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Faites vos jeux! Rien ne va plus... Ainsi en ont décidé les fidèles du grand tripot qu'est devenu l'Assemblée nationale... Les députés français ont adopté le projet de loi entérinant l'ouverture à la concurrence des jeux d'argent en ligne... les députés « français »? Allons donc! L'UMPS au service de l'Union européenne...
Une « UMPS » débusquée et démasquée par notre ami Karim Ouchikh !

Portemont, le 8 avril 2010

L’ouverture à la concurrence des jeux d’argent en ligne :
rien ne va plus pour la France !

Jusqu'à présent, la Française des Jeux et le PMU bénéficiaient en France d’un monopole en matière de jeux d'argent et de paris sportifs sur Internet.

Par 299 voix contre 223, les députés français ont adopté définitivement, ce mardi 6 avril 2010, le projet de loi entérinant l'ouverture à la concurrence de cette activité hautement lucrative.

La loi devrait entrer en application début juin 2010.

Dans l’explication de leurs votes respectifs, droite et gauche ont fait mine de s’opposer frontalement, en adoptant délibérément sur cette question des postures purement politiciennes.

Dans ce misérable jeu de rôles, chacun connaissait parfaitement sa partition !

Du point de vue de la majorité présidentielle, il s’agissait en apparence de répondre avec compréhension et célérité à une demande, aussi banale que légitime, exprimée par les adeptes des jeux d’argent en ligne, avant l’ouverture de la Coupe du monde de football qui débute le 11 juin prochain.

Du côté de l’opposition, la gauche dénonçait artificiellement l’emprise occulte de groupes de pression économiques, autant que l’influence mercantile "des amis du président Nicolas Sarkozy".

Tout en mettant en avant que ce vote ne présentait aucun caractère d'urgence, Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, annonçait dans le même temps le dépôt d’un recours devant le Conseil constitutionnel !

Sur cette question, comme sur beaucoup d’autres, il nous faut démasquer l’hypocrisie et l’impuissance de l’UMPS qui abuse ouvertement les Français, en dissimulant à nos compatriotes, dans la collusion la plus totale, ce que nul n’a jamais ignoré en effet, à droite comme à gauche.

Chacun sait, parmi nos conjurés, que l’ouverture du marché des paris et du poker sur internet ne doit absolument rien au libre arbitre de nos gouvernants.

Depuis plusieurs années, la France fait l’objet de très fortes pressions de la part des autorités de Bruxelles pour libéraliser ce marché prospère et aligner sa réglementation en matière de jeux sur celle de l’Union européenne.

Dominé par l’idéologie du libre échange, le droit européen regarde en effet l’activité des jeux comme un commerce ordinaire qui doit entrer sans plus tarder dans le champ d'application du traité de Rome, lequel grave dans le marbre le dogme de la libre prestation des services.

Dans sa décision inédite rendue en 2003 (arrêt Gambelli), l’envahissante Cour européenne de justice s’est clairement prononcée pour la libre prestation des services de jeux d’argent en ligne.

En d’autres termes, un Etat membre ne saurait légalement en interdire l’exercice sur son territoire, sauf à fausser la libre concurrence dans ce secteur d’activité.

La France entendait souverainement conserver un monopole sur les jeux d’argent organisés sur le territoire de notre pays, dans le double souci légitime de conserver des recettes fiscales abondantes et d’encadrer un secteur d’activité présentant des risques de dépendance pour les usagers en situation de faiblesse.

En réponse, la Commission de Bruxelles n’a eu de cesse de la menacer, dès 2007, de poursuites judiciaires devant la Cour de Justice européenne en cas de résistance prolongée à l’ouverture à la concurrence de son marché des jeux en ligne !

Dans le plus grand silence, nos gouvernements successifs devaient pareillement céder aux oukazes bruxelloises, avec l’inavouable complicité de l’opposition parlementaire.

A l’issue de la défaite, une déroute s’accompagne généralement d’un ultimatum.

La France fut donc contrainte de déréguler son secteur des jeux d’argent en 2010, au plus tard.

L’impératif allégué de l’ouverture de la Coupe du monde de football, le 11 juin prochain, se révèle être un prétexte bien commode, qui ne saurait dès lors faire plus longtemps illusion !

Comme de coutume, le courage a manqué à nos responsables politiques, gouvernement et parlementaires confondus.

Aux uns comme aux autres, il appartenait de réaffirmer le droit de la France à conserver, en la matière, l’entière maîtrise de la politique de son choix.

Sur cette affaire des jeux d’argent en ligne, à l’importance toute symbolique, les lâchetés se conjuguent aux renoncements pour priver la France, là encore, de sa capacité à se gouverner elle-même.

A chercher continuellement des accommodements avec une Union européenne irréformable qui s’applique à broyer inexorablement les politiques publiques nationales, nos gouvernants se rendent complices d’un processus d’intégration à un système de nature totalitaire, dans lequel la France s’apprête à sombrer si rien n’est fait pour l’en préserver.

Alors, que faire ?

Sortir de l’Union européenne ?

Oui, plus que jamais !

Karim Ouchikh
6 avril 2010

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