologiques en comparaison. Pourquoi cette antériorité, cette intensité ? Quelles raisons à cela ?
- La première raison, exposée au chapitre "Un Régime Bio", en est que le système dynastique fondé sur le fait de nature qu'est la naissance établit avec elle et entretient une relation essentielle, originelle, inséparable. Au contraire des systèmes fondés sur la tentation de s'en détacher, de l'ignorer, voire de la mater.
- La deuxième raison, non moins "naturelle", c’est que le dynaste l’est à vie, état qui favorise une intelligence du temps long, intelligence nécessaire à la prise en compte des évolutions relativement lentes.  Relativement ? Aux mandats électifs passagers précaires qui focalisent l’attention des dirigeants sur l'immédiat, les réalisations visibles, les résultats à court terme. Le politicien élu a pour espace temporel l’échéance électorale. Un souverain a pour espace temporel l'histoire, le passé du royaume lié à ses ascendants et, son avenir lié à ses descendants. C'est, quant même autre chose !...
- La troisième raison: l’indépendance ! Outre la perspective d'une certaine durée, le fait de ne devoir sa position souveraine qu'à la naissance procure de l'indépendance vis-à-vis des puissances ploutocratiques. Histoire et naissance ne s'achètent pas. Les rois n’ont, pas besoin de se vendre pour être élus. Leur pouvoir procède d'une alchimie sociale charismatique où Vox populi et Vox dei chantent d'une même voix.
Or la dépendance des partis et de leurs élus envers la Grande Finance les empêchent de contrer les intérêts généralement anti-écologiques de celle-ci.
- Une quatrième raison, moins évidente, et pas forcément consciente, pourrait consister en une rébellion des royaux. Après tout, ce sont surtout les puissances d'argent qui ont (sous prétexte de démocratie) œuvré à limiter, ou carrément, supprimer, le pouvoir des rois, afin d'étendre le leur. La défense de la nature est un judicieux terrain pour tailler des croupières aux destructeurs de la Terre et de la Royauté.
Il est possible que souverains et princes éprouvent à contrarier leurs pillages quelques secrets et bons plaisirs.

Une cinquième raison, toute simple, est que l'écologie offre un espace d'intervention assez libre aux souverains et aux princes en quelque sorte comme le domaine des œuvres sociales et des actions humanitaires. Contraints à la plus grande réserve en "politique", les royaux trouvent des opportunités d'initiatives et, de réalisations dans la fondation et l'animation d'associations consacrées à la protection de la faune, de la flore, des paysages, des océans, des dauphins et, in fine, de l'homme.
Mais de toutes, la raison la plus déterminante, de l'affinité entre écologie et royauté, est un sentiment.
Le sentiment d'appartenance. Le sentiment d’appartenir à et non de détenir la Terre. La névrose obsessionnelle d'appropriation qui possède le capitalisme dit libéral (!) est absolument a-écologique et, en pratique, radicalement, anti-écologique. L’esprit de la royauté à la capétienne, lui, est absolument, écolo-compatible.
Le roi capétien appartient à la France, la couronne de France ne lui appartient pas. Il en a seulement la charge, en partie l'usufruit, reçus d'une entité supérieure, Dieu, le Peuple, l’Histoire. Ce sentiment d'appartenance au royaume a des vertus enracinantes et sublimantes. Tandis que les fortunes vagabondent, le roi de France est et n'est que de France.
Etre de quelque part induit des devoirs, principalement celui de transmettre l'environnement entretenu par les ancêtres dans un aussi bon état, et si possible meilleur, que celui dans lequel il fut reçu.
Sentiment d’appartenance à un pays et terroir de transmission sont, parmi les plus puissantes motivations de résistance aux entreprises irresponsables des spéculateurs hallucinés et des technofrénétiques.

Dans cette partie d'enfer très inégale entre les titanesques titaniques forces financières et les modestes résistances de citoyens arcqueboutés à l’instinct de survie, reines et rois sont des atouts à jouer.

Bernard Lhôte

(à suivre)

(1) Citations extraites du livre "Un PRINCE FRANCAIS" par Jean de France aux éditions Pygmalion.


Souci capétien…

Au XVIIIème siècle, la surexploitation de la ressource appauvrit les bancs. Un édit royal interdit la pêche du 1er avril au 31 octobre.

Au XVII ème…
« Faisons très expresses défenses aux maîtres pécheurs de ne servir d'aucuns engins et harnois prohibés par les anciennes ordonnances sur le fait de la pèche ,[…] et de tous autres qui pourroient être inventés au dépeuplement des rivières, comme aussi d'aller au barandage, et mettre des bacs en rivières; à peine de cent livres d'amende pour la première fois, et de punition corporelle pour la seconde. (« Édit royal portant règlement général pour les eaux et forêts ». Saint-Germain- en-Laye, août 1669) »

Ne pas oublier l'ordonnance de 1289 de Philippe le Bel, première ordonnance connue traitant de la règlementation de la pêche fluviale.

LES FONDEMENTS : PRESERVER LE MILIEU NATUREL
La notion de préservation du milieu naturel apparaît nettement dans les premières ordonnances : la première connue, de 1289, et celle de 1326 dans laquelle Charles le Bel reprend fortement les formules de son père, parlent du dépeuplement des rivières, par la faute des pêcheurs, leur malice, l’invention de nouveaux engins qui sont trop épais, c’est-à-dire dont les mailles sont trop serrées. Tout ceci, malhonnêté et mailles serrées, empêchent la croissance des poissons d'eau douce. Les conséquences de ces prises trop petites sont, toujours d'après les textes, une rareté et une cherté certaines des poissons. L'ordonnance de Philippe le Bel de 1293 reprend ces notions de dépeuplement des rivières et de pêcheurs "malicieux", mais ajoute, cela est nouveau, la faute des sergents et gardes des rivières, agents royaux nouvellement mis en place lors de la première ordonnance. Pour le roi, le préjudice est pour tout le monde, les riches comme les pauvres. La loi est faite alors pour le » pourfit des dis flueves et rivieres » pour qu’ils soient ramenés « en leur estat ancien ». L’ordonnance du bailli de Sens de 1317 donne les mêmes raisons de limitations du droit de pêche dans l’Yonne, pour « la grant destruction des poissons de ladite riviere [...] pour les malicieus enginz couranz, et que se ordenances n’en fust faite, ladite riviere fust de tout destruite ». Même si la fin du XIIIe et le début du XIVe siècle voit l'affirmation du pouvoir royal, ces premières ordonnances sur la pêche en eau douce affirmant le besoin de la préservation de l'environnement prouvent que la pression sur le milieu est forte, bien plus forte qu'auparavant. Dans ce monde plein qui précède la crise, une surpêche des cours d'eau pour satisfaire aux besoins alimentaires de toutes les couches de la société est plus que probable. Cette notion de préservation du milieu naturel ne réapparaîtrait ensuite que dans les ordonnances générales des eaux et forêts de la fin du XIVe et du début du XVe siècle.

Longue est la liste…

« Cordon bleu » ?

Le cordon bleu originel était sous l’Ancien Régime la plus illustre des décorations, l’insigne des chevaliers du Saint-Esprit, un ordre institué en 1578 par Henri III pendant les guerres de Religion afin de regrouper les principaux  chefs du parti catholique contre les protestants.
Aboli à la Révolution le cordon bleu constitua pendant  deux siècles la distinction suprême dans l’aristocratie française, quelque chose comme les plus hauts grades de  l’actuelle Légion d’honneur, qui n’a fait d’ailleurs que lui succéder.

La locution pouvait donc s’appliquer par métaphore à tout ce qui est d’une rare élévation; ainsi  un poète du XVIII siècle qui souhaitait se faire admettre à l’Académie française déclara que cette assemblée était «  le cordon bleu des beaux esprits ». Il fut élu.

Cependant, selon certains, l’application culinaire fondée sur des faits plus précis : certains seigneurs,  le commandeur de Souvé, le comte d’OIonne et quelques autres, tous dignitaires du Saint-Esprit porteurs du cordon de l’ordre, avaient pris l’habitude  se réunir en une sorte de club gourmand pour cultiver l’art du bien-boire et du bien-manger.

Leurs déjeuners devinrent célèbres et l’on employa un temps l’expression « faire un repas de cordons bleus ».

Façon de parler qui a passé des gourmets tombés dans l’oubli aux préparateurs des plats eux-mêmes, tous cuisiniers et cuisinières de haute volée.

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