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Quand l’esprit de « Walt Disney » fait des ravages…

 

Etrange société que la nôtre. Nous cultivons avec application quelques déficits. Le plus grand est celui qui touche le Bon Sens… Michel de Poncins a relevé l’Affaire de l’ourse « Cannelle »…

Nous y avons apporté notre modeste contribution et quelques « images ».

Quand l’ours monte à la  tête, plus fort que la moutarde, aux « z’amoureux » de Dame Nature. Consternant. Si encore, ils prenaient un aussi grand soin aux petits de l’Homme, à naître…

Rêve d’age d’or et de temps mythiques ? Trop gavés de dessins animés au bout goût de miel ? Nous aimons la nature et nous devons y veiller, mais quand le Bon Sens déserte…

Portemont, le 25 mars 2008

René Marqueze peut souffler. Ce chasseur âgé de 64 ans qui avait provoqué la mort de l'ourse Cannelle dans la vallée d'Aspe (Pyrénées-Atlantiques) en novembre 2004 est innocent, aux yeux de la justice. Cette ordonnance de non-lieu a été prononcée au terme de deux ans d'instruction. René Marqueze avait été mis en examen le 7 décembre 2004 pour « destruction d'espèce protégée ».

Il a affirmé avoir tiré en état de légitime défense alors qu'il s'était retrouvé face à l'animal menaçant et son ourson lors d'une battue aux sangliers avec un groupe de chasseurs. L'affaire avait fait grand bruit. Cannelle était la dernière femelle de souche pyrénéenne d'une population estimée à une vingtaine d'unités pour le massif montagneux, toutes importées. Le gouvernement avait lancé à la suite de cet accident un plan de renforcement de la population d'ours bruns.

Michel de Poncins et L’OURSE CANNELLE

L'ourse Cannelle

René Marquèse, l’heureux chasseur qui a sauvé sa peau en tuant le premier novembre  2004 une ourse lui bondissant dessus, est  repassé en  jugement à Pau. Ainsi sont mis à nouveau en lumière plusieurs aspects du désastre français.

Le 2 novembre le scandale avait été signalé aussitôt par toutes les chaînes de télévision qui tambourinèrent pendant des jours. Au même moment, les élèves passaient de l’illettrisme au chômage, les prisons étaient surpeuplées, le pouvoir venait d’opérer un « casse » mémorable sur les retraites privées pour sauver des retraites d’Etat, les chirurgiens menaçaient de quitter le territoire national et cent voitures flambaient tous les jours ; ces événements laissaient de marbre ces chaînes de télévision qui criaient  « taïaut » sur le chasseur sachant trop bien chasser.

Ce modeste  fait de la vie courante a conduit les plus hautes autorités de l’Etat à consacrer à ce « désastre national » de précieuses minutes au conseil des ministres.  Lors de ce conseil des ministres, que le roi Ubu devait  présider, la biodiversité fut invoquée.  La biodiversité est une de ces chimères qui, ajoutées à bien d’autres, forment une pyramide de chimères, à l’abri de laquelle les  vrais problèmes sont masqués. Elle n’a aucune signification intelligente et précise dans la langue française telle qu’on continue encore à la pratiquer fort heureusement ici ou là.

Le même fait a mis dans la rue à Paris le 6 novembre suivant mille personnes qui voyaient là une atteinte grave à la nature !  Malgré la faiblesse de la manifestation, les médias la montrèrent alors qu’ils détournent leurs regards de manifestations parfois bien plus importantes mais ne correspondant pas à la Pensée Unique Totalitaire (P.U.T.)

Le prétendu drame s’était produit en vallée d’Aspe dans les Pyrénées atlantiques. Le Préfet du département, dans lequel des banlieues étaient  des zones de non-droit comme ailleurs, a trouvé du temps pour venir à la télévision dénoncer l’affaire ; il est vrai qu’il n’avait pas revêtu son uniforme à cette occasion.

Serge Lepeltier

Serge Lepeltier, à l’époque ministre de l’environnement, a annoncé l’ouverture d’une instance judiciaire, le malheureux chasseur pouvant encourir six mois de prison. Le même Lepeltier a fait, sur ordre d’en haut,  le déplacement dans les Hautes-Pyrénées pour « apprécier la gravité de la situation ! ». (sic)

Un hélicoptère de la sécurité civile a enlevé la dépouille du fauve ; c’est la seule bonne nouvelle dans cette affaire, car l’appareil était donc disponible et non capté par un ministre pour aller dans sa maison de campagne, comme cela s’est fait beaucoup et se fait peut-être encore.

Si le chasseur avait été tué, il n’aurait, certes,  pas eu droit à l’hélicoptère, ni bien sûr à la compassion du conseil des ministres.

Chaque ours implanté dans les Pyrénées coûte apparemment cinq cent mille euros  par an au contribuable. C'est le coût sec et, si on ajoutait tous les adjuvants nécessaires, l'on trouverait sans doute deux  millions cinq cent mille euros. Il y en  a 19 dans les Pyrénées soit environ 50 millions d’euros. Les brebis sont régulièrement dévorées : pas de pitié pour les brebis. Pourquoi les ours et les loups sont-ils plus intéressants que les brebis et les bergers ?  Sans doute, les  bergers,  victimes régulières de ces folies, n’ont qu’à aller comme d’autres s’inscrire au RMI !

A l’occasion du prétendu scandale on avait appris ce qui avait motivé l’introduction des ours : « Le projet a pour but  de dynamiser le tourisme vert ». On aperçoit encore les formules vagues et imprécises qui provoquent l’effet de ruine ; pourquoi encourager le tourisme vert au lieu de laisser les consommateurs choisir ? En quoi un ours et un loup sont-ils propres à encourager ce tourisme au risque de voir les touristes et chasseurs dévorés ou blessés ?

Une reconstitution eut lieu le mardi 8 novembre 2005 
Le chasseur était bien vivant, mais cette petite promenade dans la montagne a suscité une victime : un gendarme  n’a pas eu le temps de fuir ou n’a pas osé fuir pendant la reconstitution et un rocher s’est écroulé, le blessant aux jambes !

En 2006 le pouvoir qui laissait l'anarchie et la paupérisation s'installer dans le pays a trouvé le moyen et le temps pour faire venir quatre ours  nouveaux. Ce sont quatre mâles capturés en Slovénie qui ont été relâchés dans les Pyrénées, toujours  pour maintenir la diversité biologique pour laquelle la France s'est engagée imprudemment au sommet de la terre de Millau en 1992.

La vraie façon de gérer les ours est de laisser les amateurs spécialisés s'organiser pour les garder  dans des terrains qu’ils acquièrent ou louent et prendre tous les risques en conséquence.

Cette affaire détestable reflète quelques aspects parmi d’autres du  désastre national.

La justice débordée, inefficace, aux délais insupportables, trop chère pour les pauvres, consacre du temps et de l’argent dans une cause ridicule en vue d’essayer de placer le chasseur dans des prisons surpeuplées ;  d’ailleurs, elle n’y est pas parvenue aux dernières nouvelles.

Le peuple français, qui s’alarme  avec raison sur son pouvoir d’achat en déroute, accepte l’effet de ruine provoqué  par les pouvoirs se succédant indéfiniment dans leur ressemblance.

Des associations, qui ne représentent que l’argent volé au contribuable et génèrent ainsi cet effet de ruine, terrorisent et les populations et les pouvoirs successifs.

Pour couronner le tout et montrer le désordre des esprits, un grand quotidien a indiqué récemment que 54% des sondés approuvent les poursuites judiciaires contre le chasseur.

Le roi Ubu avait  les sujets qu’il méritait !

Michel de Poncins
Lundi 17 mars 2008

Et pour prendre la mesure de l’ « Affaire Cannelle »
Lire : http://www.pyrenees-pireneus.com/OURS-MortCannelle.htm

Dossier riche d’enseignements…

Et après Cannelle ?

13 janvier 2005

15 nouveaux ours pour les Pyrénées

Le ministre de l'Ecologie, Serge Lepeltier, a annoncé aujourd'hui la réintroduction d'une quinzaine d'ours sur 3 ans dans les Pyrénées.

Cinq femelles seront introduites en 2005. Cinq autres seront arriveront en 2006 et 2007, moins en cas de naissances de petits. «J'espère que d'ici là nous aurons des naissances d'oursons», a déclaré Serge Lepeltier.

La provenance des ours qui rejoindront les Pyrénées n'est pas encore arrêtée, précise le ministre, qui dit être en discussion avec l'Espagne, la Croatie ou la Slovénie.

Le lieu de leur introduction n'a pas été non plus arrêté. Le ministre de l'écologie a assuré que le «plan d'ensemble» qu'il prépare prévoit également des aides aux habitants du massif, et notamment «l'acquisition de chiens par les bergers, l'acquisition de clôtures, la construction ou la réhabilitation de maisons de bergers, l'aide au gardiennage des troupeaux». Il assure vouloir «rendre compatible la présence de l'ours et l'activité humaine» dans les montagnes.

Ce chiffre de 15 correspond à une étude de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONFCS) qui a déterminé le nombre d'individus nécessaires pour rétablir une population viable. Environ 17 ours, dont le petit de Canelle, vivent actuellement dans les Pyrénées, répartis en trois noyaux distincts (Béarn, Pyrénées centrales et Ariège). Ce sont surtout des mâles dont certains ne sont plus en mesure de se reproduire.

Dans l'esprit du ministre, il ne s'agit pas de lâcher quelques ours dans la nature mais de mettre en place un plan à long terme de sauvegarde des ursidés dans le massif pyrénéen. L'Etat français pourrait aller chercher les nouveaux venus dans les Balkans (Slovénie, Croatie) comme il l'avait déjà fait pour les trois ours réintroduits en 1996-1997. La souche la plus proche génétiquement de Canelle est la souche espagnole mais, selon Gilbert Simon, vice-président de l'association Férus, «il est peu probable que les autorités ibériques acceptent de céder à la France quelques-uns de 120 ours répertoriés de l'autre côté des Pyrénées». En envisageant de doubler la quantité d'ours présent dans les Pyrénées, le ministre de l'Ecologie prend le risque d'un affrontement avec les éleveurs, mais va satisfaire la grande majorité des Français.

Vous avez dit « Tourisme vert » ?

C’est se moquer du monde.

Au coin du bon sens...

Ça faisait longtemps que ça me démangeait, mais il faut que je vous dise : cette histoire d'ours des Pyrénées a le don de m'irriter au plus haut point.
J'ai été - dans mes jeunes années - une écologiste rêveuse qui aurait aimé voir nos montagnes devenir des sanctuaires pour les ours. Mais jamais je n'ai milité pour et jamais je ne militerai pour.

Pourquoi ?

La réponse à cette question est un autre « pourquoi » ? Pourquoi l'ours a-t-il disparu des Pyrénées ?

Quand j'étais gamine, on expliquait que son habitat s'était trouvé tellement réduit que l'ours ne disposait plus pour vivre d'un espace suffisant. Sans cet espace pas de reproduction possible. L'ours ne pouvant se contenter des miettes que l'homme lui avait laissé, il a fini par disparaître.

Comment aujourd'hui peut-on encore militer pour que l'ours ne disparaissent de nos montagnes Pyrénéennes alors que l'espèce locale y est déjà morte (il n'y a plus à proprement parlé d'ours des Pyrénées). Là où ça devient grave c'est quand un Etat se compromet dans un stupide projet de réintroduction : on en arrive alors à cette situation insensée dont les médias nous narrent les navrants épisodes successifs - l'histoire de la déconfiture de nos chers plantigrades en terre Pyrénéenne. Des ours qu'on relâche de nuit pour ne pas les exposer à l'ire de la population hostile.

Mais enfin quoi ? L'habitat de l'ours a-t-il entre temps été restauré ? Les grands espaces qui lui ont manqué pour survivre lui ont-ils été rendus ? N'est-il pas simplement criminel de déplacer ainsi des ours de leur milieu d'origine pour les introduire dans un endroit où il n'y a plus assez de place pour eux depuis longtemps ?

Comment cette réintroduction pourrait bien se passer alors que l'une des causes majeures de la disparition de la bestiole est toujours bien là ? Un ours n'est pas fait pour vivre sur un espace étriqué décidé par les hommes. Il se fiche des barrières et des panneaux « Parc National ».

Ces ours « réintroduits » sont fort probablement voués à une vie courte, voire écourtée.

Aujourd'hui Palouma est morte. Demain auquel des 4 survivants le tour ?

Lâchez donc un peu les ours ! Mais pas dans les Pyrénées !

Lundi 28 août 2006 

 

Le réseau ours brun a procédé à une campagne de relevés d'indice la semaine dernière. Bilan : peu d'indices

«On n'a jamais été aussi pauvre depuis 30 ans ! Depuis que Papillon n'est plus là et que Cannelle a été tuée, on n'a plus d'indices d'ours. »
Charles Gerbet, le chef du secteur Ossau, a participé à l'opération de recherche simultanée d'ours (ORSO) organisée chaque printemps depuis 1983 par le réseau ours brun, pilotée par l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS). La semaine dernière, du 23 au 26 avril, une vingtaine de personnes (1) ont parcouru quatre fois le même itinéraire, simultanément, sur les secteurs d'Aspe, Ossau, Navarre et Aragon. En tout, 75 itinéraires ont été passés au peigne fin, afin de recueillir des poils, des crottes, des empreintes.
« La campagne n'a pas été très fructueuse » confirme Jean-Jacques Camarra, technicien à l'ONCFS. « Nous avons cependant relevé des empreintes et des poils. Ces derniers seront analysés dans un laboratoire à Grenoble. »

Quatre ours dont trois certains. Les empreintes relevées permettent tout de même à Jean-Jacques Camarra de noter la présence d'au moins quatre individus dont trois certains. Les ours présents sont sans doute Néré, dont la taille est connue, qui se balade entre Aspe et Aragon ; Camille, de taille moyenne, basé en Navarre. Pour le troisième et le quatrième, le spécialiste penche pour Aspe-Ouest ou le petit de Cannelle qui a maintenant trois ans. « C'est un ours en pleine croissance. On ne peut donc certifier si une empreinte lui appartient. Seules les analyses génétiques des poils seront fiables. »
D'autres sorties sur le terrain de recherche d'indices, effectuées une fois par semaine jusqu'à l'été, puis un suivi mensuel, complèteront ces données.

Une crotte de 200 grammes. Xavier Piro, passionné de l'ours, est le seul à avoir pu photographier l'ourson de Cannelle à l'automne dernier, grâce à ses appareils automatiques. Il y a quelques jours, il a trouvé une crotte de 200 grammes sur le territoire de la commune d'Accous.
Seul regret pour tous les spécialistes et amoureux de l'ours, l'absence de femelle dans le secteur Béarn. Pour Gérard Caussimond, du Fonds d'intervention éco-pastoral : « Franska est repartie dans le Luchonnais. Si rien n'est fait, les ours partiront ou s'éteindront. »

 

(1) L'ONCFS, l'office national des forêts, la fédération des chasseurs des Pyrénées-Atlantiques, le FIEP ont participé à l'opération. Pour la première fois, cette année, l'IPHB était absente. Elle organise sa propre recherche d'indices les 9, 10 et 11 mai.

Auteur : Odile Faure

Source : Surd-Ouest du 4 mai 2007 http://www.sudouest.com/

A relire :

L’écologie ne peut être que royale. Depuis des lustres et je ne sais combien de vendanges, notre ami Bernard Lhote nous fait partager ses convictions…

Le roi est aussi un berger, un conducteur de tramway, un redresseur de loup, un jardinier et bien plus encore. Il est le seul qui puisse tenir tête à tous les faux redresseurs de faux torts.
Pour vous en convaincre, lisez de la : « Réintroduction de l’ours, du tramway, et… »

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