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Il y a eu une certaine affaire « Gaymard »…

Il y a une affaire « Boutin ». Certes, moins « flamboyante »… mais une affaire tout de même…
Une affaire qui impose une question : Les « cathos » sont-ils voués à être toujours aussi nuls en politique ? Nous ne sommes pas loin de la croire… au risque de déplaire. Toujours décapant, Michel de Poncins dénonce une fois ce dont il fait son miel : la R.F., la République Fromagère…

Il est vrai que « cathos » veut tout dire et son contraire. Qu’il y a fort longtemps que les « cathos » ont oublié quelques fondamentaux : la « mère » des vertus n’est-elle pas l’exemple ?

Une de nos amies chères, Anne-Lys pour la nommer, peut à juste titre faire valoir que madame Boutin « n'est pas une femme cupide et que l'argent qu'elle gagne sert beaucoup plus aux causes qu'elle défend qu'à son confort personnel. » Le mal est fait…

Portemont, le 17 juin 2010

BOUTIN : MISSIONS ET RAPPORTS

Avec l'affaire Boutin nous voici de nouveau appelés à une promenade réellement mélancolique dans les multiples arcanes de la « République Fromagère » ce qui nous explique les causes réelles de la paupérisation du peuple français. Rappelons une nouvelle fois pour ceux qui l'ignorent que la « République Fromagère » ou tout simplement la R.F. est le système dans lequel toute l'action publique a pour résultat et parfois pour objectif l'enrichissement personnel des prédateurs publics, cet enrichissement se produisant dans le cadre de la loi laquelle est fabriquée précisément par
les mêmes prédateurs à ces effets.

L'enrichissement dépasse largement le niveau des salaires, quel que soit leur montant, et se produit pour l'essentiel, par une infinité de moyens qui se révèlent sans cesse dans une variété indéfiniment renouvelée. Parmi eux, les missions et les rapports.

Madame Christine Boutin avait une créance sur Sarkozy. La créance, dont nous ne connaîtrons jamais les arcanes secrètes, reposait sur plusieurs causes éventuelles : il y avait, comme la presse l'a souligné, la faculté de nuire ou celle de vendre son silence. Bien plus important, se trouve son droit
absolu à être reclassée dès lors qu'elle n'était plus dans le gouvernement ; c'est l'un des éléments de la « R.F. » que le droit d'être reclassé en cas de panne quoi qu'il en coûte aux malheureux « moujiks » qui alimentent ce mécanisme par les impôts qui leur sont arrachés dans les conditions douteuses que chacun connaît. Ce droit au reclassement, parfois la vie durant, est un élément de richesse absolument inappréciable et que les prédateurs publics respectent scrupuleusement entre eux car c'est une forme d'auto-assurance.

Madame Christine Boutin a donc été gratifiée d'une « mission », après avoir refusé avec hauteur certaines autres propositions qui ne correspondaient pas à la valeur qu'elle se donnait elle-même sur le marché.
C'est alors que tout le monde a été informé du salaire qu'elle devait recevoir à savoir 9 500 € par mois ; s'ajoutant à d'autres ressources prises sur l'argent public, elle se trouvait toucher 17 500 €. Le total de son enrichissement mensuel était probablement bien plus élevé pour une première raison : ce sont les exonérations fiscales éventuelles dont jouissent certaines de ces rémunérations, ce qui peut majorer fortement l'ensemble. Silence aussi, à cette occasion, sur les innombrables autres
avantages non monétaires tirés de ses fonction actuelles ou passées ; ce silence s'explique par un des principes de la R.F. : « pas vu, pas pris ».

La capitulation de la dame devant l'opinion publique la conduit à renoncer à la totalité de son nouveau salaire et a été célébré comme une victoire de la sagesse. Or il n'en n'est rien, car la suppression du salaire de la patronne est une goutte d'eau dans la ruine occasionnée par la mission et nous sommes probablement seuls à le souligner.

En effet, une administration complète a été créée pour satisfaire sa cupidité : la mission concernait « la mondialisation et ses conséquences sociales ». Conservant la mission, elle dispose de trois salariés de très haut niveau ce qui implique une formidable pyramide : collaborateurs subalternes, locaux, dépenses adjacentes comme des voyages sympathiques puisqu'il s'agit de mondialisation, réceptions etc. Aucun calcul n'est possible sur la dépense correspondante mais il n'est pas exagéré de l'évaluer à plusieurs millions d'euros.

La mission est totalement inutile. La mondialisation est un fait extrêmement ancien dans l'histoire des hommes et, si elle comporte des aspects nouveaux, la France a une grande quantité de fonctionnaires qui auraient pu l'analyser sans dépenser davantage. La logique eut donc voulu de supprimer purement et simplement cette mission. Mais le pouvoir ne le pouvait pas car un autre des
principes de la R.F. est d'entraider, à charge de revanche, les camarades dans de multiples occasions : supprimer cette mission mettait en danger toues les autres. Xavier Darcos, ayant aussi une créance sur ses amis, vient de recevoir un hochet dans le domaine de la culture, alors que nous avons déjà un ministre de la culture. Quant à Michel Rocard, qui dispose du train de vie princier d'un ancien premier ministre, il a trouvé le moyen de se faire nommer « Ambassadeur pour les négociations dans les pôles », fonction luxueuse qui doit gêner énormément les nombreux diplomates tout à fait capables de gérer ces problèmes.

Ce scandale des missions est à rapprocher de celui des « rapports » que produisent les assemblées parlementaires et qui répondent au même objectif d'enrichir les camarades. Sur Internet, l'on peut lire plus de 8000 rapports produits par l'Assemblée nationale et dont personne n’à évidemment aucun besoin réel.

Il en est de même pour d'autres assemblées : Sénat, Conseil Economique et Social, ou à d'autres niveaux : régional, départemental, etc. Tous les rapports de toutes ces Assemblées sans exception sont des causes de ruine.

Leur seul résultat tangible est d'enrichir d'une façon substantielle l'auteur du rapport et ce résultat est l'objectif visé dans les faits, car bien évidemment les Assemblées, qui prennent aux citoyens leur argent par la force fiscale pour payer les rapports, savent très bien qu'ils ne servent à rien d'autre.

Ce fut le cas du sujet du rapport commandé à Madame Tiberi par le Conseil Général de l'Essonne : « Réflexions sur les orientations du Conseil Général de l'Essonne en matière de coopération décentralisée ».

A une autre époque Juppé avait commandé à Storelu un rapport sur « Une étude de la proposition américaine pour l'effet de serre » !

Patrick Lelas, camarade de Pierre Joxe, avait, naguère, été chargé d'un rapport sur « l'information économique » ; n'importe quel praticien sait qu'un tel sujet n'a aucun intérêt et qu'aucune conclusion pratique ne peut en être tirée : d'ailleurs, la seule hypothèse valable, celle de la privatisation de l'information économique, n'avait pas été envisagée.

D'autres rapports servent uniquement à gesticuler pour gagner du temps, tout le monde sachant bien que le pouvoir ne veut rien changer. C'est le cas des rapports sur la Corse. Un rapport de 1 000 pages avait été établi en 1997 ; cela n'a pas empêché le pouvoir de demander un autre rapport en 1999 et de rester parfaitement immobile sur la question.

Tout se passe dans une certaine opacité, mais de temps à autre l'enrichissement de l'heureux auteur vient à filtrer ce qui permet de se faire une idée du désastre. Monsieur Claude Barral, vice-président du conseil général de l'Hérault, avait reçu 320 000 F (49 000 euros) pour un rapport sur la « démoustication du littoral ».

Il a pondu la quantité extraordinaire de 12 pages, indiquant que le moustique « est agressif et pique du printemps à l'automne ». Il complétait en ajoutant que « les larves du moustique se développent dans l'eau et viennent respirer à la surface ».

L'intensité de l'effet de ruine suscité par les missions et rapports est donc absolument immense.

La triste histoire de Madame Boutin fait ainsi surgir en pleine lumière et brusquement un aspect de la R.F., particulièrement douloureux pour les « moujiks » que nous sommes. Les intérêts embusqués pour tirer le maximum des fromages publics sont tels qu'il est à craindre que cela continue encore longtemps jusqu'au moment où un tsunami imprévisible emportera l'édifice vermoulu de la R.F.

Michel de Poncins

Vidéo :

http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/06/10/l-affaire-boutin-embarrasse-la-majorite_1370871_823448.html

 

Affaire Boutin - Le grand flou des missions

http://www.francesoir.fr/politique/affaire-boutin-le-grand-flou-des-missions

L'affaire Gaymard concerne en 2005 le logement du ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie français Hervé Gaymard. Elle est déclenchée par un article du « Canard enchaîné » paru le 15 février 2005 révélant que le ministre, son épouse Clara et leurs 8 enfants logent dans un duplex parisien de 600 m2 payé 14 400 euros par mois par l'État. Et ce, alors même que l'appartement du boulevard Saint-Michel dont ils étaient propriétaires, qui semblait leur convenir notamment du point de vue de sa superficie, avait été mis en location pour leur procurer des revenus. Cette affaire aboutit à la démission de Hervé Gaymard de son poste de ministre dix jours plus tard, le 25 février 2005.
En septembre 2005, il verse à l'État français une somme de 58 894 euros en remboursement des frais engagés pour cet appartement comprenant notamment les deux mois de loyers payés (14 400 euros mensuels), le montant des travaux effectués (31 800 euros) et les frais d'emménagement. Le 19 septembre 2005, le quotidien « Libération » prend acte de ce remboursement en signalant qu'« hormis sa promesse, rien ne l'obligeait à rembourser. La location avait été avalisée par le directeur de cabinet de Jean-Pierre Raffarin et, du point de vue du droit, on peut même se demander à quel titre le Trésor public accepte son chèque ».

http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Gaymard

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