mercredi 18 octobre 2017

Nous contacter


Les archives

Effectuer
une recherche
sur le site :


Pour recevoir
la Lettre
des Manants du Roi, j'inscris mon
adresse courriel :

 

 

 

 

 

 

 

« Royale nature »... Toujours !

Lignée s’inscrivant dans le temps long, persévérance, exploit dynastique… Pour balayer une fois pour toutes… le  « je » envahissant, pas de meilleur remède que le « nous ». « Avec notre saga capétienne, ce n'est pas « je » qui règne, c'est « nous ». Le dictateur dit « je », le président de la République dit « je», le roi dit « nous » parce qu'avec nous il est pluriel et qu'avec sa majesté nous sommes majestueux. » Vous conviendrez que notre frère d’armes, Bernard Lhôte, est d’une trempe que tous les Diafoirus de la République…

Portemont, le 10 mars 2010

La saga capétienne

Bien avant d'en connaître le nom, pour moi 1'écologie coulait de source.
La royauté, elle, fut une longue, passionnante, découverte. Elle dure encore.
Les dérives républicaines (sont-ce des dérives ou des divagations constitutives de la République ?) m'avaient sensibilisé à l'importance de la responsabilisation du Pouvoir. Par conséquent à la nécessité vitale de son incarnation.
Si tant est que j'eusse éprouvé de l'attrait pour la dictature, les abominations commises par les dictateurs fascistes et communistes m'en eussent détourné. Je préfère mille fois la république la plus vaseuse à un régime de totale contrainte et de culte obsédant de la personnalité.
Le processus dynastique m'apparût être une bonne solution. En monarchie héréditaire règne, non pas un individu, une lignée! Non pas un individu parvenu, parvenu à ses fins personnelles, d'ambition, de revanche, de célébrité, de supériorité compensatrice, mais les éléments successifs d'une dynastie régnante. Succession en elle-même un succès, car ce n'est pas peu d'assurer des siècles et des siècles de royauté!
Ce fut en classe de rhétorique qu'une dissertation me fit prendre conscience du phénomène.

Le sujet en était la fameuse apostrophe qu'au cours d'un monologue animé l'astucieux Figaro adresse imaginairement à son maître, le comte Almaviva: « ...noblesse, fortune, un rang, des places, tout cela rend si fier! Qu'avez-vous fait pour tant de biens? Vous vous êtes donné la peine de naître et rien de plus! ».
Dans la première partie, la thèse, j'abondais dans le sens de l'ami Beaumarchais. Nul mérite en effet à hériter d'un nom, d'un titre, d'un rang, d'une fortune et d'emplois à l'avenant. La tentation d'abuser d'une situation privilégiée est si forte qu'elle l'emporte souvent sur les devoirs censés la justifier. Belle devise, « Noblesse oblige », mais à l'époque de l'auteur la noblesse s'en targuait plus qu'elle ne la respectait.
Dans la seconde partie, l'antithèse développait le constat que ni rang, ni titre, ni nom, et encore moins fortune, ne se maintenaient longtemps si les héritiers ne se donnaient que la peine de naître. Une génération d'incapables suffisait à mettre à mal une grande Maison, et deux générations d'imbéciles suffisaient à la ruiner.

Maintenir et transmettre une position sociale élevée exige au minimum d'épouser d'une manière appropriée (ce qui peut coûter), d'engendrer (ce n'est pas trop pénible, pour le mâle), d'éduquer des rejetons dans la perspective d'assumer la position, de la défendre, de l'améliorer (c'est le plus ardu).
Maintenir exige l'effort persévérant, le dynamisme, la créativité de cette collectivité échelonnée dans le temps qu'est une lignée!
L'exemple de celle des capétiens s'imposait. J'en fis état, en insistant sur l'exploit dynastique, presque unique au monde, tant en continuité qu'en spécificité nationale. En insistant aussi sur la très lourde charge de l'héritage et le don de soi qu'il pouvait demander.

L'héritage? Rien moins que la France à faire, sa souveraineté à garder, sa gloire à cultiver, la dynastie à perpétuer. Le don de soi? Une telle charge involontairement reçue requiert le sacrifice et ou la sublimation de goûts et désirs personnels, et la consécration de la personne à la mission échue.

La conclusion de la dissertation relevait une contradiction chez 1'auteur du Mariage de Figaro. Epris d'égalité, i1 ne répugnait pas à acquérir des privilèges, non plus à aspirer de les transmettre, en accolant un nom à particule au sien, Caron de Beaumarchais, puis en s'anoblissant par l'achat d'une savonnette à vilain, une charge honorifique de conseiller secrétaire du roi.
J'ajouterais maintenant une anecdote que j'ignorais alors. Beaumarchais -quel homme!- se fit construire en 1787 (!) un hôtel particulier fastueux au luxe provocant tout près de...la Bastille, dans un quartier populaire, bientôt révolutionnaire.

Comme quoi on peut être un esprit éclairé par les Lumières et, aveugle, ne pas voir la Révolution à sa porte. Sans doute est-ce qu'i1 ne la désirait pas du tout. Eut-il écrit semblablement s'i1 eut su qu'il se retrouverait un jour fiché sur la liste des émigrés royalistes? L'Histoire est taquine...

Taquine et contrariante. J'en veux terriblement à la Révolution de m'avoir, de nous avoir, privé du règne de notre lignée capétienne. Pardieu, elle est à nous, cette fantastique saga, elle est nous tant nos discrètes lignées familiales l'accompagnèrent, l'accomplirent, et réciproquement.

De quel droit nous en a-t-on spolié? Confisquer les biens matériels de l'Église, pourquoi pas ? Ceux des émigrés, pourquoi pas? Mais ce patrimoine moral absolument exceptionnel, appartenant à tous les français, notre lignée royale, détrônée, de quel droit!? Celui du peuple? Tu parles!

Les spoliateurs se sont bien gardés de lui demander son avis. Ils savaient, que le peuple n'estimerait pas de son intérêt d'être dépossédé d'un tel bijou de famille, le roi, transmis précieusement, avec amour, oui, avec amour, depuis un si long temps qu'il est permis de dire depuis toujours.

Une lignée relie le passé au présent, le présent au passé et au futur.
Avec notre saga capétienne, ce n'est pas « je » qui règne, c'est « nous ».
Le dictateur dit « je », le président de la République dit « je», le roi dit « nous » parce qu'avec nous il est pluriel et qu'avec sa majesté nous sommes majestueux.

Et voilà, cinq républiques pour en arriver à des incertitudes, à des troubles identitaires! Un comble, la France, une des plus anciennes et prestigieuses nations, une des plus singulières, atteinte de perte d'identité!!!
C'est extravagant, déplorable, mais logique. On ne coupe pas la tête d'un capétien sans, moins ou plus, perdre la nôtre. La cause originelle du trouble ici gît.

Mais la lignée perdure et persiste. Rien que cela est étonnant, tient du prodige...Il y aurait de quoi renoncer. Ce n'est pas le genre de la Maison Capet. Mille ans de passé donnent de l'avenir.
Une restauration? Non pas, c'est affaire d'antiquaire. Des retrouvailles, oui!
Entre gens qui se sont quittés sans pouvoir s'oublier. Le retour du roi ne résoudra pas tout, si blanc soit son cheval, si épanouis les lys.

La royauté n'est pas une idéologie, n'est pas une panacée. Mais ce dont "nous" pouvons être sûr, c'est qu'avec le roi de France les écrouelles identitaires seront guéries.

à suivre...

Bernard Lhôte

n.b: L'immigration n'est pas la cause de l'anémie dont souffre l'identité nationale. Les difficultés d'intégration d'immigrés sont dues à la lente, progressive désintégration de la France, donc de son pouvoir d'attraction; désintégration due à la dilution de son principe fondateur, la souveraineté.


Coffret de Collection des 40 Rois qui ont fait la France

Collection de 40 figurines peintes à la main
Fabrication française

http://www.boutique-histoire.com/prod_Coffret-de-Collection-des-40-Rois-qui-ont-fait-la-France_COLLECTIONS_000LYU_707.html

Transmettre à un ami
Imprimer
Réagir

 

 

 
© lesmanantsduroi - Tous droits réservés.