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Il sera régalien ou ne sera pas !

Enfin une bonne nouvelle …Il ne faut pas réformer l’Etat. Pour nous qui appelons à un changement de régime, nous nous réjouissions de ce constat dressé par Michel de Poncins…


Le mal est trop grand… Les remèdes nous imposeront une véritable « révolution » !

Reprendre le goût des libertés vraies…

Portemont, le 7 janvier 2008

Il ne faut pas réformer l’Etat

Le pouvoir continue sans se lasser sa trajectoire de trapéziste en perpétuelle représentation. Voici que le Président de la République vient de présenter 97 mesures visant à réduire les dépenses publiques.

C'est une liste impressionnante de prétendues révolutions bureaucratiques comme la simplification du permis de conduire et de la délivrance de passeport, la carte d'identité et la  carte grise délivrées  en mairie et non plus en préfecture, avec en prime  un gros morceau comme le déménagement du ministère de la défense.

Le même jour, le Président a bien précisé qu'il ne s'agissait pas de diminuer le nombre de fonctionnaires renonçant ainsi par avance, comme d’ailleurs il l’a déjà fait, à l’une des seules mesures pouvant changer profondément l’état de la nation.

Ainsi que nous  l'avons déjà dit, il ne faut pas réformer l'État car l'État obèse est irréformable.

Le point de départ est le nombre des ministres, sous-ministres et sous-sous-ministres, les fonctions étant taillées pour faire plaisir aux uns et aux autres, c'est-à-dire clairement les favoriser et les enrichir. Une nouvelle perspective se présente : la nomination de ministres « missionnaires », c’est-à-dire attachés à une mission temporaire ; si la presse n’avait pas rapporté cette nouvelle invention, personne n’aurait pu l’imaginer. Ce sera  une autre manière d’enrichir des camarades en inondant d’un peu plus de désordre la machinerie étatique qui ressemble aux machineries ridicules inventées naguère par le dessinateur Dubout.

L'inflation du nombre de conseillers dans les cabinets ministériels est torrentielle. Les effectifs ont augmenté dramatiquement depuis 1958. On comptait à l'époque 100 conseillers au total et, fin 2006,  il y en avait 652 sous le gouvernement Villepin ; mais il fallait ajouter les conseillers officieux c'est-à-dire 15 à 25 % de plus selon les ministères et le gouvernement Villepin aurait employé finalement jusqu'à 750 conseillers.  Le pouvoir actuel, malgré des protestations officielles, participe avec allégresse à cette inflation. 

La conséquence est que le gouvernement n'est plus en mesure de superviser quoi que ce soit, malgré une augmentation exponentielle des réunions interministérielles qui sont passées d'un millier par an au milieu des années 90 à plus de 1600 en  2006.

La réforme de l’Etat obèse est impossible pour plusieurs raisons.

L'enchevêtrement des services et l’impossibilité de les comprendre  sont tels que personne n'est capable de démêler intelligemment l’écheveau.

Si quelqu'un pouvait le faire, il se heurterait tout aussitôt à la défense des intérêts. Le maréchal Gallieni qui fut ministre de la guerre en 1917 se désolait de ce que les bureaux ne pensaient pas faire la guerre aux Allemands mais qu'ils pensaient uniquement à faire la guerre entre eux. Dans le cas particulier d’aujourd’hui, la guerre entre les bureaux est encore plus vigoureuse puisque les ministres et tout leur entourage s'enrichissent d’une façon étonnante de l’obésité de l’Etat. Chacun défend son pré carré pour défendre en même temps sa carrière.

La bataille peut se déclencher pour des motifs parfaitement minables : ces jours-ci, la presse relate que Xavier Bertrand, ministre du travail, et Christine Lagarde, ministre des finances avec, chacun, leur entourage rangé en ordre de bataille consacrent beaucoup de temps à s’approprier la paternité du texte de la future loi sur le pouvoir d’achat qui, en lui-même, est un vrai néant par rapport à ses objectifs prétendus.

Bien entendu, parmi les acteurs de ces guerres, il faut ajouter les puissances syndicales embusquées chaque fois partout,  avec l’objectif  majeur de nuire en veillant à ce que rien ne change La personne qui viendrait à bout de la guerre entre les bureaux ministériels et les organisations adjacentes n'est pas encore née.

À supposer que l'on puisse y arriver, cela prendrait un temps considérable pendant lequel la faillite de la France risque d'être prononcée plusieurs fois. Voir à ce sujet la décentralisation, qui n'est pas faite, qui ne sera peut-être jamais faite, et qui, en attendant, ruine le pays en aggravant d'une façon dramatique les dépenses.

La vraie formule n’est pas de réformer l’Etat mais de tailler dans ses multiples tâches.

Il faut supprimer complètement des tâches publiques, car une simple diminution laisse subsister la racine des dépenses. La vraie rupture implique de supprimer des tâches complètes : plus de bureaux, plus de circulaires, plus de contentieux, plus de parlottes, plus de fonctionnaires, un « plan de dégagement des cadres » respectant leurs intérêts légitimes.

C'est ce qu'il fallait faire pendant les trois premiers mois de la prise du pouvoir avec simultanément un plan de rigueur pour le sommet de l'État, ce plan de rigueur comprenant la diminution des salaires et du train de vie scandaleux des plus hauts échelons. La conséquence aurait été de pouvoir supprimer quelques impôts en commençant par les plus meurtriers.

Les fonctionnaires l’auraient accepté sans problème si on leur avait montré que c’est le seul moyen de continuer à les payer et de faire une cagnotte leur permettant de partir dans des conditions honorables.

Pour faire admettre le premier paquet, il faudrait  commencer par  les tâches les plus insipides, les plus inutiles et rendre au public aussitôt les impôts correspondants. Nous tenons la liste de ces tâches à la disposition du pouvoir.

Michel de PONCINS, le lundi 17 décembre 2007
micheldeponcins@easyconnect.fr

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