Dimanche 20 Août 2017
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Pas tous…

Soit, ils sont de moins en moins nombreux… Le Veau d’or est en passe de jouer à la grenouille de la fable… Notre ami Rodolphe Clauteaux sonne le tocsin : « Les riches n’ont plus de devoirs ». Nos temps sont difficiles !  Si difficiles qu’il nous fait regretter le bon « capitalisme » à la papa…

Il n’est jamais trop tard !

Portemont, le 27 août 2010

P.S. peut-être un peu sévère avec madame Bettencourt, cher Rodolphe…

Les riches n’ont plus de devoirs

Il y a une différence essentielle entre le libéralisme, aujourd’hui nommé « ultralibéralisme », « néolibéralisme », etc., et le capitalisme.

L’un est une idéologie totalitaire, comme le nazisme ou le communisme, l’autre est un système économique, sans idéologie, sans « politique », où les biens et les personnes, la propriété, le fruit de l’effort individuel et collectif, sont encouragés, respectés, voire même « fêtés ».

Le chrétien peut être un capitaliste convaincu et actif. Il ne peut, pas le Catholique en tout cas, être un « ultralibéral ». L’idéologie, le totalitarisme ultralibéral, d’origine anglo-saxonne, implique toute la société, en en supprimant son existence normative. La « société »  ne compte pas. Elle n’est là que pour permettre la richesse des riches.

Cette idéologie ne prend pas en compte les Etats. Ne prend pas en compte les nations. Les peuples. Les cultures, les religions. Ni Dieu.

Elle ne prône qu’une chose, l’enrichissement individuel. L’enrichissement collectif (les actionnaires, pour faire vite) est au service de l’enrichissement des individus.

Et cette richesse se DOIT de n’être accompagnée d’AUCUN DEVOIR. Aucun. Absolument !

La richesse des riches ultralibéraux, fait d’eux des asociaux, au sens le plus littéral.

Non pas des « multinationaux », mais des apatrides, absolus. Sans devoirs ni contraintes envers quiconque.
La richesse des riches ultralibéraux, réglée par la loi de la non-loi « Loi du Marché », provient du passage (tout « passage » génère une énergie) pour l’immensité des foules qui peuplent TOUS les pays de la terre, du passage donc, de la pauvreté à la misère. Et comme toute idéologie, totalitaire, à l’image des « parasites idiots », elle détruit son hôte.

Car si Ford estimait qu’il fallait payer ses ouvriers suffisamment pour qu’ils puissent lui acheter les voitures qu’ils fabriquaient, l’ultralibéral du FMI ou de la Banque Mondiale, celui des fonds de pension américains, Georges Soros  AVANT sa conversion, les Bettencourt, et tant d’autres comme les « amis du Fouquet’s », se fichent du destin de ceux qui les servent. Ils n’existent pas, au sens propre. Ils n’ont pas de rôle dans les équations, dans leurs calculs, dans leurs stratégies.

Un gouvernement comme le nôtre, creuse le chemin par où passe ce totalitarisme.

La « promesse » de notre président, après celle de son prédécesseur, de diminuer les impôts… qui ne sont que ceux des « riches », ne relance aucune croissance, but principal officiel. Elle ne fait qu’enrichir (très faiblement) les riches, en appauvrissant gravement la nation… moins d’infirmières, moins de chercheurs, moins d’enseignants, moins de flics, mais PLUS de déficit et plus de ridicule à Bruxelles.

La « norme transcendantale », qui voulait que la puissance, le pouvoir, la « surface au soleil », s’accompagnent toujours de DEVOIRS, est désormais abolie.
Là est d’ailleurs la rupture fondamentale. Et c’est ce qui a fait que l’ultralibéralisme, idéologie totalitaire, fut condamnée en 1891, par Léon XIII, dans son encyclique « Rerum Novarum » (condamnation réitérée plus faiblement en 1991 par Jean-Paul II dans « Centesimum annum » qui « fêtait » le centenaire de « Rerum novarum ».

Léon XIII

L’origine de la rupture entre le « capitalisme » éternel, celui où « il est difficile (mais pas impossible) à un riche d’entrer au royaume », et l’ultralibéralisme, est ancienne, et a entre autres choses, valu la chute de la tête de Sir Tomas More (Saint anglais, conseiller du Roi... 1478-1535).

Il avait dénoncé et maudit les nobles anglais qui chassaient les paysans de leurs terres, afin d’y « faire » du mouton pour sa laine... (nous sommes au XVIe siècle). La richesse ne s’accompagnait plus de devoirs. Les nobles anglais dérogeaient. Comme nos riches d’aujourd’hui.

Il ne faut pas que les bonnes volontés confondent l’ultralibéralisme anglo-saxon moderne, avec le capitalisme de papa.
L’ultralibéralisme dont la première poussée a ruiné la noblesse française, cela se passait dans le dernier tiers du XIXe siècle. « L’Argent » d’Emile Zola, « Das Kapital », de Marx, et « Rerum Novarum », de Léon XIII, en furent les œuvres de protestation les plus notables… et elles furent imprimées au cours de la même décennie !…

Rodolphe Clauteaux

PS.: Quant à l’  « inspiration », les « vues », les « intentions », marxistes, des théologiens de la libération, c’est une foutaise.

Gustavo Gutierrez, péruvien, prêtre fidèle et dévoué, ET théologien de la libération Et ami de JPII, n’est en aucun cas inspiré par le marxisme.

 

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