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Un « mensonge qui arrange? »

Notre ami Rodolphe Clauteaux l'avoue: «  Le titre de cet article est emprunté au fameux film d’Al Gore, Une vérité qui dérange » Un Prix Nobel pour un mensonge?. Sous la plume de Rodolphe Clauteaux: une vaste rigolade!  « En fait, le problème est que si aujourd’hui, universitaire, professeur et ou chercheur, vous avez affaire avec le climat, si vous voulez des sous, faut être d’accord avec le GIEC. Il vous faut affirmer haut et fort que le CO2 “anthropique”, c’est-à-dire causé par les anthropos, causé par les hommes, est responsable du réchauffement climatique auquel on… n’assiste pas ! Plus. »

Un billet d'humeur qui nous réchauffe le coeur!

Portemont, le 25 avril 2010

“Vérité qui dérange”, ou mensonge qui arrange ?

Le titre de cet article est emprunté au fameux film d’Al Gore, Une vérité qui dérange. De fait, ce documentaire sur les ravages du CO2 atmosphérique, par le réchauffement climatique qu’il provoque, en plus du Prix Nobel qu’il a permis d’obtenir, est une vaste rigolade.

Un mensonge.
Un “hoax” comme on nomme sur internet, ces “rumeurs” ou autres nouvelles infondées mais qui se répandent à toute vitesse.
En fait, le problème est que si aujourd’hui, universitaire, professeur et ou chercheur, vous avez affaire avec le climat, si vous voulez des sous, faut être d’accord avec le GIEC. Il vous faut affirmer haut et fort que le CO2 “anthropique”, c’est-à-dire causé par les anthropos, causé par les hommes, est responsable du réchauffement climatique auquel on… n’assiste pas ! Plus.
Les courbes des températures du globe sont là pour le dire.
En effet, depuis 1820, les températures ont grosso modo augmenté jusqu’en 1940.
On est passé d’un “petit âge glaciaire” qui s’est étendu depuis le XIVe siècle jusqu’au XIXe, aux températures de l’époque actuelle. Températures qui n’ont cessé de monter jusqu’en 1940, pour redescendre ensuite jusqu’au début des années 70. Pour alors rerepartir à la hausse et déclencher l’alerte que l’on sait.

Or il faut savoir qu’au XVIIIe siècle, chaque année ou presque, les bourgeois de Londres organisaient un carnaval sur les glaces de la Tamise… On y patinait, on y mangeait, on y dansait. Et cela ne datait pas d’hier. Tant le mois de février des “Très riches heures du Duc de Berry” peintes vers 1450, que les hivers des “Chasseurs” de 1550, ou du “Massacre des Innocents”, de 1560, tous deux de Pieter Bruegel, sont pleins de glaces et de neiges…

En fait, depuis que le “Groenland” (ou “Greenland”) a cessé d’être “vert”, que la vigne n’a plus poussé au “Vineland”, le Québec d’aujourd’hui, c’est-à-dire depuis le Haut Moyen-Âge et sa “Renaissance” carolingienne, jusqu’au XIIe siècle, le climat n’a cessé de se refroidir. Comme il n’avait cessé, les huit mille ans précédents, de se réchauffer.
Remarquons que les 8000 dernières années, et le réchauffement qui en marque le début, fut aussi celui de l’agriculture et de l’élevage. Il y a vingt mille ans, nos ancêtres cueilleurs puis chasseurs, remontaient vers le Nord en été, derrière les troupeaux de rennes, jusqu’à ce qu’ils arrivent, au Danemark actuel, à la calotte glaciaire qui marquait la fin du voyage, et pour eux et pour leurs garde-manger sur pattes.
On le voit, les oscillations climatiques ne sont pas une affaire nouvelle. Ce qui est nouveau, c’est que l’homme serait responsable de cette oscillation… Qu’il serait responsable du réchauffement auquel on a assisté entre 1820 et 1940, puis entre 1970 et 2000. Car depuis l’an 2001, la tendance est à nouveau, plutôt à un refroidissement comme l’ont prouvé les quelques derniers hivers qui ont vu, à nouveau, les stations de “moyenne montagne”, s’ouvrir aux sports d’hiver… Qui voient chaque hiver des dizaines de SDF mourir de froid.
L’une des preuves apportées à la théorie du Réchauffement Global, par les scientifiques du GIEC, se fonde sur les carottes glaciaires extraites de l’Arctique ou de l’Antarctique.
Il est vrai que les glaces conservent la mémoire du climat, et que plus on descend profond dans l’épaisseur des glaciers polaires, et plus on “remonte le temps”. Il suffit alors d’analyser la teneur relative du CO2 de ces glaces profondes, mille mètres équivalent à peu près à cinquante mille ans, pour avoir une idée assez précise de la quantité de dioxyde de carbone présent dans l’atmosphère de ces lointaines époques.
Ces glaces, grâce à d’autres indicateurs, donnent également une estimation des températures qu’il faisait lorsque la pluie ou la neige se sont déposé avant de devenir la glace de ces glaciers.
C’est donc au début de la Révolution Industrielle que le climat commence à se réchauffer. Ah !… Avec donc le CO2 des usines qui se répandaient alors !… Peut-être. Mais ce réchauffement s’arrête en 1940. On peut penser que le CO2 des bombes et autres munitions de guerre ne suffit pas. Mais, lors de la reprise de l’activité industrielle des “Trente Glorieuses”, le climat se refroidit. L’hiver 1954… et l’Appel de l’Abbé Pierre… est dans la mémoire collective. Et ce refroidissement dure jusqu’au début des années 70. A tel point que l’on parle alors d’un Nouvel âge glaciaire ! Et puis la température remonte, lentement, jusqu’au début des années 2000. Jusqu’aux hurlements de Al Gore, de Mr Stern et surtout, de M. Hulot.
D’où vient donc cette panique du chaud, qui a succédé à celle qui annonçait le froid ?
Du GIEC, IPCC en anglais, c’est-à-dire le Groupe Intergouvernemental d’Experts pour l'Etude du Climat. Vers 1988, ces “experts” sont initialement sans a priori scientifique.

Rajendra Pachauri, président du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat


Sale temps pour le réchauffement. Le groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC) qui a obtenu le prix Nobel en 2007 pour son quatrième rapport sur le réchauffement a reconnu une erreur sur la fonte des glaciers himalayens. Il est aussi mis en cause par le Sunday Times pour avoir établi trop rapidement le lien entre réchauffement et l’aggravation des catastrophes naturelles.

Mais le chef de ce “groupe”, James Hansen, fait recentrer les efforts de “ses” scientifiques sur les conséquences possibles des rejets de gaz carbonique (CO2 anthropique, c’est-à-dire résultant de l’activité humaine) sur l’évolution du climat.

James Hansen

Au départ, et jusqu’en 1995, le GIEC comporte de nombreux et brillants scientifiques, et tient des propos très mesurés. Puis les “politiques” prennent le pouvoir au sein de la direction du GIEC. Aujourd’hui, les “scientifiques” qui y sont restés, sont des experts en botanique, économie, en sociologie, en biologie, en environnement et autres sciences s’intéressant aux conséquences d’un réchauffement climatique. Mais ce “groupe d’experts” ne possède pratiquement plus de climatologues de renom. Beaucoup d’entre eux, les plus renommés ayant démissionné, parmi lesquels… Richard Lindzen et Christopher Landsea, Pielke, Christy et Rieter… Démissions motivées par le motif suivant… « le processus argumenté par le GIEC est motivé par des objectifs préconçus et est scientifiquement non fondé ».
Le GIEC rédige périodiquement un rapport résumé destiné aux politiques. Ce rapport est intitulé “Summary for policymakers”. Or dans l’un de ces rapports, celui de 1996, deux phrases clefs ont été délibérément supprimées au tout dernier moment. Supprimées de ce “Résumé pour les politiques”. Ces deux phrases sont importantes, et elles témoignaient de l’attitude scientifique qui avait, jusqu’alors, prévalue.
Voici les deux phrases retirées du rapport final :
Aucune des études citées dans ce rapport n'a démontré clairement que nous pouvons attribuer le changement climatique observé aux gaz à effet de serre. (NDLR : c'est à dire le CO2, le méthane, la vapeur d’eau (eh oui !), etc.)
A ce jour, il n'existe aucune étude prouvant que tout ou partie du changement climatique résulte des activités humaines.
Vous en conviendrez, ces deux phrases, supprimées, ont de quoi dégoûter un scientifique sincère et compétent.
Et pas plus qu’en 1996, l’effet de serre, cause du réchauffement, effet de serre causé par le CO2, aujourd’hui, aucune étude sérieuse ne prouve qu’il en est responsable.
Alors, à qui se mensonge profite ?
C’est la question principale, et c’est une question difficile.
Les écologistes, en tant que force politique, eux, c’est incontestable, en profitent. M. Hulot et ses entreprises, également. Al Gore, qui a joué et gagné des millions de dollars en participant à l’achat et à la vente de “droits à polluer” négociés avec les grands groupes industriels occidentaux, tout autant. Mais cela ne fait pas grand monde. Alors… qu’est-ce qui pousse M. Sarkozy à foncer tête baissée à Copenhague au risque de l’échec annoncé ? Pourquoi le gouverneur de Californie, le musculeux Schwarzenegger, conjure ses concitoyens de se convertir à l’écologie ?

La réponse est : “Un ensemble de facteurs”…
Tout d’abord la montée en puissance, beaucoup plus rapide que ne l’avaient prévue nos analystes géopolitiques d’il y a une vingtaine d’années, du Brésil, de l’Inde, et surtout de la Chine. Faire baisser le CO2 d’origine industrielle, par des mesures drastiques, du style de relèvement de droits de douane sur les contrevenants, projet qui était en préparation pour Copenhague, ne peut que faire plaisir à nos industriels occidentaux. De plus, limiter ces rejets “de gaz à effet de serre”, c’est également limiter le développement de ces pays. Ce qui ne peut que plaire à nos industriels occidentaux. Et puis, il reste les pétroliers. Ces prospecteurs, transporteurs et raffineurs qui nous vendent le fuel de nos chaudières, le diesel et l’essence de nos voitures, voient d’un œil intéressé un pétrole au-dessus des 150 dollars le baril. Un prix qui d’ailleurs, rendrait instantanément les “réserves de brut” beaucoup plus abondantes. Car à 150 ou 200 dollars le baril, on peut aller en chercher là où aujourd’hui, il n’y en a pas ou plus !
On voit que les Ecolos, aujourd’hui, arrangent beaucoup de monde. Mais est-ce une bonne raison pour accepter qu’un mensonge soit nommé vérité ?
Rodolphe Clauteaux

Notes : A propos d’“alertes climatiques”, le refroidissement des années 70 avait provoqué l’affolement des médias américains.
Washington Post 11 janvier 1970 :
« Les hivers froids annoncent un Nouvel Âge Glaciaire »
Fortune, février 74 : « De nombreux climatologues, devant la descente des températures, annoncent de très mauvaises nouvelles »
Science News, en 1974, déclare que « le refroidissement qui a lieu depuis 1940, ne s’inversera pas ! »
Christian Science Monitor, 27 août 1974 : « Le climat change plus vite qu’attendu ! Les saisons chaudes sont de plus en plus courtes en Angleterre et en Scandinavie ! »…
Le New York Times du 29 décembre 1974 : « Le changement climatique va entraîner de très mauvaises récoltes »

Début 75, le même journal prévoit : « Un refroidissement général est largement considéré comme inévitable ».

Newsweek, du 28 avril 1975 déclare qu’ « il y a des signes évidents que le climat de la terre est en train de changer dramatiquement, ces changements vont provoquer une baisse colossale dans la production alimentaire avant la fin de la décade ! »
Time Magazine, le 13 août 74 annonce « Un nouvel âge glaciaire ! De nombreux scientifiques pensent que les températures vont chuter vers une nouvelle ère glaciaire »
Dans The Cooling, [Le Refroidissement] (1976), Lowel Ponte annonce des millions de morts dans les nations pauvres et des « famines mondiales, le chaos, ainsi qu’une guerre mondiale, avant l’An 2000. »
Comme quoi…

Rodolphe Clauteaux


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