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Nous vous avions prévenu…

Madame Roselyne Bachelot avait bien dit qu’elle allait mettre le « paquet » !
Sortie de la campagne contre la grippe « A », fort déconfite, il lui fallait redorer son palmarès…
Dans un premier temps le ministre entrevoyait une solution : « …une hausse de 10% de la rémunération pour les établissements pratiquant l'IVG. »… Elle jouait dans une cour de gagne-petit qui lui convenait mal… Au final, pour monter sur le podium de la renommée, Roselyne Bachelot a vraiment mis le « paquet » le jour de la Journée de la Femme : la rémunération des « établissements-avortoirs » passera de 383 euros à 625 euros par « IVG classique »… Notre ami Dominique Daguet a appris dans la nuit cette générosité gouvernementale…

«L'IVG doit être une composante obligatoire de l'offre de santé». Roselyne Bachelot 

http://www.20minutes.fr/article/380215/Sante-Roselyne-Bachelot-L-IVG-doit-etre-une-composante-obligatoire-de-l-offre-de-sante.php

Portemont, le 17 mars 2010

Générosité gouvernementale
10 mars – L’information va plus vite que le vent : j’ai appris dans la nuit la générosité dont fait preuve Madame Roselyne Bachelot envers toutes les souffrances occasionnées par les « grossesses indésirées » : ah ! que n’est-elle aussi attentive à venir au secours des femmes qui souffrent, souvent indiciblement, d’avoir dû ou d’avoir été poussées à consentir à cette solution de mort qu’est l’avortement.

Ce qui me choque en premier, mais ce n’est pas le plus grave, le plus révoltant, c’est que cela se fasse sur le dos des contribuables. Quand encore il ne s’agirait que des contribuables d’accord en conscience avec cette solution, je ne dirais rien, mais cela coûte également aux contribuables qui ne sont absolument pas en harmonie avec vos opinions, Madame Roselyne Bachelot, sur ce sujet infiniment préoccupant quand à l’avenir moral et civilisationnel de notre pays.
Qu’avez-vous donc décidé le 8 mars dernier, journée dite de la femme dans le monde entier ? De payer davantage encore les établissements qui pratiquent de telles interruptions volontaires de grossesses, autrement dit des avortements. Les établissements ? Et non les professionnels qui, si « bien », œuvrent dans le sens des vouloirs gouvernementaux et élyséens ?

Je reprends l’information donnée sur le site Généthique : « Cette nouvelle rémunération s'élèvera dans les prochaines semaines à 625 euros au lieu de 383 euros, somme qui correspond au coût "d'une IVG classique, sous anesthésie générale, pratiquée à l'hôpital en ambulatoire". Cette mesure vise à faciliter l'accès à l'IVG et à éviter que les établissements effectuant des IVG renoncent à le pratiquer, l'IVG étant considéré comme une "activité (NdA : une activité ? Seulement ?) déficitaire aujourd'hui". La ministre a affirmé que "des discussions étaient en cours pour le remboursement prochain des patchs et des anneaux contraceptifs". Elle a également "confirmé la mise en place d'une consultation gratuite auprès des médecins généralistes volontaires" pour répondre aux difficultés d'accès à un centre du Planningue familial pour les jeunes filles vivant dans les zones rurales. Une campagne d'information sur la contraception à destination des jeunes est en cours pour l'outre-mer, et "des mesures sur l'éducation sexuelle à l'école seront prochainement annoncées" ».
Je ne doute plus un instant de l’efficacité merveilleuse de notre gouvernement : voyez comme la digne représentante des laboratoires mondiaux dans l’affaire de la grippe A sait aussi se montrer superactive dès qu’il s’agit de voler au secours des pauvres hôpitaux que la détresse humaine réduit à des déficits abyssaux. Au secours également d’une « activité » économique susceptible peut-être de remplacer les usines que nous perdons chaque jour ? De là à doubler la mise ! Mais il faut ce qu’il faut !

Mon mauvais esprit me souffle d’autres pensées gravement inconsensuelles : pourquoi une telle dépense d’énergie à sens unique de notre Ministre de la Santé Publique ? Je ne cherche pas à scandaliser les candidates à l’avortement – qui sont pour moi bien plus à plaindre de se refuser mère à force de conseils fort orientés que de pouvoir accepter de l’être parce qu’on ne les laisserait pas dans ces situations que l’on nomme de détresse ! Comme si devoir jeter à la poubelle un embryon ou un fœtus n’était pas en soi une cause tragique de détresse ! – mais je pense au scandale dont je suis témoin depuis plus de trente ans et qui me ronge les neurones.

Car le scandale atteint des proportions littéralement léviathanesques : depuis plus de trente ans on a enfermé les femmes dans un cercle mental infernal. Ou bien elles consentent, du fait de leur détresse, à la mort de l’enfant qu’elles portent – je ne parle pas ici de celles qui, croyant qu’il s’agit d’un droit ontologique selon les sermons des prêtresses de l’IVG, se livrent à cette opération prétendue aussi banale que d’éternuer ou de se mouche, parce que la grossesse n’est pas désiré, ce qui n’est pas de l’ordre de la détresse, ou encore parce que ce n’est pas le bon moment (les sports d’hiver ou les vacances de l’été) – ou bien elles doivent accepter que la détresse dure et peut-être les tue.
J’écris ce qui suit depuis plus de trente ans, non pensant être écouté – comment être écouté dans un pays devenu majoritairement fou, scandaleusement manipulé, orienté, dévertébré, décérébré ? –, mais parce que ce pays, le mien, refuse de faire ce qui est digne, ce qui est juste, ce qui est de l’ordre du véritable amour de chaque membre de ce peuple, le peuple français : l’État français refuse obstinément, droit dans ses bottes sanglantes, refuse de porter secours par des solutions de vie aux détresses de milliers de femmes enceintes, elles qui ne voient pas comment elles pourraient s’en sortir et donc élever leur enfant du fait de leur situation matérielle et sociale et familiale.

Mais quand tout vous pousse vers l’abattoir hospitalier, comment parvenir seule à penser garder son enfant ? J’ai eu connaissance ces dernières semaines du travail de rabatteurs que font certains médecins gynécologues, notamment dans des services parisiens très cotés, et j’en ai eu la nausée !

Comment ? Car enfin, Madame la Ministre, si l’on dispose de tant d’argent pour supprimer, n’en disposez-vous pas ou plus pour aider à faire vivre ? Si vous consentiez à écouter ces femmes qui parfois restent des années avant de retrouver le sourire, ces femmes que ne sauvent pas les astuces psychologiques et les définitions sauvages concernant l’avortement. Je n’oublie pas d’avoir entendu de certaines citoyennes, des intellectuelles aux gros neurones mais au cœur atrophié, pérorant au télécran sur ces « morceaux de viande », ces « amas de cellules » qui ont nom embryon, que l’on nomme fœtus et que je vois comme des enfançons et que ces femmes avortées voient de même.

Comment font ces associations chrétiennes qui parviennent avec des moyens qui vous paraissent sans doute dérisoires – mais par votre faute, votre très grave faute, ou péché –, à sauver quelques pauvres milliers de ces femmes et donc de ces enfants, de cette « chair humaine », si digne d’être protégée dès la conception et non pas seulement dès que sortie du ventre maternel.

Ce que je vous reprocherai, à vous et à tous les autres responsables de cet état de fait monstrueux, c’est d’avoir bafoué pour la plupart des êtres humains de cette planète cette dignité de l’être. D’avoir contribué à ce crime spirituel.

En y ajoutant ce que je ne puis considérer que comme une nouvelle infamie : on va dépister systématiquement les trisomiques 21 ! Afin de les supprimer sans le moindre état d’âme ? Pourtant, des trisomiques 21 vivent par milliers en notre pays ! Pourtant nombre d’entre eux travaillent dans des ateliers industriels ou artisanaux à la satisfaction de leurs employeurs ! Ils sont viables, seulement un peu différents de nous : et la très grande différence qu’ils peuvent porter fièrement, c’est qu’ils ne savent pas haïr, ils aiment, et ils sont capables de débordements d’amour. En somme, ils représentent dans notre société hyper sceptique comme une magnifique source d’amour et vous allez, Madame le Ministre, accélérer la disparition de cette source, et vous allez le faire alors qu’apparaissent à l’horizon des signes encourageants de solutions génétiques capables d’améliorer leur état !

Laissez-moi vous dire ce qui m’apparaît avec une force tranquille : vous appartenez à un monde en train de disparaître. Il est à son sommet et le versant descendant va bientôt se voir. Vous êtes l’une des militantes d’une idéologie sur son déclin : les excès mêmes de votre militantisme vont accélérer ce processus vivifiant ! Enfin l’air va redevenir respirable, on ne sentira plus l’odeur du formol, du sang, de ces cadavres qui pour être minuscules n’en sentent que plus fort la mort.

L’Alliance pour les droits de la vie a commandé un sondage qui vient à point nommé comme un signe d’espérance ! Certes les Françaises interrogés par les sondeurs croient à une forte majorité qu’il s’agit là d’un droit des femmes, mais elles ajoutent à ce propos qui vous satisfait trop vite : « Les Françaises plébiscitent une vraie politique de prévention de l'avortement à destination des femmes enceintes ». Elles font valoir par leurs autres réponses que « ce dont les femmes ont besoin, c'est qu'on les aide à concilier leur aspiration à la maternité avec les exigences d'une vie personnelle et professionnelle, ce n'est pas qu'on revalorise un acte dont elles sont très majoritaires (83% d'entre elles) à dire qu'il laisse des traces psychologiques difficiles à vivre ».

En vérité on aimerait que la politique sache enfin tenir l’ensemble des fils qui permettent de concevoir des méthodes qui n’abandonnent rien d’essentiel ni personne en cours de route. Il est peut-être excellent de satisfaire les exigences des militantes du « Planningue » familial, il serait sans doute bien meilleur de respecter la nature humaine sans lui infliger des blessures et des humiliations à répétition. Avant les lubies des modes, la prise en compte de la complexité de l’être.


Dominique Daguet

Relire :

Ils vont mettre le paquet…

Le 4 février 2010

Avec « Luc Chatel, ministre de l'éducation, nous allons mettre le paquet sur l'information en milieu scolaire » Mettre le paquet… Madame Roselyne Bachelot excelle dans cet art… Après la grippe, il lui faut se refaire une « santé ». Prochaine cible ? Les jeunes. Et le ministre Bachelot d’insister, de souligner qu’il y a : « un réel manque d'information et d'éducation à la sexualité des plus jeunes »

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