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Soyons tous de courageux provocateurs!

Dire la vérité sur une grande et belle cause « introduite  qu'elle fut le 18 novembre 1965 ! »
De la béatification de Pie XII...
Notre ami Rodolphe Clauteaux de « L'Itinérant » monte aux créneaux...

Eugénio Zolli et Pie XII

Pie XII, pape sur lequel la « bien-pensance » essuie – a posteriori -  toutes ses lâchetés...

Portemont, le 20 juillet 2009

Saint Pie XII ?

La béatification de Pie XII, ou, plutôt, d’Eugène Pacelli, a subi un coup d’arrêt. L’ « opinion » n’y est pas favorable. Des rabbins, qui ne sont donc pas des « Catholiques » mais qui estiment tout de même avoir leur mot à dire, s’y opposent fermement. « We oppose the beatification of Pius XII. We cannot forget his silence on the Holocaust », a dit Shear-Yashuv Cohen, le Grand rabbin d’Haifa, rapporte l’agence France-Presse le 19 octobre 2008. « Nous ne pouvons oublier son silence durant l’Holocauste »… sont les mots, sans réserve aucune, de ce rabbin.

Shear-Yashuv Cohen

"We feel that the late pope (Pius) should have spoken up much more strongly than he did,"
"I have to make it very clear that we, the rabbis, the leadership of the Jewish people, cannot as long as the survivors still feel painful agree that this leader of the Church in a time of crisis should be honored now. It is not our decision. It pains us. We are sorry it is being done,"
"We cannot forgive and forget, and we hope you understand our pain, our sorrow," Cohen said, speaking to an audience of some 253 cardinals, archbishops and bishops, as well as Benedict XVI.
Cohen never mentioned Pius XII by name, though in context the reference was obvious....

http://philosemitism.blogspot.com/2008/10/rabbi-shear-yashuv-cohen-pope-pius-xii.html

Qu’en est-il exactement de ce « silence », de cette « indifférence » du Vatican durant la dernière guerre, à l’égard des Juifs déportés et gazés ? Qu’en est-il de l’  « antisémitisme »de Pie XII, l’ « ami des Allemands et de l’Allemagne » ? Qu’en est-il de la vie et des œuvres de celui que Cornwell, historien catholique et anglais, nomme Le Pape de Hitler (Hitler’s Pope) ?
D’abord, un paradoxe, « énôôôôrme », colossal, immense… L’image, la réputation, la figure, de Pie XII, de Pie XII et du Vatican durant l’horreur nazie, est populaire, appréciée, chérie, par les Catholiques et, même, les Juifs… jusqu’en 1963. Avant, tout va bien. Après, le pape est un traître. Avant « Der Stellvertreter », avant « Le Vicaire », la pièce de théâtre de Rolf Hochhuth.

"Der Stellvertreter" von Rolf Hochhuth an der Berliner Freien Volksbühne
Regie führt Erwin Piscator.
West-Berlin, 20. März 1963

 

Avant ce 20 février 1963, à Berlin, il était de bon ton, dans les milieux catholiques et juifs, de louer l’action de la papauté durant la Shoah.

Après, plus. Catholiques et Juifs, même combat, haro sur Pie XII !

Comment un petit auteur jusque-là inconnu, Rolf Hochhuth, plus ou moins inconnaissable par la suite, pourra ainsi changer le cours de la Mémoire, et, par conséquent, empoisonner les relations entre Juifs et Catholiques ?

Rolf Hochhuth

Il y a là un mystère. Le mystère de la puissance culturelle, politique et spirituelle du théâtre, de la littérature, de la fiction !

Car que reproche la pièce de théâtre, que reproche Jorgue Semprun qui l’adapte la même année de 1963 pour le public français, que reproche-t-on à Pie XII ?
De ne pas avoir prononcé le mot « Juif » lors de son message de Noël 1942. De ne pas avoir protesté auprès des nazis. De ne pas avoir dénoncé les camps de la mort.

La pièce d’Hochhuth est basée sur les récits d’un officier SS, catholique, qui s’est infiltré dans les rangs nazis, afin de « témoigner ». Kurt Gerstein est le nom de ce héros.

Arrêté par l’armée française, transféré à Paris à la prison du Cherche-Midi, désespéré de ne pas être crû, il se suicide en juillet 1945.

Or, Kurt Gerstein est un personnage mystérieux. Catholique, opposant aux Nazis, il adhère au Parti cinq mois après l’arrivée au pouvoir de Hitler, en 1933. Après plusieurs « problèmes » avec les SA, il est exclu du parti. Mais, aidé par des amis puissants de son père, il y est réintégré quelques années plus tard, et s’enrôle dans la SS. Là, devenu « spécialiste en problèmes sanitaires », il est affecté à l’hygiène des régiments SS, puis à la désinfection des camps de concentration. Il visite plusieurs camps d’extermination, et commande, transporte et livre du Zyklon B, c’est-à-dire du cyanure, aux SS qui dirigent les camps de la mort.

On peut donc se poser des questions sur ce personnage, d’autant plus qu’après son suicide, son appartement de Tubingen fut fouillé par la police militaire américaine, et que l’on y retrouva un tableau de Matisse, le « Mur rose », volé à des Juifs allemands, les Fuld de Francfort.*

« Mur rose de l'hôpital de Calvi »

Or donc, le « destin » de la mémoire de Pie XII, et l’opinion qu’ont les Juifs de l’Eglise durant la Shoah, changent, brusquement, après 1963, grâce à une pièce de théâtre œuvre d’un obscur inconnu, et basée sur le témoignage d’un officier SS membre du Parti nazi, pourvoyeur du gaz des chambres de la mort, voleur de Juifs !!!

Mais qu’en était-il “avant” ? Avant 1963, avant Le Vicaire ?…

Avant Hochhuth, il y avait unanimité. Les Juifs louaient le « courage » de l’Eglise, du Vatican, du Pape, de ce pape…

- 13 février 1945, Israël Zolli (1881-1956), Grand Rabbin de Rome, se convertit au catholicisme et prend pour nom de baptême Eugène, en hommage à Eugène Pacelli, alias Pie XII…

- 7 septembre 1945, Giuseppe Nathan, commissaire de l’Union des communautés israélites, rend grâce « au souverain Pontife, aux religieux et aux religieuses qui n’ont vu dans les persécutés que des frères, selon les indications du Saint-Père ». (L’Osservatore Romano, du 8 septembre 1945).

- 21 septembre 1945, le docteur Leo Kubowitski, Secrétaire du Congrès Juif Mondial, est reçu par Pie XII afin de lui présenter ses remerciements pour « l’œuvre effectuée par l’Eglise Catholique dans toute l’Europe en défense du peuple juif. » (L’Osservatore Romano, du 23 septembre 1945).

- 11 octobre 1945, le Congrès juif mondial offre 20000 dollars au Vatican en « reconnaissance des efforts de la Sainte Eglise catholique romaine dans le sauvetage des Juifs persécutés par le nazisme et le fascisme ». (Le New-York Times du 11 octobre 1945).

- Novembre 1945, le pape reçoit 80 délégués des réfugiés juifs, provenant de camps de concentration allemands, « très honorés de pouvoir remercier personnellement le Saint-Père, pour la générosité qu’il leur a démontrée pendant la terrible période nazie ».

- 26 mai 1955, 94 musiciens juifs, de l’Orchestre Philharmonique d’Israël, sous la direction de Paul Kletzki, ont joué sous les fenêtres du Vatican « en reconnaissance de l’œuvre humanitaire grandiose accomplie par le Pape pour sauver un grand nombre de juifs pendant la seconde guerre mondiale ».

- 9 octobre 1958, à la mort de Pie XII, le Premier Ministre Israélien Golda Meir déclare : « Pendant la décennie de terreur nazie, quand notre peuple a subi un martyre terrible, la voix du pape s’est élevée pour condamner les persécuteurs… Nous pleurons un grand serviteur de la paix ».

- 10 octobre 1958, le Dr. Elio Toaff, Grand Rabbin de Rome, déclare : « Les juifs se souviendront toujours de ce que l’Eglise catholique a fait pour eux sur l’ordre du Pape au moment des persécutions raciales ». Il ajouta : « de nombreux prêtres ont été emprisonnés et ont sacrifié leur vie pour aider les juifs ». (Le Monde du 10 octobre 1958).

- 1963, M. Pinchas Lapide, consul d’Israël à Milan du vivant de Pie XII, déclare au journal Le Monde : « Je peux affirmer que le pape, le Saint-Siège, les nonces et toute l’Eglise catholique ont sauvé de 150000 à 400000 Juifs d’une mort certaine… L’Eglise catholique sauva davantage de vies juives pendant la guerre que toutes les autres églises, institutions religieuses et organisations de sauvetage réunis ». (Le Monde du 13 décembre 1963).

Mais qui est donc Rolf Hochhuth ?

Né en Allemagne en 1931, ce futur dramaturge, fut membre des Jeunesses Hitlériennes. Maladie courante à l’époque, dont même le futur Benoît XVI ne fut pas exempt.

Devons-nous rappeler que Joseph Ratzinger est né le 16 avril 1927?
«Comme enfant, il a grandi dans une famille anti-nazie. Il a été cependant obligé de rejoindre le mouvement de jeunesse hitlérien pendant la Deuxième guerre mondiale», a déclaré à l'AFP le directeur et fondateur du Centre Simon Wiesenthal basé à Los Angeles, le rabbin Marvin.

Selon une enquête allemande, citée par l'agence de presse religieuse catholique française i.media, le futur pape avait adhéré aux Jeunesses Hitlériennes, mais contre sa volonté, en 1941, le jour de son 14e anniversaire. Il a été catalogué « membre obligé » (Zwangs-Hitlerjunge), différent donc des volontaires (Stamm-Hitlerjunge). C'est le 2 août 1943 qu'il a été incorporé comme auxiliaire dans la défense antiaérienne.
Les « Jeunesses Hitlériennes »?

En décembre 1936, l'effectif dépassa les 5 millions de membres. Le même mois, l'organisation devint une institution obligatoire, requise par la loi (Gesetz über die Hitlerjugend). Cette obligation fut confirmée en 1939 avec le Jugenddienstpflicht. L'appartenance pouvait même être proclamée contre l'avis des parents. À partir de là, la plupart des adolescents allemands furent incorporés dans les Jeunesses hitlériennes.

Une question a poser : « Qui a intérêt à accuser Benoît XVI de crimes qu'il n'a pas commis ? »

Après le triomphe universel du « Vicaire », Rolf Hochhuth écrit et monte une autre pièce de théâtre, « Soldaten, Nekrolog auf Genf », (Soldats, une nécrologie pour Genève), en 1967. Il s’agit, pour lui, cette fois-ci, de démontrer que le Premier Ministre et général polonais Wladyslaw Sikorski, qui meurt dans un accident d’avion en 1943, fut en réalité assassiné par Winston Churchill. Après tout pouquoi pas? L’ennui, peut-être, est que cette pièce de théâtre s’appuie sur les thèses de l’historien anglais David Irving. Une profonde amitié unira désormais ces deux personnages. Or… David Irving, est aujourd’hui déconsidéré, en tant qu’historien, car il est notoirement négationniste.

Quant aux faits : Ne pas avoir prononcé le mot « Juif » lors du message de Noël du Pape à l’Allemagne en 1942 ; ne pas avoir protesté auprès des Nazis sur le sort fait au Juifs ; ne pas avoir dénoncé les camps de la mort ; ne pas avoir tout fait pour sauver les Juifs frères sémites spirituels des Chrétiens… qu’en est-il ?
Les documents publics, qui n’appartiennent pas aux « archives secrètes du Vatican », plus ou moins ouvertes « aux chercheurs », nous en apprennent déjà beaucoup.

A propos du message de Noël 1942…

Dans ce « radio-message » Pie XII parle avec compassion de ces « centaines de milliers de personnes innocentes qui, par le seul fait de leur nation ou de leur race, ont été vouées à la mort par une progressive extermination ».

C’est vrai, le mot « juif » n’est pas prononcé ! Mais à l’époque, personne ne s’y trompe, à commencer par les services de sécurité du Reich qui font écrire dans la presse allemande : « Il [le Pape] accuse virtuellement le peuple allemand d’injustice envers les Juifs et il se fait le porte-parole des Juifs, criminels de guerre ». Derrière ces termes que certains trouvent (aujourd’hui ou en 1963) trop mesurés, la condamnation est sans appel. Et personne, à commencer par la communauté juive, ne pense que des déclarations plus fracassantes changeraient la situation et sauveraient des vies humaines.

Monseigneur von Galen , « Le lion de Münster »

En 1941, l’évêque de Münster, Mgr von Galen, héroïque opposant au régime hitlérien, se voit supplier par les représentants de la communauté juive de renoncer à l’un de ses discours dans lequel il aller dénoncer le racisme et le sort fait aux Juifs. Et cela pour éviter que le dit discours ne se retourne contre eux. En Hollande après la déclaration des évêques, les persécutions ont redoublé, les couvents de religieux fouillés. Anne Franck fut l’une des victimes de ce redoublement de fureur nazie…

Alors ? Que penser de ce qu’ont fait, ou pas, ce Pape, le Vatican, et l’Eglise catholique durant les infâmes années de la période nazie ?

Non, le Vatican n’est pas resté silencieux. Les Allemands le reconnaîtront eux-mêmes lors du procès de Nuremberg… Ribbentrop et Steengracht, le ministre et le sous-secrétaire d’Etat aux affaires étrangères du IIIe Reich, déclarèrent : « nous avions des tiroirs pleins de protestations du Vatican ». Des gens comme Hochhuth « oublient » beaucoup de choses à propos de ce pape glacé d’aspect, mais au cœur probablement compatissant… en particulier que Pie XII alors « premier ministre » du Vatican, fut l’inspirateur de l’encyclique « Mit Brennender Sorge » contre le nazisme parue dès 1937 sous le pontificat de Pie XI. Les journaux allemands, eux, ne se trompèrent pas… « Pie XI est à moitié juif ; le cardinal Pacelli l’est complètement ! ».

Suite à cette encyclique, des persécutions anti-catholiques prennent place en Allemagne. En mai 1937, 1 100 prêtres et religieux sont jetés en prison. 304 prêtres sont ensuite déportés à Dachau en 1938. Enfin, les organisations catholiques sont dissoutes, et l'école confessionnelle interdite, les évéchés de Munich, Fribourg et Rottenburg sont saccagés par la Gestapo.

Extrait: « Avec une vive inquiétude »

« Quiconque prend la race, ou le peuple, ou l'État, ou la forme de l'État, ou les dépositaires du pouvoir, ou toute autre valeur fondamentale de la communauté humaine - toutes choses qui tiennent dans l'ordre terrestre une place nécessaire et honorable,- quiconque prend ces notions pour les retirer de cette échelle de valeurs, même religieuses, et les divinise par un culte idolâtrique, celui-là renverse et fausse l'ordre des choses créé et ordonné par Dieu : celui-là est loin de la vraie foi en Dieu et d'une conception de la vie répondant à cette foi.
Seuls des esprits superficiels peuvent tomber dans l'erreur qui consiste à parler d'un Dieu national, d'une religion nationale ; seuls ils peuvent entreprendre la vaine tentative d'emprisonner Dieu, le Créateur de l'univers, le Roi et le Législateur de tous les peuples, devant la grandeur duquel les Nations sont « comme une goutte d'eau suspendue à un seau » (Is., XL, 15) dans les frontières d'un seul peuple, dans l'étroitesse de la communauté de sang d'une seule race.
C'est pour quiconque confesse le Christ un devoir de dégager nettement sa responsabilité, de libérer sa conscience de toute coopération à une telle machination et à une telle corruption. »


Quant à l’inaction du Vatican et du pape… Et quoi qu’en disent les critiques, des instructions furent bien envoyées par le Vatican aux Eglises nationales, les pressant d’intervenir pour sauver les Juifs avec tous les moyens dont elles disposaient.* Et Pie XII lui-même donnera l’exemple en 1943, lorsque le commandant SS de Rome exige du chef de la communauté juive de fournir 50 kg d’or dans les 24 heures sous peine de déportation des Juifs. La collecte n’ayant réuni que 35 kg, le Grand Rabbin de Rome ira sonner à la porte du Vatican, et recevra les 15 kilos qui lui manquaient…
Ne rien avoir fait pour sauver les Juifs… Ce reproche est particulièrement injuste en ce qui concerne les Eglises chrétiennes en général, catholiques en particulier.
En 1975, le Dr Safran, Grand Rabbin de Roumanie, estimait que 400000 Juifs de Roumanie ont été sauvés de la déportation par l’  « Œuvre de St Raphaël », une « ONG » avant la lettre, montée par Pie XII. « La médiation du Pape sauva les juifs du désastre, à l’heure où la déportation des Roumains était décidée »*

Le grand rabbin Alexandre Safran est décédé le 27 juillet 2006  à l’âge de 95 ans.
Sénateur en Roumanie à l'âge de trente ans, M. Safran a joué un rôle majeur dans le sauvetage d'une partie de la communauté juive roumaine durant la Shoah. Spécialiste de la kabbale dont les ouvrages font mondialement référence, il figure parmi les autorités spirituelles majeures du judaïsme contemporain. Par ailleurs, c'est en pionnier qu'il s'est engagé en faveur du rapprochement judéo-chrétien, œuvre qu'il a consolidée notamment par ses échanges avec le pape Jean-Paul II.

Alors, assistera-t-on bientôt à la béatification d’Eugénio Pacelli, alias Pie XII ?
Si des gens comme le rabbin Shear-Yashuv Cohen n’hésitent pas à déclarer, en présence de Benoît XVI, lors d’un synode en octobre dernier au Vatican où il était invité que… « nous ne pouvons oublier et pardonner le fait douloureux que de nombreuses personnes, y compris des grands leaders religieux, ne se soient pas élevés pour sauver nos frères et qu’ils aient choisi de garder le silence (...) et j’espère que vous le comprenez »**… d’autres Juifs sont moins catégoriques. En 2001, David Dalin, historien, juif et grand rabbin (et de New York s’il-vous-plaît), déclare que Pie XII a injustement été attaqué. Et que même, il peut être considéré comme « un juste parmi les Nations ». « Il fut un grand ami des Juifs et mérite d’être proclamé « Juste parmi les Nations » parce qu’il a sauvé beaucoup de mes coreligionnaires, bien plus même que Schindler… Selon certaines statistiques, au moins 800000 ».

Ce rabbin rendra ensuite hommage à l’écrivain Antonio Gaspari pour son ouvrage « Les juifs sauvés par Pie XII » et rappellera que « au cours des mois où Rome a été occupée par les nazis, Pie XII a donné pour instruction au clergé de sauver des juifs par tous les moyens ». Appuyant ce témoignage, le 13 octobre 2008, plusieurs Juifs italiens ont exprimé devant les caméras de la RAI leur reconnaissance pour avoir été sauvés lors des persécutions nazies de Rome, par des membres de l’Eglise, avec le soutien de Pie XII. Parmi eux, Emanuele Pacifici, le fils de Riccardo Pacifici, rabbin de Gênes durant la guerre…

Au centre le rabbin Riccardo Pacifi, avec un jeune couple qu'il venait de marrier.

Un reportage vidéo produit par le mensuel « Inside the Vatican » et par l’agence « H2onews.org », recueille son témoignage et celle d’autres survivants.
Emmanuele Pacifici était un enfant durant la guerre. Il se souvient du jour où les nazis ont réclamé 50 kg d’or à la communauté juive de Rome. « Mais la promesse de nous épargner n’a pas été tenue, ajoute-t-il, et les juifs ont dû aller se cacher pour essayer d’échapper à une mort certaine. L’action du pape Pie XII fut décisive dans ces durs moments ». Un autre des survivants, Settimio Di Porto, se souvient : « Nous avions perdu nos droits civils. Nous ne pouvions rien faire. Nous n’avions même pas de carte de rationnement pour manger. La matinée du 16 octobre a été terrible. Je vois encore la scène. Ils ont tous été emportés dans des camions... il y a eu une grande razzia. Ils entraient dans les maisons et emmenaient les familles, femmes, vieillards, enfants, malades… Mais ici à Rome, tous les couvents ont ouvert leurs portes ». Emmanuelle Pacifici ajoutera… « le Vatican était plein. Il y avait même des gens qui dormaient dans les couloirs ».

Tout cela étant bien dit, il est clair que nos lecteurs, ceux que nous aurions par hasard convaincus, n’ont pas intérêt à afficher cette « opignon » lors du prochain « repas entre amis ».

En effet, oser dire que Pie XII, et le Vatican, et l’Eglise catholique, se sont bien comportés lors de la Seconde Guerre Mondiale, bien comportés envers les Juifs, est absolument, résolument, définitivement, politiquement inkorrekt !

Or donc, bon courage aux courageux et autres provocateurs !

Rodolphe Clauteaux et Marie Aschehoug-Clauteaux

Lire: Pie XII combat l'antisémitisme !

http://www.pie12.com/index.php?2007/05/21/40-pie-xii-combat-l-antisemitisme

Qui était Kurt Gerstein?

http://www.fonjallaz.net/Film-Amen/Pages_Amen/APage7.html

A Auschwitz, les nazis martyrisaient aussi les prêtres :
« Ce rescapé du plus grand camp de la mort du régime d’Adolf Hitler durant la Seconde guerre mondiale entend encore l’appel des SS : "Juifs et curetons, trois pas en avant".

« A Auschwitz, les prêtres étaient dépouillés à leur arrivée de tout objet religieux. "A l’arrivée, on nous a tout enlevé. Le SS ne m’a même pas laissé ma petite médaille", se souvient le cardinal Adam Kozlowiecki, matricule 1006. "Cela aide à mieux comprendre ce qu’a ressenti le Christ lors de son chemin de croix", a écrit dans ses mémoires le cardinal polonais, qui vit aujourd’hui en Zambie.

Malgré le risque d’être envoyé tout de suite à la mort, les prisonniers se confectionnaient de petites croix et des chapelets avec de la mie du pain, bien que le pain manquât terriblement.

Le père Jozef Kowalski sur qui les SS ont trouvé un chapelet a été noyé dans un tonneau d’excréments après avoir refusé de piétiner son chapelet. »

http://www.pasaj.ch/a-auschwitz-les-nazis-martyrisaient-aussi-les-pretres-article663.html?var_recherche=shoah

Relire :

En mémoire d’Eugenio !

In fine, le Nonce Apostolique Monseigneur Antonio Franco s'est rendu aux cérémonies de Yad Vashem. Il n'en reste pas moins vrai que toute la vérité doit être faite sur les grandes et nobles actions de Pie XII.

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