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De la paupérisation des Français… Des chaînes qui asservissent la nation…

Le scandale des appartements publics alimentera encore longtemps les rancoeurs des Français… Notre régime ne fonctionne-t-il pas sur le « clientélisme » ?
Michel de Poncins, une fois encore, épingle les « Hifis »…


Peu importe les noms des bénéficiaires des largesses du régime, des régimes devrions-nous dire…

Mais une « courbe » devrait retenir notre attention :

Avec 16,8 % de salariés rémunérés au SMIC, la France a atteint en 2005 un niveau qu'elle n'avait pas connu depuis 20 ans. Et ce chiffre ne comprend ni les emplois agricoles ni l'intérim…

Quel régime renversera la « courbe » ?

Portemont, le 9 janvier 2008

Enrichissement sans cause

L'accroissement permanent de la paupérisation du peuple français se remarque en particulier par la progression du nombre des  smicards, de celui des rmistes et de la progression des usagers des restos du coeur. C’est au milieu de cette  calamité que le scandale des appartements publics éclate à nouveau, jusqu’à ce qu’un crime quelconque  vienne opportunément détourner l’attention des électeurs blasés.

L'une des causes  principales de la paupérisation est l'extraordinaire détournement d'argent public en direction d'une catégorie  particulière de personnes  que j'ai dénommé, pour résumer,  les «Hifis » : politiques, hauts fonctionnaires, chefs syndicalistes, présidents d'associations subventionnées et leurs multiples entourages. Chacun posté au bord de la « rivière argentée » des richesses publiques en dérive les flots vers son usage  personnel.

Les aveux, au sujet de ces appartements, viennent d'arriver d’une façon fracassante ; ce n’est  certes pas la première fois, mais les Hifis, étroitement solidaires entre eux dans l’exploitation du peuple français,  se sont toujours arrangés pour éteindre l’incendie malgré la légitime émotion populaire. Nous épargnerons aux lecteurs le calcul financier de l'Enrichissement Personnel Indu (EPI) d'un heureux bénéficiaire de ces appartements dont les données viennent d’être  divulguées par la presse. Les chiffres cités permettent  ce  calcul grâce à l’aide des tables financières et sans oublier le fait que la fortune ainsi constituée échappe aux charges fiscales et sociales que les malheureux « moujiks » doivent supporter sur leurs modestes épargnes. Cet enrichissement  aboutit à des chiffres tout à fait astronomiques au bout par exemple d'une trentaine d'années d'usage ce qui est fréquent. Laissons, en plus, cependant de côté le cas de transmission à des enfants du droit abusif, ce qui n’est pas si rare !

Il nous est bien dit qu'il existe des milliers de bénéficiaires  des appartements publics de la ville de Paris. A l’échelle de la France, il faut ajouter des centaines  de  milliers de logements publics dans une foule de structures que personne ne recensera jamais, l’omerta étant pratiquée avec allégresse.

Et, pourtant, comme je l’ai signalé dans plusieurs livres, ce phénomène n’est qu’une très petite partie de l’Enrichissement Personnel Indu des « Hifis ». Citons pêle-mêle : les salaires mirobolants, le train de vie fastueusement assuré dans tous les domaines y compris le droit de faire la fête en permanence aux frais du contribuable, les secrétaires surpayées parce qu'elles participent à l’omerta, le droit de voyager partout sans frais, les retraites scandaleuses pour des fonctions non remplies, les cumuls et bien d’autres rubriques…

Nous rassurons, néanmoins,  les heureux prédateurs car ils ne risquent rien, puisque cet enrichissement est un enrichissement parfaitement légal ; les bénéficiaires ou leurs camarades députés ou sénateurs votent les lois  nécessaires pour que tout soit en ordre, même si par pudeur et par hasard une démission est exigée de quelqu’imprudent : de toutes façons, le droit au reclassement automatique avec au besoin création d’un « fromage perso » fait partie de l’EPI, ; depuis six mois plusieurs fonctions parfaitement inutiles mais dévoreuses d’argent ont été créées pour des camarades en difficulté.

Ces pratiques sont tellement courantes que, comme il vient d’être avoué très  officiellement,  « tout le monde le fait ». Les bénéficiaires eux-mêmes peuvent prétendre ne pas savoir qu'ils s'enrichissent. J'ai créé pour désigner ce sentiment rassurant le concept  « d’enrichissement furtif » ; cela ressemble, étrangement, aux avions furtifs qui sont invisibles de l'extérieur, mais avec un « plus », car tout se passe  comme si  le pilote de l’avion pouvait, sans mentir,  affirmer qu’il ne voit pas l’avion !

Le calcul à l’échelle du PIB de l’immense transfert de richesse réalisé est forcément extrêmement compliqué à faire étant donné le désordre absolu des finances publiques, lequel est  entretenu à souhait pour cacher toute interprétation intelligente. Les calculs très approchés montre que le détournement de fonds représente entre cinq et dix pour cent  du PIB.

C'est de l'argent enlevé par la force aux seuls véritables créateurs de richesses et ainsi se trouve expliqué, avec certes d’autres causes, la paupérisation croissante du peuple français tout entier, avec en conséquences les pleurnicheries officielles sur la chute du pouvoir d’achat.

Un pouvoir voulant faire la rupture et non simplement en discourir avait, il y a quelques mois, tous les moyens d’enclencher le processus de destruction rapide de ce pillage ruineux, ce dont les effets à la fois mécaniques et psychologiques auraient été immenses.

Il fallait qu’il commence par lui-même et par son entourage immédiat. La difficulté fut que les membres de ce pouvoir se sont  eux-mêmes abreuvés à la rivière argentée parfois durant toute leur vie et sont  formatés par leur brillantes études à  l’exploitation de  cette rivière argentée venant elle-même de l’action publique.

S’ils voulaient vraiment faire la rupture, il fallait se convertir eux-mêmes à la vérité. Certes, nous assistons à de magnifiques exercices de trapèze aux applaudissements des spectateurs du cirque, mais ce n’est pas suffisant pour prendre vraiment de la hauteur !

Pour libérer la France et les Français des chaînes qui asservissent la nation, il faudra plus qu’un tremblement de terre !

Michel de PONCINS, le lundi 24 décembre 2007
micheldeponcins@easyconnect.fr

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