Vendredi 28 Avril 2017
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A point nommé !

Prémonition ? Dans le secret des « dieux » ? Notre ami Rodolphe Clauteaux nous adressait le 4 octobre 2010 son édito à paraître dans « l’itinérant » numéro 829… Un édito à valeur de « dossier » au titre grondant : « Dieu ne veut pas d’une terre mondialisée ! ».  Mazette me dis-je, comme il va fort l’ami Rodolphe… Pour nous en fournir la preuve, Rodolphe en appelait à Jehanne ! Jeanne la Pucelle, Jeanne d’Arc ! Rodolphe prenait de l’avance sur nôtre joli mois de mai ! Je restais pensif… Et quelques jours plus tard éclatait comme un mauvais pet la chanson vomie d’un sus nommé Raphaël « Cette France moi je la méprise »… Merci Rodolphe !

Le fond nous unit ! Tout comme Rodolphe nous disons « Oui à Jeanne » !
Bien sûr, nous pourrions faire valoir quelques regards différents, nous lancer dans quelques réserves quant aux références « historiques » retenues par nôtre ami…
Mais le  « Oui à Jeanne »… nous tient !

Portemont, le 24 octobre 2010

Défaite française- Bataille de Verneuil – 17 août 1424

 

Dieu ne veut pas d’une Terre mondialisée !

1420, la France est divisée en trois “royaumes”. Celui du Duc de Bourgogne,
celui du Roi de France, et celui du Roi d’Angleterre. L’Angleterre et la Bourgogne ont fait alliance contre le roi de France Charles VII, un bâtard peut-être issu des amours infidèles
de sa mère Isabeau ! Insignifiant, le “petit roi de Bourges” est sur le point de perdre son royaume, le roi d’Angleterre a la loi pour lui, il est, selon le droit, légitime
héritier du trône de France… Soudain, venue de l’étrangère Lorraine, une jeune fille
décide de renverser le destin voulu et permis par les hommes.
Et sa décision est prise au nom de Dieu. Soixante-douze ans plus tard, le Génois Christophe Colomb “découvre” l’Amérique, pour le compte de l’Espagne…

Statue de Jules Rolleau (Chinon)

« Jehane… Jehanne… Jeanne la Pucelle, Jeanne d’Arc… nous la connaissons tous ! Tout au moins les filles et les garçons qui appartiennent à la génération du « baby boom » hélas devenue celle du « papy boom »…
Nos instituteurs avaient un plaisir particulier, dans la grande tradition laïque de la IIIe et IVe République, à nous expliquer que la petite Jehanne, paysanne, et naïve, avait entendu des « voix »… et qu’alors elle était partie sur les chemins du royaume, trouver le roi afin de le convaincre de bouter l’Anglais hors de France…
Mais ils laissaient entendre, nos instituteurs, que les « voix », c’était dans la tête de Jeanne, et là seulement, qu’elles retentissaient. Mais que ce qui importait, disaient-ils, c’est qu’une jeune Lorraine avait pris son courage à deux mains… s’était fait aider des amis du roi, avait rassemblé une armée, et avait chassé l’ennemi du sol sacré…
Pour l’auteur de ces lignes, et peut-être pour quelques-uns d’entre vous… Jeanne d’Arc est une raison de croire en Dieu. Car comment « expliquer » une telle affaire selon un regard seulement « humain » ?

Le XVe siècle n’est pas un « siècle de femmes ». La coutume est en train de redevenir féroce à leur égard, elles resteront désormais bientôt à l’ombre des hommes. L’Eglise veille au grain, aidée par les autorités civiles. Le Haut Moyen-Age est loin déjà, et la Renaissance s’annonce. En cette fin d’époque, que ce soit dans l’aristocratie, que ce soit chez les paysans, que ce soit dans la bourgeoisie naissante, la femme est sur le point de perdre son autonomie héritée des Celtes et des Gaulois, perdue sous les Francs, regagnée vers le IXe et Xe siècle. La Renaissance et le retour du Droit romain, vont très bientôt rendre la femme mineure, la mettre sous l’autorité du mari ou du père de famille, le « pater famillias » de la Grèce ou de la Rome anciennes.
Dieu, puisqu’il s’agit bien de lui, aurait pu « inspirer » un chevalier, un comte, un duc, un puissant du royaume. Il aurait alors été si facile de s’en aller remonter (les bretelles) le moral du Dauphin !… Une arrivée à la cour du « Petit Roy de Bourges » de deux cents hommes d’armes, facilement recrutés par un riche baron, par un de ces puissants de l’époque, un « Armagnac » encore fidèle au roi Charles, c’est-à-dire ni « Parisien » ni « Bourguignon » ni « Anglais »… et l’affaire était faite. Le futur roi reprenait courage, son entourage trouvait l’argent pour plus de gens d’armes, à son cri de ralliement, ses vassaux reprenaient foi en leur roi, et Reims était prise, et le roi sacré, et Orléans libéré… Mais non, c’est une jeune fille, une jeune pucelle de 18 ans qui vient le trouver pour réaliser le rêve impossible.
Car le Dauphin est vautré dans la dépression, sa cour est sur le point de passer aux « Parisiens » de la Sorbonne, c’est-à-dire aux Bourguignons, c’est-à-dire à l’Anglais. Il n’y a plus rien à espérer de ce « bâtard » sans volonté, dont le père, Charles VI dit Le Fou, a perdu sa capitale et vendu son royaume à l’Anglais. Le Dauphin n’a plus d’alliés, plus de pouvoir, il ne règne que sur le tiers de son royaume… Et, de plus, il a été déshérité par sa mère Isabeau lors du calamiteux Traité de Troyes de 1420. La reine y a, officiellement, déclaré la bâtardise de ce fils, fruit de ses amours adultères avec Louis d’Orléans…

A côté, l’Anglais est puissant, ses armes son invincibles, en 1415 la Bataille d’Azincourt en fut la preuve. Aucun chevalier français ne put rien contre les archers anglais !

L’if de ces arcs vulgaires fut plus fort que le fer des nobles armures ! C’est Henry V d’Angleterre qui a vaincu à Azincourt, avec une armée largement inférieure en nombre. Mais ses paysans archers ont percé les cuirasses de la « furia francese » des chevaliers du roi de France.

De plus, contre toutes les traditions de la guerre médiévale, l’usurpateur anglais a fait égorger ses 1700 prisonniers, tous nobles de France !…
Invincibles et féroces, sont les Anglais !
Charles VI, Le Fou, est mort en 1422, et son fils, arrivé à « dauphin » par la mort de son frère Jean en 1417, se proclame roi de France.

Charles VII

Et c’est à Bourges, capitale du Berry, que le gentil Dauphin règne encore avec quelques fidèles… Il est alors surnommé le petit roi de Bourges.
Paris est au mains des Anglo-Bourguignon, après une révolte contre les Armagnac, le « parti du roi » lors d’une de ces furies parisiennes qui fit 10000 morts, et dont le Dauphin, alors âgé de 15 ans, n’échappa qu’in extremis grâce au courage du prévôt de Paris qui, le 29 mai 1418, l’enveloppe dans une couverture, le jette sur un cheval et s’enfuit du milieu de la foule en furie.
Le Traité de Troyes a donc installé sur le trône de France les rois d’Angleterre, qui garderont ensuite le titre de Roi d’Angleterre et de France jusqu’à la Paix d’Amiens en 1802 !… Eh oui, quatre siècles encore, les Anglais voudront « posséder » la France…
Les signataires du Traité de Troyes, ce traité de traîtres avaient convenu qu’Henri V, le roi vainqueur d’Azincourt, épouserait Catherine de Valois, la fille de Charles VI et d'Isabeau, et qu’à ce titre, il serait, lui et ses descendants, héritier de la couronne de France.

Charles VI et Isabeau…

Charles VI Le Fou et la reine Isabeau avaient donc légué la couronne à un gendre anglais !

Le mariage fut célébré le 2 juin 1420 en l'église Saint-Jean-au-Marché de Troyes…
C’est ainsi que le 1er décembre 1420, Henri V roi d’Angleterre, fait une entrée triomphale à Paris en compagnie de Charles VI. La Sorbonne, avec à sa tête le recteur Pierre Cauchon, et les Etats généraux de langue d'oïl, c’est-à-dire du Nord de la Seine, lui font un chaleureux accueil, celui que font bien trop souvent les collaborateurs à l’ennemi…
Plus tard, des juristes, fidèles à Charles VII, casseront le traité de Troyes, car « la couronne de France n'appartient pas au roi de France, icelui ne peut donc point en disposer. » Argument qui valait bien celui opposé aux Plantagenêt quelques siècles plus tôt, « Le lis ne file pas », et qui nous avait évité une reine anglaise, mais pas l’épouvantable première Guerre de Cent Ans.
Le 31 août 1422, Henri V, l’Anglais, « roi de France et d’Angleterre », meurt. Il précède de peu son beau-père Charles VI le Fou.

Jean de Lancastre duc de Bedfort

Ne perdant pas de temps, le 21 octobre, le Duc de Bedfort, devient régent du royaume de France, royaume donc « anglais »… et fait proclamer « roi de France » le fils d'Henri V, âgé de dix mois, sous le nom d'Henri VI.
Le régent anglais, mettra aussitôt le siège devant Orléans, seule ville importante « du Nord », restée fidèle au Dauphin devenu Charles VII.

Mais, entre temps, Jeanne est arrivée sur la scène du monde. Sa présence ne sera pas longue, elle consacrera sa jeunesse et son intelligence à son combat contre l’Anglais.

Première entrevue entre Jeanne d'Arc et le Dauphin – 23 février 1429

Trois petites années entre l’hiver 1429, où elle se décide à aller à Bourges trouver le Dauphin, et le mois de mai 1431, où elle est liée au pieu infâme du bûcher.

Victoire Française- Bataille de Patay- 18 juin 1429- Une des rares batailles où une attaque de cavalerie l'a emporté sur une disposition d'archers.

Mais elle aura accompli sa mission, libérer le royaume de Charles VII qui alors, de « Petit Roy de Bourges », deviendra après le sacre de Reims, le « Bien Servi », puis, le « Victorieux »…
Et il ne faut pas minorer son action. En 1429, l'action de Jeanne fut décisive. En prenant le contrôle de Reims et de Compiègne, elle coupa en deux les possessions du duc de Bourgogne. Celui-ci fut alors obligé, en 1435, de se rapprocher de Charles VII. Les Anglais furent alors progressivement repoussés. En 1453, ils ne contrôlent plus que Calais, et la paix fut signée en 1475.
Paris, six ans après l'apparition de Jeanne d'Arc devant ses murs, réduit par la guerre, la famine et la peste à la misère, et voyant que le duc de Bourgogne s'était réconcilié avec Charles VII pour chasser les Anglais, appelèrent eux-mêmes les troupes de Charles VII dans ses murs.

Elles entrèrent par la porte Saint-Jacques aux acclamations des bourgeois, pendant que les quartiers Saint-Denis et Saint-Martin descendaient dans la rue aux cris de : Vive le roi !
« Bonnes gens, leur dit alors le connétable de Richemont en leur serrant la main, le roi vous remercie mille fois de ce que si doucement vous lui avez rendu la maîtresse cité de son royaume, tout est pardonné. »
Ce Paris qui avait résisté par les armes à Jeanne d’Arc, dont l’Université avait fourni l’argumentaire des notaires du procès de Jeanne, ce Paris dont l’université, et son recteur, le fameux Pierre Cauchon avait été un si fidèle instrument de la traîtrise anglaise et française, l’instrument légal du supplice de Jeanne, rendait les armes.
Cela dit… comme lors de la succession des Plantagenêt et de leurs exigences au Royaume de France… l’issue que prit alors en 1328, cette affaire de succession, n’est pas légale. Selon la loi des hommes, qui est la seule valide lorsqu’il s’agit de choisir quelqu’un à couronner afin de l’asseoir sur un trône. Et en 1328, Isabelle de France, reine d’Angleterre, possédait bien le droit de léguer à son fils Edouard III, le trône de France !… Mais l’argutie juridique bien connue du « Lys qui ne file pas »… ou… « le Royaume de France ne peut tomber en quenouille »… évita ainsi une première fois la formation de ce royaume immense, et d’Angleterre et de France, un empire. Cent ans et une guerre colossale plus tard, le problème se repose. Et c’est une femme, Jeanne, qui tranchera.
Car, que se serait-il passé si l’Angleterre et la France, étaient devenues, naturellement, une seule entité politique ?
Nous sommes donc à la fin du Moyen Age, les dernières fumées du bûcher de Rouen, annoncent la mise au point de l’imprimerie à caractères mobiles du fameux Gutenberg, né en 1400…

Et la colossale révolution culturelle que le papier imprimé va permettre dans l’Europe de la Renaissance qui approche.
La France est le plus vaste et le plus riche royaume d’Occident. Seule la Chine et peut-être l’Inde sont des contrées plus peuplées qu’elle. L’Angleterre, est une Sparte moderne. Le royaume est tenu par des arrivistes querelleurs, qui perdent souvent leur trône, mais savent organiser une armée « populaire », en obligeant les paysans de chaque village à planter des arbres empoisonnés, dont il faut garder le bétail, l’if des longbow. Ce sont ces « longs arcs » de deux mètres et plus, qui lancent des flèches mortelles à trois cents mètres. Mais l’Angleterre est pauvre. Ses pâturages glacés six mois par an nourrissent mal une population famélique (il y a à l’époque entre deux et trois millions d’habitants en Angleterre, douze en France). Pour ces gens, l’engagement fréquent dans des expéditions militaires sur le continent, est l’occasion de trouver peut-être une mort rapide, mais certainement de se remplir le ventre.

L’alliance définitive de ces deux royaumes, et la richesse de l’un, et la puissance militaire de l’autre, aurait changé la face du monde.

Le frère de Christophe Colomb, Bartolomeo, est venu en France solliciter Louis XI afin qu’il finance le voyage par la nouvelle route vers les « Indes ». C’est Amerigo Vespucci, secrétaire de son oncle, ambassadeur de Florence à Paris qui en témoigne. Puis Bartolomeo s’en serait allé à Londres… en vain. C’est en Espagne que Christophe réussira à convaincre la Reine de financer les trois bateaux de sa première traversée.

Notons qu’Amerigo Vespucci, qui signait ses lettres Americus Vespucius, donna involontairement son nom à l’Amérique, grâce à un traceur de cartes allemand, Martin Waldseemüller qui en 1507 faisait partie de l’assemblée savante nommée « Gymnase vosgien de Saint-Dié ». Mettant à jour une nouvelle carte du monde, Waldseemüller s’inspire du texte « Mundus Novus » d’Amerigo Vespucci, et nomme ce « nouveau monde »… Amérique (la ville de St Dié se pare d’ailleurs aujourd’hui fièrement du titre de « Marraine de l’Amérique ») !

MARTIN WALDSEEMÜLLER
Cosmographiae Introductio, Strasbourg, 1509

Si donc l’Amérique avait été découverte pour le compte d’un Royaume Anglo-Français, aucune terre ni population n’aurait été laissés ni à l’Espagne, ni au Portugal, ni plus tard à la Hollande. L’Amérique du Nord aurait parlé français, ainsi que les Indes, et « celles » de l’Ouest et de l’Est, les vraies. Il ne serait resté comme royaumes cohérents et indépendants, guère que le Japon et peut-être la Chine… L’Univers aurait très vite, dès le XVIe siècle, parlé français, pensé français, commercé français. La mondialisation, à la française, serait devenue une réalité cinq siècles plus tôt que celle à laquelle nous assistons, encore « anglosaxonne » avant que de devenir chinoise, et, ou, « islamienne ».
Et Dieu n’en voulait pas, et il envoya Jeanne.
Et si Dieu n’en veut toujours pas, mais alors, qui enverra-t-il ?

Rodolphe Clauteaux


Yolande d’Aragon – Vitrail- Cathédrale Saint-Julien du Mans.

Note :
Une hypothèse récente, place Yolande d’Aragon au centre de l’  « Affaire Jeanne d’Arc ». Yolande d’Aragon, duchesse d’Anjou, a décidé de faire couronner à Reims Charles, futur Charles VII. Pour cela, elle aurait en quelque sorte kidnappé dix ans avant les faits, une demi-sœur du futur roi, une fille bâtarde issue (elle aussi ?) des amours illégitimes d’Isabeau de Bavière alors reine de France, et épouse de Charles VI, le fameux fou et complice du Traité de Troyes, ce « traité de traîtres ». Préparant son affaire avec soin, Yolande d’Aragon envoie hors des frontières, en Lorraine, Jeanne, la fille illégitime, future Jeanne d’Arc, et fait peu à peu courir la rumeur qu’une pucelle viendra bientôt sauver le royaume. Placée dans la famille d’un couple de paysans aisés de Domrémy, Jeanne sera formée au métier des armes, à l’équitation guerrière, et même, à la théologie ! C’est cette « proximité », ils sont de la même mère, qui expliquerait la facilité avec laquelle le « petit roy de Bourges », se laissa convaincre de charger Jeanne d’Arc de libérer le royaume. Cette thèse, qui, en fin de compte, ne contredit que bien peu la « légende » officielle, mais qui est formellement contredite par les archives du procès de Jeanne, soigneusement conservées et sans qu’il n’y ait aucun doutes sur leur authenticité historique, essaie d’expliquer par une histoire compliquée, le « scandale » apparent d’une « pucelle montant à cheval une épée à la main ».
Or… le Moyen Age aura souvent vu des femmes guerrières. Déjà durant les croisades, il était courant que la femme du seigneur, au lieu de rester à garder le fief, décida de prendre et la croix et les armes afin d’accompagner en Terre Sainte, son seigneur et mari. D’ailleurs, du temps de Jeanne, d’autres femmes prendront les armes… En 1472, Jeanne Hachette, provoquera la défaite devant les murailles de Beauvais, en ruine, du fameux duc de Bourgogne, Charles Le Téméraire.

 Ce qui vaudra à toutes les femmes de Beauvais, l’édit royal suivant… « Toutes les femmes et filles qui sont à présent et seront à tout jamais de ladite ville se pourront, le jour de leurs noces, et toutes autres fois que bon leur semblera, se parer, vêtir et couvrir de tels vêtements, parements, joyaux et ornements que bon leur semblera, sans que, pour ce, elles puissent être aucunement notées, reprises ou blâmées, de quelque état ou condition qu'elles soient »… signé Louis XI.

Chronologie :
21 octobre 1422, mort de Charles VI le Fou. Son fils, le Dauphin Charles, se proclame roi de France sous le nom de Charles VII. Mais il n'a d'autorité que sur un petit territoire autour de Bourges. Paris fait allégeance au roi franco-anglais, un enfant de dix mois, Henri VI de Lancastre, sous la régence du duc de Bedford.
Le « petit roi de Bourges » va voir sa légitimité réaffirmée grâce à l'arrivée de Jeanne d'Arc. Il était prêt à renoncer quand survient Jeanne.
La jeune paysanne lui redonne courage et bientôt, le roi va pouvoir chasser les Anglais du royaume et reconstruire le pays, méritant les surnoms de Charles le Bien Servi et Charles le Victorieux. Outre Jeanne, ses plus fidèles appuis sont les frères Bureau, le chancelier Jouvenel des Ursins, le banquier Jacques Coeur et sa maîtresse Agnès Sorel.

Illustration de Pertus, enlumineur nîmois.

Le 8 mars 1429, Jeanne d'Arc rencontre le Dauphin Charles à Chinon, après avoir reconnu le dauphin dissimulé au milieu des courtisans, elle se montre suffisamment convaincante pour qu'on la prenne au sérieux.

25 février 1429, Jeanne d'Arc rencontre Charles VII à Chinon. Elle le reconnaît bien qu'il ait feint de se dissimuler dans la foule des courtisans.
8 mai 1429, les Anglais lèvent le siège d'Orléans après que Jeanne d'Arc fut montée à l'attaque de leurs lignes...
18 juin 1429, Jeanne d'Arc remporte à Patay une victoire très importante pour la suite de la guerre sur les Anglais.
17 juillet 1429, Charles VII est sacré roi de France à Reims. Grâce à Jeanne d'Arc, le roi renoue avec la tradition capétienne du sacre à Reims.
2 septembre 1429, Jeanne d'Arc renonce à enlever Paris aux Anglais. Elle lève le siège de la ville.
23 mai 1430, Jeanne d'Arc est faite prisonnière devant Compiègne.

30 mai 1431, Jeanne d'Arc est brûlée vive comme relapse sur la place du Vieux-Marché, à Rouen, après avoir été jugée par un tribunal d'Eglise présidé par l'évêque de Beauvais Pierre Cauchon et par le frère dominicain Jean Le Maître, vicaire du Grand Inquisiteur de France.

Siège de Pontoise- de juin à septembre 1441


Reddition de Rouen -10 novembre 1450


Bataille de Castillon

17 juillet 1453, l'armée du roi de France se heurte à un corps expéditionnaire anglais sur les bords de la Dordogne, près du village de Castillon. Les Français commandés par Dunois et les frères Bureau l'emportent sur les troupes du général Talbot, comte de Shrewsbury, en particulier grâce à leurs bombardes. C'est la première fois qu'est employée l'artillerie sur un champ de bataille. La victoire française survient 24 ans jour pour jour après le sacre du roi Charles VII sous la bannière de Jeanne d'Arc.

Prise de Bordeaux – 19 octobre 1453

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