mercredi 18 octobre 2017

Nous contacter


Les archives

Effectuer
une recherche
sur le site :


Pour recevoir
la Lettre
des Manants du Roi, j'inscris mon
adresse courriel :

 

 

 

 

 

 

 

Il mène à tout… !

Le « cul des vaches »… Et il a un fantastique avantage : il n’a pas de mémoire… En douteriez-vous ? Michel de Poncins saura vous convaincre…
« Des vaches vers le sommet de l’Etat »….

Qui parle du « cul des vaches  » ?

Portemont, le 21 mars 2008

Des vaches vers le sommet de l’Etat

Monsieur Jacques Chirac, ancien président de la république, a visité le salon de l'agriculture avec grand succès comme à son habitude. Il  a continué à caresser le « cul des vaches » ce qui, historiquement, lui a permis, entre autres circonstances, de gravir les échelons jusqu’au sommet de l’Etat. Cette ascension extraordinaire mérite quelques explications, car elle nous fait pénétrer dans les arcanes secrets de la « République Fromagère ».

Le plus étrange est sa popularité dans le monde agricole ou ce qu’il en reste et, ceci, bien qu’il ait accompagné et orchestré l'écroulement de l'agriculture française depuis des décennies.

Toutes les politiques agricoles ont détruit la paysannerie au nom de principes parfaitement théoriques : il fallait diminuer sans cesse le nombre des paysans. Le vrai motif est que les paysans étaient des indépendants capables de résister à la volonté des pouvoirs quasi totalitaires. Sur les décombres de l’agriculture indépendante, on a voulu bâtir par la force une agriculture industrielle sur le modèle américain présenté comme seul valable.

Si l’agriculture avait évolué librement dans le cadre du droit de propriété, les adaptations nécessaires auraient eu lieu, mais progressivement et selon le jeu du marché libre.

Malheureusement, personne n’a vraiment résisté ;  les dirigeants des  organisations agricoles qui sont censés représenter les agriculteurs n’ont  rien fait pour les sauver, ces dirigeants  trouvant leur propre richesse dans la socialisation croissante. Certains salaires, dans ces milieux, vont jusqu'à 22 000 € par mois sans compter les avantages annexes.

Le nombre des organismes vivant sur le sang des agriculteurs est si grand que la liste ne peut être complète.

En dehors des Safer, voici quelques monstres bureaucratiques qui enferment les agriculteurs dans leurs griffes puissantes : cuma, acofa, inao, anda, crédit agricole, onic (céréales), onival ( viande), orniflhor (fruits légumes), onivins ( vins). Les ruraux font semblant de rire de la
 « Commission nationale d'homologation des cahiers des charges définissant les conditions de production de l'agriculture n'utilisant pas des produits chimiques de synthèse » ou CNHCCDCPANUPCS : cela ne s’invente pas !

Voici ce qu'il faut faire pour s'installer agriculteur :
- Lire et comprendre le code rural, soit 1875 pages dont 125 de plus chaque année.
- Si l'on achète une terre, être accepté par la Safer.
- Obtenir une autorisation d'exploiter délivrée par le Préfet.
-Avoir la capacité agricole, en excipant du « brevet technicien supérieur agricole » ou avoir 5 ans de pratique et 200 heures d'études en stage.
- Présenter son EPI (étude prévisionnel d'installation) tout en tenant compte de  la SMI (surface minimum d'installation) variable suivant les départements. C'est la  « commission départementale d'orientation de l'agriculture » qui accepte ou refuse le EPI ».

Bien sûr, si on arrive à surmonter tous les obstacles, on se trouve soumis à mille règlements dont des quotas. La valeur d'une terre dépend non des talents de son propriétaire ou locataire mais des quotas.

Le code rural est rempli de ces phrases idiotes qui constituent la seule « production » régulière de la social-démocratie, comme la suivante :

article 332/1 du code :  « En cas de retrait des productions de  terres arables dans les conditions prévues par le titre 01 du règlement CEE n° 7976 modifié, les droits et obligations résultant de l'application du livreVII sont appréciées comme si ces terres restaient affectées aux productions agricoles pratiquées l'année précédant de ce retrait. Le preneur qui procède à un retrait de production est réputé en assurer l'exploitation ». Bien que ce soit difficile à comprendre, qui ne cultive plus sa terre doit être censé toujours  la cultiver !

La conséquence est que ce magnifique métier qu'est l'agriculture a été détruit au fil du temps. En cinquante ans, le nombre des agriculteurs est passé de  2,3 millions à 994 000. La France se transforme en désert et les villages disparaissent. Les ruraux restants sont au chômage ou à l'assistanat. Les chefs d’exploitation passent leur temps dans des formalités absconces.

Malgré ce désastre, Chirac a reçu lors de sa récente visite un accueil extraordinairement chaleureux : Dans la cohue, des agriculteurs criaient : « Chirac, Chirac… ».

Saluons  le miracle de la désinformation et de l'ignorance qui règne dans la République Fromagère.

Michel de Poncins, lundi 10 mars 2008


Les regarder, les yeux dans les yeux…(Salon de l’Agriculture 2003)

Lui, il n’a pas eu peur des cornes…


Il a su aussi tondre la laine des brebis…


Petit joueur, son remplaçant les préfère sans cornes… Sait-on jamais ça pourrait porter malheur…

Transmettre à un ami
Imprimer
Réagir

 

 

 
© lesmanantsduroi - Tous droits réservés.