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Le temps des vacances...

Beaucoup à dire. Un temps pour souffler un peu? Un temps de déprime pour certains?
Un temps qui s'approche et met de bien mauvaise humeur notre ami Rodolphe Clauteaux de « l'Itinérant »...

Beaucoup à dire... Et mauvaise « humeur » contre mauvaise « humeur », je plaiderai pour tous les chefs de petites et moyennes entreprises qui comme il se doit se prélassent 80 heures par semaine en attendant d'aller se dorer au soleil pas moins de 4 ou 5 semaines! Ils sont les oubliés, les nouveaux damnés de la terre! Ils sont nombreux. En première ligne face à une drôle de crise...

Ah! Mon cher Rodolphe, le temps des vacances... Un temps de plus à nos temps difficiles.

Pas de vacances? Pour des raisons certes différentes, nombre de petits « entrepreneurs » ne partiront pas en vacances. Objectifs? Sauver leur entreprise bien mal en point et sauver les emplois qui sont de leur responsabilité...

Portemont, le 29 mai 2009

Pas de vacances

Dépêchez-vous si vous avez l’intention de louer un mobile home pour les prochaines vacances d’été. En effet, les réservations pour les places dans les campings et autres espaces toiles de tente sont en nette progression : + 12% sur l’année passée !

Malgré les promotions et les « bonnes affaires », sur Internet ou ailleurs, partir en vacances cet été est un luxe qui ne fait partie des projets que de moins de 50% des Français en général, des autres en particulier. Les autres sont ceux qui gagnent moins de 2000 malheuros par mois. Et les vacances chez soi, sans bouger, ne doivent pas complexer ceux qui y sont astreints.

D’abord, c’est bon pour le Réchauffement global, car moins on bouge et moins on émet de gaz à effet de serre. Ensuite, si « nous » étions 55% à « prendre des vacances » en 2003, ce chiffre est descendu à 51% en 2008, et probablement donc à moins de 50% cette année. On n’est pas tout seul, quoi.

Evidemment, ce n’est pas parce qu’on n’a pas envie de voir l’Atlas marocain ou les temples grecs, ou plus modestement se bronzer sur le sable des plages corses, ou encore plus modestement, normandes… c’est parce qu’on n’a pas d’argent dans la poche. Les heures « sup », celles qui jadis permettaient ce genre de fantaisies, ne sont plus à la mode même si elles ont été détaxées afin que nous puissions « travailler plus pour gagner plus ».

Mais ne pas prendre de vacances, même si on a un travail, même si on n’est pas au chômage, ce n’est pas le lot de tout le monde. Non. Beaucoup de Français prennent des vacances. Consolons-nous.

Si donc 50% des « ouvriers » et des « employés » dont les revenus vont de 1200 à 2000 malheuros net par mois n'ont pas l'intention de partir, 20% des gros et des gras de ce pays partent de plus en plus souvent.

Au-dessus de 5000 « heuros » mensuels, ils seront 82% à prendre du bon temps au soleil, contre 77% en 2008. Comme quoi la Crise, ce n’est pas la même chose pour tout le monde…

Ces tristes chiffres pour les compagnies de charters et autres Club Med populaires, sont logiques. Car chaque fois que l’un de nous perd son travail, qu’il doit aller s’inscrire à l’ANPE… pardon ! au Pôle emploi… ce sont six personnes qui sont touchées. Et qui donc ne prendront pas de vacances cette année.

Si les chiffres officiels du chômage (www.travail. gouv.fr), sont clairs, les chiffres réels sont encore plus clairs et nets. En effet, si les « chômeurs inscrits comme chômeurs au chômage », n'étaient « que » 2 448 200 en mars dernier, dans ces calculs, on omet les femmes chef de famille, chargées de marmailles, et qui donc ne cherchent qu’un « temps partiel »… on omet également celles et ceux qui ne peuvent prétendre qu’à un CDD, ou un emploi saisonnier… celles et ceux qui sont et chômeurs et malades… celles et ceux qui étant chômeurs, mais pas malades, sont en stage, bidon ou pas… on ne compte pas non plus les « bénéficiaires » de contrats aidés qui auraient envie, enfin, de faire autre chose, pas aidé et donc mieux payé… ni les « vieillards de 55 ans » dispensés de « recherches actives d’emplois »… Or tout ce monde de fainéants chômeurs non comptabilisés, ça fait 1 500 000 personnes. Une paille. Ce qui fait que ce ne sont plus deux millions cinq cent mille chômeurs, qu’il y a aujourd’hui en France, mais 3 899 600 ! Et même là, on en oublie encore. Par exemple les chômeurs de la Martinique et autres Réunion, ces chômeurs des Îles où il ne fait pas si bon vivre… Et là, dans les quatre départements d’Outre-mer, on sait, en tout cas depuis qu’ils ont eLKPé les gros et les gras de là-bas, que le chômage est de plus du double de celui de la Métropole. Ce qui fait qu’avec les rmistes oubliés de Métropole et d’Outre-mer, et les chômeurs au soleil, on doit friser les cinq millions de sans-emploi. Autant dire que si les compagnies de charters et autres « bungalowetoukonforavecvusurlaplaj » font bientôt faillite, faudra pas s’étonner. En revanche, les marinas « montercaliennes » ou « monégasques », les loueurs de yacht avec moquette pure laine, n’ont pas de problème de trésorerie. Pas plus que les grooms, opérateurs d’ascenseurs, ou porteurs de valises, pourvu que leurs jobs se passe dans un cinq étoiles.

Nos parents ont vécu durant trente ans avec la certitude que leurs enfants, c’est-à-dire nous, vivraient mieux qu’eux. Ce rêve fut un temps réalité car il était issu des rêves de ceux qui hurlaient de douleur sous les coups des gorilles de la Milice ou de la Gestapo, de ceux qui regardaient du mauvais côté, fumer les cheminées des camps de la mort.

Hélas, nous avons, au cours des vingt dernières années, progressivement appris que notre société est à présent rêvée par de petites têtes de comptables au service exclusif des puissants de ce monde. Nous savons à présent que nul Etat n’est plus là pour empêcher les gros et les gras de dormir tranquille et… permettre aux petits de prendre des vacances.

Rodolphe Clauteaux

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