Mardi 21 Novembre 2017
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Bâtir quelque société que ce soit...

Sur le mensonge? Impossible! Dominique Daguet nous le rappelle... Et invite tout croyant musulman de « bonne foi » à s'interroger... A quand « La » critique textuelle constructive du livre qui conduit leur vie?

Portemont, le 25 octobre 2010

Comme d’habitude petit office du matin tel que nous le donne à lire et méditer les éditions Magnificat. Combien une journée paraît plus nette, lumineuse, dès qu’elle a été mise sous le regard de Dieu !

La Madone du Magnificat - Botticelli-

Lecture d’abord du martyrologe romain : il fait mémoire de deux saintes d’Espagne pour nous totalement inconnues, Nunilon (prononcer à l’espagnole) et Alodie. Voilà deux prénoms utilisables pour ceux qui recherchent à la fois un prénom chrétien et une certaine originalité : Alodie vaut bien Mélodie (je me souviens d’une de mes élèves, charmante, qui se nommait ainsi…). Prénoms chrétiens, d’autant plus qu’ils furent authentifiés par le sang versé : en 851 exactement, la tête séparée du corps d’un coup de sabre. Leur refus d’obéir à l’émir de Cordoue, qui avait décrété, cette année-là, que toute personne née d’au moins un parent musulman et qui se dirait chrétienne devrait être appelée à apostasier pour rejoindre l’islam.
En cas de refus, la décapitation ! Ces deux jeunes filles étaient nées d’un père musulman et d’une mère chrétienne. Le père étant mort, la mère se remaria avec encore un musulman, qui fut un parâtre de mauvais aloi pour les deux sœurs. Convoquées, elles furent confiées à une dame musulmane dont la mission était de les conduire à renier le Christ : elles Lui furent au contraire fidèles et le juge les fit exécuter le 22 octobre 851.

Alodie et sa sœur sainte Nunilone à Huesca en Espagne.
Nées d’un père sarrasin et d’une mère chrétienne, ces deux jeunes wisigothes refusèrent la loi qui les obligeait à suivre la foi de leur père. Elles acceptèrent le martyre pour être fidèles au Père de Notre-Seigneur Jésus-Christ.
Sainte Alodie, très rarement représentée, figure sur un vitrail de l'église saint Jean-Baptiste de Jazeneuil: elle doit probablement sa présence à un prénom porté dans la famille de Mauprié, bienfaitrice de l'église.
À Huesca en Aragon, l’an 851, les saintes Nunilon et Alodie, vierges et martyres. Nées d’un père musulman, mais élevées par leur mère dans la foi chrétienne, elles refusèrent d’abandonner la foi du Christ et, après une longue captivité, en vertu d’un édit de l’émir de Cordoue, Abd-ar- Rhaman II, elles furent tuées d’un coup de sabre.

Je vais conserver leur mémoire et les nommer en moi-même protectrice des chrétiens soumis à la persécution musulmane aujourd’hui. Elles ont certainement, ces deux saintes, pardonné à leurs bourreaux : eh bien, qu’également elles prient aujourd’hui pour les musulmans afin qu’ils puissent découvrir, en toute liberté comme en toute connaissance, qui fut et qui est le Christ.
La persécution dont elles eurent à connaître l’horreur avait commencé avant le dixième siècle et n’a jamais réellement cessé, même si ce ne fut que rarement en tous lieux de l’empire islamique en même temps – il y eut des zones où une « tolérance » certaine existait, même si les droits des uns et des autres ne furent jamais égaux : dernier point prévu par le Coran… Il en va de même de nos jours, mais les pays où règne une paisible vie commune semblent devoir se faire de plus en plus rares. Comment oublier que 75% des persécutés actuels sont chrétiens !

Les 25% restant sont ou musulmans ou bouddhistes, ou encore appartiennent à d’autres obédiences… La plupart de nos gouvernements occidentaux ne prêtent certes qu’une attention distraire à ce fait gravissime, qu’ils doivent juger très secondaire parmi leurs priorités… eux qui ont renié publiquement les influences chrétiennes reçues par nos pays d’Europe !
On aimerait qu’un historien fasse le récit objectif de cette persécution séculaire – tout de même plus de treize siècles que Mahomet a donné l’exemple ! –, qui ne ferait pas l’impasse sur les conversions forcées lors des conquêtes militaires. Qu’il y ajoute, en parallèle, celles dont se rendirent coupables des chrétiens, je n’y verrai aucun inconvénient, car l’aveu des fautes est la condition même de leur pardon. De plus, pour aller libre des entraves du passé, rien ne vaut une conscience éclairée. Et rien ne doit être plus libre que la foi, que l’espérance et que l’amour !
Ce qui me semblerait utile dans un tel examen de ce passé, c’est en priorité qu’il convient aujourd’hui de savoir ce qui peut rassembler les chrétiens et les musulmans et ce qui les gardera à jamais divisés, à moins chez les musulmans l’acceptation, aujourd’hui difficile à imaginer, de corriger substantiellement nombre de versets de leurs livres de référence, soit le Coran et l’ensemble des hadiths. Car ces derniers – plus encore que les versets (à notre sens profondément inacceptables) qui émaillent le Coran –, sont la justification d’attitudes, de gestes et d’actions à proprement parler des plus répréhensibles. Certes, se trouvent dans ces textes des parties admirables, même littérairement parlant, quoique parfois ou souvent il me semble entendre plutôt des propos de négociants en démonstration commerciale, difficiles à mettre dans la bouche de Dieu…

Sur le plan pratique, sur quels points pouvons-nous travailler ensemble, agir ensemble ? Par exemple, nous pouvons parfaitement insister sur le respect commun dû aux notions morales, aujourd’hui jetées au vent du laxisme le plus débridé, qui va parfois jusqu’à l’indignité totale ; celui, également commun, dû à toute vie naissante, même si personnellement j’éprouve quelque difficulté à prôner cette union tant qu’elle ne s’accompagne pas d’une vigoureuse et systématique réprobation de toute persécution qui serait justifiée par des citations puisées dans leur livre saint et/ou dans la Sunnah.

Si, du côté chrétien, nous avons compté nombre de persécuteurs qui croyaient pouvoir manier le glaive au nom de Dieu, nous savons qu’ils ne pouvaient que mentir puisque Jésus, le Christ, n’a cessé de proclamer le contraire : et cela fut dit et répété à travers les siècles, notamment par les saints. Je sais, disant cela, qu’aussitôt glapira le chœur des vierges effarouchées, criant au scandale en évoquant le cas des croisades : sans vouloir entrer dans une polémique historique, je rappellerai que, par exemple, la première croisade avait été décidée à cause du sort subit par nombre de pèlerins chrétiens arrivés au Tombeau vide… en même temps qu’elle fut une expédition salutaire au monde politique d’alors.

Le 27 novembrre 1095, le pape Urbain II lancait son fameux appel à la Croisade lors du Concile de Clermont. Évènement majeur pour la chrétienté occidentale et orientale, il s’inscrit dans un contexte et une continuité méconnus que l’historien Jacques Heers dévoile pour nous. 18 novembre 1095 : LA PREMIERE CROISADE Le 15 août 1095, en la ville du Puy en Velay, le pape Urbain II annonce solennellement sa décision de convoquer en un prochain concile tous les évêques d’Europe, les abbés et les supérieurs des monastères, les rois, les princes et les seigneurs de la (...)

http://www.canalacademie.com/27-novembre-1095.html

Mais si le chrétien accepte d’être persécuté pour sa foi, offrant alors ce témoignage vivant, il ne pourrait que vomir sur lui-même s’il osait devenir au nom du Christ le persécuteur d’un autre être humain. L’infamie est toujours possible, mais sa justification par notre foi non ! Hélas, ce n’est pas le cas en islam, trop de textes couvrent ce sujet, et si l’on nous dit qu’un verset du Coran ou un paragraphe de la Sunnah va dans notre sens, nous savons que d’autres, souvent cités, poussent en sens contraire et nous le savons parce que nous les avons lus, ce qui n’est pas le cas de trop de nos contemporains. Il n’est jamais inutile de connaître ce qui concerne des nouveaux venus qui entendent vivre avec nous au point même de chercher à nous imposer des façons de faire et de vivre qui ne sont pas les nôtres. Nous avons à pratiquer l’accueil mais pas d’une façon stupide.
Un tel chantier serait immense, s’il s’ouvrait, et infiniment difficile à mener : on ne revient pas en chantant sur treize siècles d’asservissement doctrinaire ! Pourtant, il me semble qu’il doit être ouvert par les musulmans lucides et ouverts aux autres s’ils ne veulent pas disparaître un jour. J’ai depuis longtemps cette perception étrange d’un islam à ce point figé qu’il est en train de se couper radicalement du reste du monde – sauf dans le domaine économique, si prégnant, si puissant quoique superficiel mais qui est à des années lumière de l’islam proprement dit –ne serait-ce que du fait de cette fuite en avant qu’est le terrorisme islamique et qu’on ne peut pas ne pas nommer ainsi puisqu’il s’appuie dogmatiquement sur des textes dont les copies courent sur les fils immatériels de l’Araignée.
Les responsables musulmans de France se disent choqués de la qualification d’islamique accolée à terrorisme qui, disent-ils, mêle l’islam à des actes inqualifiables – quoique d’autres les approuvent tandis que les premiers ne citent pas les textes qui les suggèrent –, mais elle ira en quelque sorte de soi tant que justement n’aura pas été coupé à la racine ce qui la justifie aux yeux d’un trop grand nombre de musulmans.

Le monde hors islam attend en effet cette remise à jour, ou en question, cette critique textuelle constructive : il ne lui est pas demandé de renier l’essentiel, la foi en un Dieu créateur et transcendant, seulement que soit rectifié ce qui appartient si clairement au mensonge. Sur lequel on le sait il est impossible de bâtir quelque société que ce soit…

Dominique Daguet

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