Vendredi 28 Avril 2017
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Quand « plus que jamais, la main de Justice nous fait défaut… »

Quoi de plus normal quand les échéances électorales se précisent ? Expulsons, expulsons ! Une promesse au moins sera tenue, et la « feuille de route » d’un ministre présentera un beau « bilan »… Il est vrai la France était en danger. Nous étions envahis par les « roms »… Coup de gueule par notre ami Rodolphe de l’itinérant…

Portemont, le 30 août 2010

Etranger « chez moi » - Ici, je suis chez moi

Pas chez M. Berlusconi, ni, même, chez M. Sarkozy.

Eux, ils ne sont pas chez eux. Ils sont riches et amis des riches. Et donc, ils sont d’ailleurs, c’est-à-dire de partout. Ils se sont fait élire par des riches, ou leurs jaloux. Des envieux. Des gens qui ont cru que de mettre un riche ou leur ami, sur le trône de la République, ça leur remplirait les poches. Ils ne furent, les pauvres, que des « espéreux ». Et déçus qu’ils sont.
Mais c’est bien fait pour eux.
Fallait rien espérer d’un de leurs amis. Rien.
Et si maintenant, ne faut plus travailler plus pour gagner plus, vu qu’il n’y a rien à gagner vu qu’il n’y a pas non plus de travail, on commence un autre chapitre. Grenoble. Pas les Jeux Olympiques, ni la nanotechnologie, ni même la corruption municipale. Non. Autre chapitre, autre round.

Précisément, le round de la castagne. Le cassage de gueules. Au pluriel. Et marrons de préférence. Marrons, les gueules.
Oh… au figuré les gueules, et les cassages. Mais après tout, ne disait-il pas, il y a quelque temps… « Je n'ai pas besoin du vote front national. Je l'ai déjà » ?
“Copie” ou pas, ça a marché. Elu qu’il fut, et maintenant, avec le Discours de Grenoble, on est sûr de se faire réélire.

Grenoble…

Brûler des bagnoles, ou tirer sur les flics, pas plus ici à « L’Iti » qu’ailleurs, on est d’accord avec.
Mettre la pagaille dans un village de campagne, en arrivant avec cent caravanes et les installant dans un champ, pas non plus. Mais les “étrangers”, s’ils sont coupables, y’a des lois, républicaines. Et des sanctions. Pour eux comme pour nous. Point barre. Pas besoin d’ajouter de la déchéance à la déchéance. C’est-à-dire de la merde à la merde.

Camp de « roms » Saint-Pierre de Gagny –avril 2010

Et puis… “d’origine étrangère”, ça veut dire quoi ? Qui n’est pas d’origine ? Chez “nous” ? A commencer par le président de la République !
Et puis… “gens du voyage”, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que des milliers de municipalités ne respectent pas la loi. Ça veut dire que ces “gens” ont l’obligation d’enfreindre la loi parce que les “autorités” ne la respectent pas.
Quant aux “brigades des impôts”, qui leur seront affectées, à ces “gens”, pour vérifier comment ils ont payé la caravane ou la bagnole qui la tire… ça fait bien rigoler quand on sait que tant et tant de délinquants de banlieues, riches celles-là, délinquantent en Suisse ou au Luxembourg, conseillés par des légionnés d’honneur. Riches et tout autant d’ailleurs “gens du voyage”, si l’on calcule les kilomètres qu’ils parcourent en avion, privé ou pas, en première classe en tout cas.
Non, “on” est plus “chez nous”.
Le 30 juillet 2010, à Grenoble, les manches retroussées, le pas lourd, des chaînes de moto virtuelles dans la main, casqué invisible, c’est en marlouze du bitume que l’on nous a parlé.
Marlouze du bitume ?… Chez nous !… Menaçant les « étrangers » ou fils d’étrangers…
On n’est plus dans la Patrie des Droits de l’Homme !

On n’est plus là où se dressait le chêne de Saint Louis ! On n’est plus dans le Royaume de France, celui qu’aimait la Pucelle… On n’est plus chez les descendants des Sans-culotte de Valmy ! Ni dans le pâturage de septembre 14, alors rougis par le sang du sous-lieutenant Péguy…

On n’est plus dans la France des hivers sombres de la Résistance.
On est chez les riches, les peureux, les haineux, les bilieux, les fuyeux.
On est chez eux. Pas chez moi, pas chez nous.

Et vous ? Vous vous sentez chez vous ?

Pas, non pas, si vous achetez L’Itinérant. Ce journal, c’est chez les autres, qu’on le trouve. Ni à Neuilly ni à l’Elysée ni à Matignon.

Non, c’est pas normal de tirer sur un policier, non, c’est pas normal d’envahir un champ à vaches et d’en faire une poubelle, mais c’est pas normal non plus de soigner la peste pour nous faire attraper le choléra.

Un délinquant est un délinquant, un criminel est un criminel. Qu'il soit français, d'origine étrangère, ou même étranger, rien ne change à l'affaire, les lois de la République sont suffisantes pour le punir.

Je ne reconnais plus mon pays. Ce n’est plus le mien, celui que l’on m’a fait aimer à la Communale, celui que j’ai fait aimer à mes enfants, celui qui me fait payer des impôts.

C’est le leur. Celui des criminels de banlieues, riches et pauvres, celui de ces gens du voyage, en jet privé.

La richesse est un grand malheur. Tant pour les riches, qui n’entreront pas dans le Royaume, que pour les pauvres, qui n’ont plus de pays.

Rodolphe Clauteaux

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