Dimanche 17 Décembre 2017
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La France n’est guère resplendissante…

Les « régimes » de tous les Diafoirus ne font qu’empirer le mal ! N’est-il pas grand temps que la France retrouve son régime naturel ? Un « régime » bio ! Si notre frère d’armes  Bernard Lhôte ne vous en convainc pas…

Avec l’Ami Bernard humons la royauté : des cuisines aux alcôves !

Portemont, le 4 octobre 2010

Royale nature suite
Un « régime » bio…

« La sainteté a une odeur, la royauté aussi », mais ce n'est pas la même.
Son attrait olfactif est charnel. Il se dégage des pages de son Histoire de France des effluves d'amour, d'enfance, de féminité, de virilité. La chambre est un haut-lieu de la fonction royale.

Château de Blois


Versailles

Celle des députés, autrefois exclusivement peuplée de vieux machins machos, puait la chambrée.

Alors qu'un pouvoir fondé sur le fait de nature le plus réjouissant qui soit me paraissait du meilleur aloi.
Un système héréditaire ne peut se passer de couples et d'accouplements.
Que de « mettre Geoffroy au bissac », comme disait joliment le XVII ème siècle, fut aussi un acte politique m'enchantait. Un parfum d'érotisme participe au « charme séculaire » de la monarchie.

On trouvera peut-être baroques, impropres à convaincre, ces arguments pourtant sentis.
Bernanos les eut appréciés, lui pour qui toutes les raisons en faveur du régime royal ne le servaient pas, si elles ne parvenaient pas à le faire aimer. Maurice Béjart partageait ce point de vue.

Lors d'un entretien accordé au Figaro, le 7 Juin 2000, à l'occasion de la création de deux spectacles à Versailles, « l'Enfant-roi » et « la Lumière des Eaux », à la question « Vous passez pour l'ami des rois, est-ce un paradoxe de plus? Il répondit:
« Oh, je n'en rencontre pas tous les jours, mais il est vrai que j'aime les rois ! Ils représentent l'incarnation stable de l'âme d'un pays, celle qui perdure quelque soit les circonstances. »
Le génial chorégraphe affirme tout d'abord son sentiment, avant d'avancer une explication d'ordre charnel et spirituel, plus que rationnel:l'incarnation stable de l'âme d'un pays.
A l'objection interrogative « Dans le monde entier Versailles désigne la magnificence à 1a française...et vous choisissez de parler de l'enfance? »

Béjart ne perçoit pas la moindre contradiction: « Les trois rois qui ont bâti Versailles l'ont tous trois été respectivement à huit ans et demi, quatre ans et demi, et cinq ans. Sans doute ce don d'enfance est-il resté en eux et est-ce la combinaison entre royauté et l'enfance qui a permis d'aboutir à la construction de Versailles, château majestueux et château de rêve. »
Serait-ce pour cet air d'enfance, d'enfance de l'art, que tant d'artistes aiment les rois?

Le préféré de Béjart; « C'est Louis XIV, le jeune homme qui dansait sur scène des ballets devant le public de Paris, qui rigolait avec Molière, se cachait dans les jardins, et dont le premier acte politique fut 1a fondation de l'académie de danse. Louis XIII, ce roi secret et solitaire...

... c’était le plus artiste, il jouait du luth et composa des œuvres parfois remarquables...Louis XV découvrant tout un monde d'artistes avec la Pompadour ».

Jeanne Antoinette Poisson Marquise de Pompadour

Dieu créa l'homme à son image et à sa ressemblance. La royauté se créa à l'image et à la ressemblance de la vie.
Crier Vive le Roi, c’est crier vive la Vie! Essayez donc de crier Vive 1a République et Vive le Roi tour à tour. De ce cri-ci vous en avez plein la gorge, plein la bouche. Vive le Rouaaahhh, comme hourrah, comme Vive la joie! L'autre vivat s'accorde moins au souffle, requiert un effort d'articulation, monte à la tête, dérape vers les aigus, ne résonne pas avec joyeuse plénitude. Vive le Roi est sans déchet. La dernière syllabe de Vive la République se termine comme pique sur une note agressive. La Marseillaise d'ailleurs l'est très, agressive, quand le « Vive Henri IV »chante 1e plaisir de vivre. Nos joueurs de foot sont accusés de ne guère chanter l'hymne national. Si les paroles en étaient « Vive Henri IV, vive ce roi vaillant, ce diable à quatre a le triple talent de boire et de battre et d'être un vert-galant » ils l'entonneraient sûrement avec gaillardise et iraient à la bataille sportive avec allégresse. Les Manants devraient suggérer ça à la F.F.F. C'est le moment....

Il s'agit, en ce qui concerne le premier couplet, d'un air populaire de la fin du XVIe (vers 1600), composé du vivant du grand roi.
Vive Henry quatre !
Vive ce roy vaillant !
Ce diable à quatre
A le triple talent
De boire et de battre
Et d'être un vert galant.
Il fut repris en 1774 par Charles Collé (1709-83) dans la comédie la Partie de Chasse d'Henri IV, où trois autres couplets s'y rajoutèrent. Ce complément eut un grand succès à l'avènement de Louis XVI, à qui l'on souhaitait ainsi de ressembler au bon roi Henri qui avoir laissé un si bon souvenir dans la mémoire du peuple de France.
Il fut harmonisé en 1826, dans l'opéra-comique du même nom, par François-Henri Castil-Blaze (1784-1857). 
Cette chanson incarnait tellement l'image de la royauté idéale que, sous la Restauration, c'était un hymne quasi officiel

Au diable guerres, 
Rancunes et partis, 
Comme nos pères, 
Chantons en vrais amis 
Au choc des verres, 
Les roses et les lys! 

Chantons l'antienne 
Qu'on chant'ra dans mille ans, 
Que Dieu maintienne 
En paix ses descendants 
Jusqu'à c'qu'on prenne 
La lune avec les dents.

Vive la France, 
Vive le roi Henri! 
Qu'à Reims on danse, 
Disant comme à Paris 
Vive la France, 
Vive le roi Henri ! 

J'aimons les filles, 
Et j'aimons le bon vin 
De nos bons drilles 
Voilà tout le refrain (ou : Voilà le gai refrain)
J'aimons les filles 
Et j'aimons le bon vin ! 

http://chansmac.ifrance.com/docs/prof/henri4.html

Quel régime, sinon le royal, s'inspire-t-il autant de faits de nature, au point de faire dépendre le pouvoir des étreintes d'une femme et d'un homme?
Naissance et nature sont de la même famille étymologique. Il  n'est par conséquent pas étonnant que les rares chefs d'Etat à se préoccuper vraiment, activement de la nature soient ceux qui doivent leur position souveraine à la naissance. Royauté et écologie ont une affinité originelle, innée. Et les mânes ennemis mortels, les progressistes primaires imbus de croyances naïves ou aliénés par leurs intérêts. Louis XVI fut la victime des fanatiques de la table rase pour qui le passé handicape l'avenir et de riches possédants et gens d'affaires pour qui traditions et coutumes gênaient le profit. Très €exactementr1'écologie a les mêmes bourreaux.

La monarchie héréditaire, régime en ses principes biologique p1utôt qu'idéologique, reproduit au sommet de l'Etat les moments essentiels de la vie, de la procréation et de la naissance jusqu'au trépas qu'elle dépasse en se perpétuant. Enracinée dans le passé, évoluant, sans jamais le renier, d'avenir en avenir, elle épouse le temps par la lignée. Entremêlant subtilement le charnel et le spirituel, elle est en odeur de sexe, de sacre, et donc de poésie.
Les symboles royaux ont figure de paysage, de faune et de flore. L'arbre généalogique représente la puissance d'enracinement et de croissance d'une Maison dans une terre, au cours des siècles. La couronne est « une image du ciel ou du soleil ». Le sceptre est un bâton de pasteur, une baguette de sourcier, le pivot de 1'univers.

« Hélas, la république a remplacé le sceptre par une canne blanche » disait le peintre Georges Mathieu.

Les armoiries de la Maison de France portent des fleurs de lys sur champ d'azur. On ne peut rêver plus beau logo pour glorifier et illustrer l'écologie ! C'était une exception française. On parlait du royaume des lys, plutôt que du royaume de France. Les autres rois et empereurs choisissaient des emblèmes orgueilleux et belliqueux, lions dressés, léopards, aigles noirs, tous bêtes rapaces. Le lys, fleur simple et fier, symbolise au mieux l'action anti-pol1ution. De plus se mange. Cuit à l'eau il s'utilise en Chine, en Sibérie, chez les amérindiens, comme un oignon. Son pollen aromatise subtilement les plats en le saupoudrant.

C'est bon et c'est bio! Cultivons les lys jusqu'à ce que la France redevienne son royaume.
L'écologie ne saurait qu'en profiter.

En outre, n'est-ce pas le nom d'un être sympathique, dont on se plait à faire une sorte d'intermédiaire entre l'homme et l'animal, qui désigne le successeur par filiation du souverain régnant: le dauphin, autre logo « écolo ».

L'écologie n'est pas liée à un régime politique spécifique, certes. Mais plus que tout autre, la royauté, régime bio, a vocation écologique.

à suivre...

Bernard Lhôte

 

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