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Pour sortir de toutes les incohérences…

Tenter d’y voir clair- Et pour se faire, ne serait-il pas bon de jeter les Lumières aux poubelles de l’histoire ?- Quelle voie pour construire un authentique « Bien » commun ? Encore une fois, Romain Jacoud ouvre la piste !

Romain Jacoud

Accepterons-nous de nous prendre en charge tels que nous sommes ? Sommes nous incapables de nous vivre en « collaborateurs » ?

Des « Humeurs stratégiques » qui nous invitent à un beau printemps de l’esprit !
Craindrons-nous encore longtemps de tenter l’expérience ?

A lire et relire sans tarder…

Merci Romain Jacoud !

Humeurs stratégiques
Quand c'est urgent, il est déjà trop tard ! (Talleyrand)

Citation invitée :  Quand ma bouche et mon bras sont en désaccord, je crois à mon bras. Sagesse chinoise

INCOHÉRENCES

Est-ce dû à la multiplication des circuits d'information où l'humeur de chacun et les humeurs de tous ("stratégiques" comprises) trouvent tant de résonances, est-ce un refuge de démocrates en mal d'imagination, est-ce, enfin, le fruit d'un sentiment d'abandon, allez donc savoir ? Pourtant, le moindre observateur, serait-il à peine attentif, peut constater que l'incohérence est devenu la caractéristique première de la plupart des expressions publiques ou privées.

Si les unes prêtent à sourire, les autres à s'étonner, la plupart du temps, elles provoquent l'atterrement.
Quelles que soient les circonstances, quels que soient les protagonistes, aucun âge, aucun sexe, aucun environnement même, ne sont épargnés.

Du café du commerce (où il n'est plus question de refaire l'église et l'Etat devant son petit noir, une cigarette à la main) à la plus docte des assemblées, il semble qu'il y ait de la place où chacun, dans une même phrase, adore sans limites et brûle sans émois, le sujet et l'objet qui viennent d'être portés aux nues. Sans états d'âme, sans pudeurs, sans respect pour nous-mêmes, nous nous contredisons à loisir, si contents de nous-mêmes que notre inconséquence nous échappe.

Ce pourrait n'être qu'un jeu, une manifestation collective d'une autodérision individuelle mais à y regarder de plus près, ne serait-ce pas une expression quasiment universelle d'un malaise profond ? Personne ne croit plus en personne, pas même en soi-même, tout est méfiance au point que le soleil brillant, il n'est perçu que comme le masque passager d'une tempête à l'explosion de laquelle nous sommes promis. Innocents, impuissants, incapables d'en chercher les éventuelles origines, nous oscillons sans cesse entre l'espoir et l'accablement dans un climat de confusion rarement atteint jusqu'ici. Seule convergence quasiment universelle, nous nous consacrons à la recherche permanente des coupables, car il ne se peut qu'il n'y en ait pas. Bref, nous avons adopté cette remarque prêtée à l'épouse du Général par un chansonnier plus perspicace que la plupart : " Charles, n'avez-vous pas remarqué que depuis notre retour aux affaires, les saisons ont réapparu ?"

Et tant que nous y sommes, presque pour rire afin de n'en pas pleurer, que penser de cette levée de boucliers contre la notation des profs par leurs élèves alors que nous n'hésitons pas à noter nos dirigeants dans des conditions que nous jugerions inacceptables si nous y étions soumis?

Avant d'examiner quelques incohérences publiques dont l'effet est particulièrement destructeur, un dernier mot sur un registre dont la négligence relève d'une idée reçue. Nous nous gargarisons d'être les héritiers du « siècle des lumières », nous ne manquons jamais d'en appeler aux grands principes, aux grands ancêtres dans un hommage ému et déférent à la Révolution de 1789, attribuant ainsi à la raison une qualité de transcendance. Sommes-nous donc si assurés, à la lumière qui nous éclaire aujourd'hui, que cette protestation d'une dimension qui dépasserait l'être humain n'est pas le fruit d'une arrogance injustifiée ?

Les massacres de septembre 1793.
Massacre à la Salpêtrière - gravure du temps

LE VASE OÚ MEURT…

Parmi toutes les incohérences, la première qui  nous vient à l'esprit est celle qui nous frappe le moins bien qu'elle conditionne (ou qu'elle conditionnât !!!) nos actes, les quotidiens comme les plus élaborés. Cet abîme qui sépare l'affirmation de l'objet de la République, inscrit sur le fronton de tous nos édifices et rappelé en toute occasion , « liberté, égalité, fraternité », de sa mise en œuvre dans les détails comme dans les grandes lignes.

Pour laïques qu'ils se prétendent, la République, son système, ses coutumes, ses serviteurs, tout prend racine dans une conception religieuse de l'être humain. De saint Augustin à Rousseau, de Saint-Just à Marx et aux « nouveaux philosophes », la chanson porte des paroles immuables. Dès que nous grattons un peu, l'Homme apparaît comme un être faible, en proie à de multiples pulsions asociales, incapable de choisir entre le bien et le mal (dont les définitions impliquent de croire à la transcendance). Ses censeurs, ses maîtres à penser, ceux enfin qui, par le jeu des coutumes, des influences et de la parole, s'érigent en « conducteurs » de la foule vers le bonheur dont ils ont imaginé le contenu, « Tous les hommes sont égaux » dit la rumeur publique et les mauvaises langues chuchotent :  « … mais il en est de plus égaux que les autres ! »

Ceux-là, celles-là, se prétendent arbitres, guides, gourous mêmes, miraculeusement possesseurs de la vérité et de son mode d'emploi, quitte à tenter de nous l'imposer par la force dès lors que nous restons sourd(e)s à toute persuasion. Oui, entre le slogan, « liberté, égalité, fraternité » et les modalités de sa mise en œuvre, la première de nos incohérences s'installe en maîtresse. Rien n'est plus liberticide, plus inégalitaire, moins fraternel que l'imposition bureaucratique de dispositions nées dans l'imagination de quelques illuminés (ce dernier terme d'ailleurs ne porte aucune valeur péjorative). Au lieu de nous accepter tels que nous sommes et de fonder une construction sociale sur notre réalité, nous avons inventé un être idéal auquel nous avons décrété que nous devions ressembler. Rousseau, plus « optimiste » que d'autres, pensait que cet homme exemplaire ne pouvait s'exprimer soumis qu'il était dès son apparition, à des forces « sociales » qui le transformaient en un monstre.

Jean-Jacques Rousseau: le mythe du bon sauvage…

Bref, une civilisation de la rédemption, qu'elle soit de ce monde, … ou de l'autre, … quelles que soient par ailleurs les dispositions particulières inventées par les divers types de bureaucratie nées de l'ingénuité des uns et des autres.

Qu'il s'agisse d'une fatalité qui serait due au besoin d'inventer des repères ou à une répression affective commune à tous les êtres humains dès lors qu'ils s'assemblent en communautés restreintes ou étendues ou d'une expression utilitaire des conditions de l'évolution des groupes, les justifications importent peu. Ce qui est en jeu, c'est l'ensemble des conséquences que ce regard entraîne. Cette division entre « ceux et celles qui savent », une minorité éclairée, et « celles et ceux qui ne savent pas », une tribu d'analphabètes indisciplinés, de sauvages soumis à leurs pulsions les plus infâmes (se vêtir, se nourrir, se faire plaisir), incapables d'aspirer à un « bien » commun. La mission, des uns étant de « conduire » les autres vers le « bonheur » dont la conception ne peut être que publique, laïque et obligatoire.

L'image du bonheur…

L'incohérence initiale consiste tout simplement à tenter de rendre le terrien lambda conforme à l'image que s'en font quelques illuminés dont la bonne fois ne fait d'ailleurs aucun doute. L'idée simple, que les termes de la comparaison sont complètement irréalistes parce qu'ils nient l'être humain au profit d'un mythe, est jugée dangereuse, voire simpliste, car elle menace toute l'architecture sociale.

Cette incohérence initiale porte en elle les germes de toutes les contradictions qui animent le développement de nos sociétés.  Quelles que soient nos évolutions, les censeurs observent qu'elles sont le résultat d'un combat permanent entre des « forces de progrès » et des « obscurantismes » divers responsables de toute l'injustice du monde. Ainsi, nous ne sommes que les victimes d'une caste de bourreaux dont l'adresse est héréditaire et dont les privilèges perdurent. Une interprétation commode qui permet à chacun de rejeter sur les « deux cents familles » la responsabilité des mille et une difficultés que tout un chacun rencontre dès qu'il accepte de subir et d'afficher par avance une incapacité d'imaginer une solution collective individuellement inventée.

Souscrire à ces hypothèses implicites où une minorité tire des ficelles qui font de nous des pantins irresponsables et manipulés, c'est reconnaître  publiquement que le monde est divisé en deux; les malins et les stupides, la distinction étant gommée par un échafaudage de considérations tentant à nous faire croire que la stupidité de la plupart est télécommandée par la malice des minoritaires. De là à croire et à faire croire que la guillotine rend le bourreau malin, il n'y a qu'un pas que nous franchissons allègrement à la moindre occasion… sans que nos rapports à nos semblables et à l'évolution du monde semblent se modifier fondamentalement. Seuls changent, parfois, les noms de ceux et celles qui prétendent mener le troupeau que nous sommes.

Pourtant, au-delà de cette incohérence, nous avons inventé, souvent en votant avec les pieds, de multiples améliorations de nos existences quotidiennes. Nous avons construit des objets en séries suffisamment grandes pour que leur possession devienne abordable à beaucoup, sinon à tous. Nous avons inventé des médicaments, des interprétations du monde, bref, dans l'ensemble, nous avons imaginé de manière permanente les meilleures solutions du moment pour améliorer nos conditions d'existence. Nos excès mêmes se sont, dans la plupart des cas, révélés porteurs d'évolutions imprévisibles.
C'est constater qu'au de-là de professions de foi théoriques, à l'intérieur même de nos incohérences, les contradictions révélées ont quand même permis d'étonnants progrès.
 Il faut en voir les raisons dans la distance qui sépare les paroles des actes quotidiens. Certes cette opposition, souvent la totale inadéquation des paroles aux gestes, sont autant de freins que les pieds, oui nos pieds, finissent toujours par vaincre.

DE LA SOURCE Á LA MER
L'incohérence initiale étant caractérisée, il devient facile de suivre le courant dans sa descente vers la mer et de relever au passage quelques incohérences dérivées, les contradictions qui les accompagnent et les conséquences que tout cela entraîne.

Les exemples sont nombreux, aussi n'en retiendrons-nous que quelques-uns qu'une actualité exceptionnellement riche nous offre en abondance. Directement suggérée par cette curieuse lecture de l'abc de la République, nous cherchons à atteindre cet objectif du bonheur individuel, collectivement assuré. Notre conception de la solidarité est mêlée, allez dont savoir pourquoi, à l'énoncé des « Droits de l'Homme », cette charte si constamment mise à jour, qu'il n'est de proposition, même la plus anodine, qui n'en réclame le patronage.

C'est déjà une incohérence que de citer sous forme de « droits » des notions bien souvent purement abstraites dont la réification bouleverse des organisations souvent naturelles. Avec le temps; nous avons peu à peu oublié le « pourquoi » qui nous a conduit à nous organiser en société et qui relève d'une expérience quotidienne fondamentale : il est plus facile de survivre en groupe que tout seul. Vérifiée chaque jour, cette remarque nous entraîne immédiatement sur le terrain de l'appartenance et de la participation. Pour que le groupe « vive mieux » encore faut-il que chacun de ses membres apporte sa contribution.

Cette contribution est multiforme, elle devrait être le fait de toutes et de tous, y compris de celles et de ceux qui, passagèrement, ne participent pas à l'apport traditionnel (dans l'état actuel, un emploi rémunéré et son cortège d'impôts, de taxes, etc..). Notre monde, ayant matérialisé cet édifice virtuel qu'est la société, rend cette virtualité responsable de l'état de chacun, oubliant que le mouvement est inverse. Ce n'est pas la société qui est responsable de la situation de chacun mais chaque sociétaire qui est responsable de la situation de la société en général. Les notions d'exclus, de « sans-ceci » ou de « sans-cela », de laissés pour compte sont autant de créations artificielles qui tirent leur origine d'une conception élitiste du groupe. Les « nantis » n'ont aucun respect pour les « démunis » dans la mesure où ils les considèrent comme irresponsables de leur état et incapables d'en sortir.

L'intervention de l'appareil social, quel que soit le vocabulaire prétendument « humaniste » déployé en toute occasion, transforme une participation en charité publique. Donner sans personnaliser, prendre en charge plutôt que d'aider et, surtout, ne rien exiger en échange, c'est dénier toute existence sociale à ceux sur le sort desquels « on » se penche.

Il n'est de solidarité que d'échange. Ne rien demander à celui, à celle que l'on aide, c'est leur interdire une existence sociale. Ce mépris de la valeur éventuelle d'une participation, même la plus modeste, au fonctionnement sociétal est l'acte fondateur de l'exclusion. Balayer la ville, ramasser des papiers gras, faire traverser des enfants ou des personnes physiquement diminuées, n'importe quoi plutôt que de n'être plus qu'une victime, la main tendue.

D'incohérences en incohérences, nous atteignons d'abord toutes les fonctions fondamentales qui assurent le fonctionnement quotidien de la société, justice, enseignement, santé, transports collectifs, transformation et distribution de l'énergie puis nous passons à la création des richesses sans lesquelles, il ne serait plus de groupe possible. Dans tous les cas, chaque fois qu'on tente, à conditions économiques constantes, d'améliorer la situation d'une minorité, c'est dans la poche de son voisin qu'on fouille. L'Etat, en l'occurrence, c'est vous, c'est nous, c'est le gréviste lui-même bien qu'il ne semble pas s'en apercevoir. Tous, les mendiants comme les rentiers, nous sommes la société. La prise de conscience de cette appartenance serait un premier pas vers la disparition d'une justification collective de l'incohérence.

La Sécurité sociale : cette idée sublime qui repose sur une maxime complètement irréaliste : « puisque les riches ont le droit d'être malades, la démocratie la plus élémentaire exige que l'on étende ce droit aux pauvres. » Le corollaire immédiat sur les finances de notre système de soins est que la démocratie exige le déficit de la Sécurité sociale qui devient ainsi un critère de démocratie. Mais le discours ne devient cohérent qu'à la condition que le terme « santé » remplace le terme « maladie ». La situation nous échappe. Face à la maladie, nous sommes passifs alors que la santé demande une participation de chacun. Structurellement, la Sécurité sociale a le devoir de rembourser le sérum, il lui est interdit de rembourser le vaccin. Dans le premier cas, le domaine concerné est la maladie, dans le second, la santé. Notre prévention ne consiste pas à éviter la maladie mais à la dépister le plus tôt possible. Toute autre démarche serait non réglementaire. C'est ce qui saute aux yeux à la lecture du code.

L'enseignement, la justice ?

Honoré Daumier…

Les mêmes maux : dans l'un et l'autre cas, le citoyen à l'origine de la demande de formation, de l'exigence de repères pour un comportement social harmonieux, est exclu de toute intervention sur le fonctionnement de l'une et de l'autre. Dans l'un et l'autre cas, la réussite à un concours qui ne contrôle que les savoirs, sans jamais se préoccuper de l'exercice quotidien du métier, exclut toute réévaluation dont l'origine serait extérieure au corps. Les « usagers », même s'ils sont compétents par ailleurs, n'ont aucun droit à la parole. Ces métiers où toute critique semble relever d'un crime de lèse-majesté. Autre incohérence dont le règne se traduit par l'effondrement de deux des principaux piliers du fonctionnement socio-sociétal.

Incohérences encore dans les relations entre consommateurs et fournisseurs d'une part, entre fournisseurs, d'autre part, entre les personnels et les dirigeants, enfin.

Nous n'en finirions pas, si nous voulions être exhaustifs.

NI YAKA, NI FAUKON, JUSTE UN PEU DE BON SENS

Si nous nous contentions de nous comporter dans le droit fil de ces incohérences, cette analyse irait rejoindre les revendications inutiles et les colloques de tous les cafés du commerce et de la république réunis. Ce qui paraît intéressant, c'est d'observer que, ci et là, des gens (citoyens, utilisateurs, habitants, résidents avec ou sans papiers…) « s'arrangent ». En effet, notre recours à la réglementation n'est bien souvent qu'une manifestation de paresse et parfois de manque d'imagination. La coutume, ici, est d'autoriser tout ce qui n'est pas explicitement interdit et, dans cet ordre d'idées, notre conception traditionnelle de la loi lui attribue un caractère liberticide. Sous prétexte de réglementer, nous interdisons. Nous explicitons ainsi une méfiance générale de chacun envers tous… et réciproquement. Pourtant, est-il à ce point inconcevable d'envisager avec son voisin, son collègue, son concitoyen, une solution à l'amiable de problèmes limités dans leur acception ?

Est-il réellement impossible d'obtenir une explication franche avec un enseignant dans un climat où les uns et les autres ne se soupçonneraient pas de désirs de règlements de comptes. Les parents sont-ils à ce point stupides qu'ils ne peuvent saisir l'intérêt de certains choix opérés par des professionnels ? Une institution judiciaire se sentirait-elle amoindrie si elle prenait le temps d'expliquer, sans se croire elle-même jugée, voire condamnée, ce qu'est une jurisprudence et en quoi l'intime conviction est nécessaire à l'exercice d'une bonne justice ? L'hôpital est-il à ce point menacé qu'il ne puisse écouter et entendre l'inquiétude des patients ? Les médecins sont-ils à ce point suspicieux de leur propre pratique pour éviter d'en expliquer les méandres au patient vulgaire.

Et si c'est possible, comment se fait-il qu'ici ou là des hommes et des femmes de bonne volonté se vivent en collaborateurs alors qu'ailleurs règne un climat de suspicion, d'incompréhension, voire de haine ? Il n'est pas question d'adopter un comportement fait d'angélisme béat mais de saisir que la surdité organisée débouche, un jour ou l'autre, sur l'émeute, éventuellement sur l'agression physique. Quels regrets dans la bouche de ce professeur qui, blessée, victime, trouve encore suffisamment de sagesse pour exprimer une condamnation du système plus définitive et plus totale que les plaintes quotidiennes. Quel exemple d'indifférence et d'irresponsabilité de l'administration que d'avoir ignoré des mises en garde, des appels ? Quelle honte aussi de refuser d'en assumer les conséquences ?

Cela vaudrait-il pas d'en tenter l'expérience ? Qu'en pensez-vous ?

                                                                                  Romain JACOUD humeurs.strategiques@free.fr

Pour nos nouveaux lecteurs, sans cesse plus nombreux, qui se poseraient la question « Qui est Romain Jacoud ? »

Tentons une brève réponse : « Docteur ès sciences, Romain Jacoud a enseigné la politique et la stratégie des entreprises à Paris VII. Il conseille ou a conseillé diverses grandes entreprises, Romain Jacoud nous invite à un comportement politiquement incorrect. Il pousse ses lecteurs à se rapprocher d'eux-mêmes en refusant le prêt-à-penser devenu la règle sociale… »

Lire de Romain Jacoud:  « L’impolitiquement correct » (Chez L’Harmattan)…
Un modèle d’honnête homme qui, du XVIIème siècle, aurait remonté le temps pour nous guider sur les chemins du XXIème et des siècles à venir…Nous guider ? Nous donner le goût d’être libérés de tous les faux-semblants… Nous donner quelques repères et principes simples dont l’un se hisse au-dessus des autres : Ne jamais faire l’économie du pourquoi ?

Et aussi… Ancien professeur à l’UF d’Anthropologie de Paris 7, physicien, chercheur, conseiller en politique et stratégie d’entreprise, Romain Jacoud nous surprend toujours. Curieux de l’avenir, il nous rappelle sans cesse qu’un nouveau millénaire est entamé et qu’il y a urgence à vaincre une paresse collective…Nous choque-t-il parfois ? Pose-t-il des questions qui nous indisposent ?  « Services publics, sévices publics ? », « Un Etat ? Pourquoi ? »…

Il nous impose une saine discipline…

De quoi réjouir plus d’un de nos lecteurs…

Portemont, le 5 avril 2008

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