Vendredi 24 Novembre 2017
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De son vivant n’a-t-elle pas fait couler beaucoup de sang ?

Aujourd’hui elle fait couler beaucoup d’encre ! La tête, le « chef » de « Nouste Henric » est à la Une… tous les médias en parlent !

Pour certains, « C’est affaire de panache », à en croire « L’Humanité » qui à l’occasion de la critique de la  pièce de théâtre « Henri IV » joué au Théâtre des Mathurins se fendait d’une allusion… précisant :

« Cela se regarde et s’écoute avec le plaisir familier qu’on prendrait à feuilleter un vieux livre d’histoire en couleurs. La pièce, de facture classique habilement agencée, est faite de dialogues savoureux, sans piments superfétatoires. Il y a surtout que, chose rarissime aujourd’hui sur une scène privée, on ne compte pas moins de dix-huit comédiens dans de riches costumes d’époque (Jean-Daniel Vuillermoz), évoluant dans un décor sobrement judicieux (d’Agostino Pace) avec, en prime, une musique de scène originale (Emmanuel Herschon). Jean-François Balmer, dans le rôle-titre, rallie évidemment tous les suffrages. On admire qu’en lui la science et l’instinct du jeu font si bon ménage qu’on ne peut plus imaginer Henri IV autrement que sous ses traits, si prompts à trahir la ruse ou à manifester la bonté. Un maître. Béatrice Agenin (Marie de Médicis) et Maxime d’Aboville (Condé) lui tiennent la dragée haute. Aucune fausse note, d’ailleurs, dans ce travail de troupe plutôt exemplaire. »

http://www.humanite.fr/26_12_2010-c%E2%80%99est-affaire-de-panache-460829

Prudence avec le souverain favori des Français…

Chez « Libération » aussi il fallait en parler avec un « Chez les Bourbons, la tête a toujours été un organe à part… »

http://www.liberation.fr/culture/01012308326-henri-iv-retrouve-toute-sa-tete

Pour l’hebdomadaire « Le Point » il importait d’apporter un peu de sérieux et relater l’origine de l’affaire qui fait tourner bien des têtes…

Il s’agirait donc de la tête du Bon roi Henri qui ferait un retour à la « Maison » après deux siècles de « pérégrinations rocambolesques ».
Toujours est-il que ce retour possible a été fort habillement présenté sans préjugé de l’authenticité de ladite tête… Un historien de renom, Jean-Pierre Babelon, un médecin légiste spécialisé en paléopathologie, le docteur Philippe Charlier qui s’était illustré en révélant les causes du décès de la belle Agnès Sorel, et une équipe de 19 chercheurs et spécialistes… Tout une « armée » bénévole pour que le « chef » des Bourbons regagne sa Maison…

http://www.lepoint.fr/societe/la-stupefiante-enquete-qui-a-rendu-sa-tete-a-henri-iv-16-12-2010-1276431_23.php

Authentique ou pas, entendons qu’il s’agisse de la tête du « Vert galant », il fallait que sa tête ait une destination…
Aussi son dernier propriétaire a-t-il jugé bon de la confier à toutes fins honorables au prince Louis de Bourbon, chef de la Maison de Bourbon, lequel prince entend lui faire prendre le chemin de notre nécropole royale de Saint-Denis.

Montjoie ! Montjoie ! Montjoie !

Notre sang ne fait qu’un tour…

 « Cette tête fait partie du patrimoine national », assure Louis de Bourbon

Un beau cadeau de la Providence ou de la science… Personne ne conteste que cette « tête » soit bien du XVIIe siècle… Mais, s’agit-il bien la tête du roi « modèle » tant pour la monarchie que la république ?...

Lire…

http://www.lepoint.fr/societe/la-stupefiante-enquete-qui-a-rendu-sa-tete-a-henri-iv-16-12-2010-1276431_23.php

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20101215.FAP2462/des-scientifiques-identifient-la-tete-du-roi-henri-iv.html

http://www.lefigaro.fr/sciences/2010/12/14/01008-20101214ARTFIG00768-la-tete-d-henriiv-est-retrouvee-et-authentifiee.php

http://www.francesoir.fr/insolites/retrouve-la-tete-dhenri-iv.72965

Lire aussi…

Paléopathologie : Le cas Henri IV

 Une authenticité « sûre à 99.999999…% * »


Lire l’intégralité…

http://www.agoravox.fr/culture-loisirs/etonnant/article/paleopathologie-le-cas-henri-iv-86401

Des  prémices à cette affaire ?

C'est ce qui s'appelle une conférence prémonitoire ou plutôt opportune : le 17 septembre dernier, à l'occasion des Journées du Patrimoine, le Rochelais Rodolphe Huguet donne une causerie sur le « mystère de la disparition de la tête d'Henri IV ». Trois mois après, elle est retrouvée.

« Pour être franc, j'avais un tuyau. J'avais rencontré Charles-Emmanuel de Bourbon-Parme en début d'année et il m'avait confié que des travaux d'authentification étaient en cours sur une tête momifiée qu'on supposait être celle d'Henri IV. En programmant ma conférence, je savais que je serais dans l'actualité même si je ne pouvais pas tout dire », sourit le guide des tours de La Rochelle, par ailleurs royaliste convaincu.
Étudiant à Versailles

Il préside un groupe de travail bien peu connu du grand public : le Cercle d'études des nécropoles dynastiques et royales européennes. « C'est parti de l'époque où je travaillais à la basilique Saint-Denis où se trouvent les sépultures royales. On recevait beaucoup de passionnés d'un peu partout en Europe. On a eu l'idée de mettre en commun nos connaissances pour comparer les différentes nécropoles royales. »

Lire la suite…

La suite ?

Le doute, pour certains n’est pas levé.
Notre ami Philippe Delorme est de ceux-là.

« Cette « authentification » très médiatique me semble des plus hâtives. L’enquête historique a été bâclée, de larges zones d’ombre subsistent sur le parcours de cette tête. Aucun document par exemple ne précise que le cadavre de Henri IV aurait été décapité lors de la profanation de la basilique de Saint-Denis en 1793. Cette tête apparaît mystérieusement en 1919, dans une vente aux enchères à Drouot, sans que l’on sache d’où elle vient. D’ailleurs, elle présente si peu d’intérêt qu’elle est achetée pour 3 francs…
Le crâne présenté comme celui de Henri IV » n’est pas scié. Les scientifiques auteurs du rapport expliquent cette particularité, en disant que Henri IV aurait été « embaumé à l’italienne »… sur la foi d’un texte de Lamartine (grand historien !) écrit au XIXe siècle.
Or Alexandre Lenoir, fondateur des Monuments Français, témoin oculaire, à qui l’on doit la préservation d’une grande partie de notre patrimoine d’Ancien Régime, affirme le contraire dans un rapport publié en 1801 (cité par Alain Boureau dans « Le Simple corps du roi », Paris, 2000, p. 77 sq) :
« Ce cadavre, considéré comme momie sèche, avait le crâne scié, et contenait à la place de la cervelle, qui en avait été ôtée, de l’étoupe enduite d’une liqueur extraite d’aromates, qui répandait une odeur encore tellement forte qu’il était presque impossible de la supporter. Un soldat qui était présent, mû par un martial enthousiasme au moment de l’ouverture du cercueil, se précipita sur le cadavre du vainqueur de la Ligue, et, après un long silence d’admiration, il tira son sabre, lui coupa une longue mèche de sa barbe, qui était encore fraîche, et s’écria en même temps, en termes énergiques et vraiment militaires : Et moi aussi je suis soldat français ! Désormais je n’aurai plus d’autre moustache. Et, plaçant cette mèche précieuse sur sa lèvre supérieure : Maintenant je suis sûr de vaincre les ennemis de la France, et je marche à la victoire ! Et il se retira. »
Ce n’est qu’un premier point, peut-être discutable, mais qui laisse supposer que l’enquête historique n’a pas été menée avec tout le sérieux nécessaire.
Quant à la question de l’impossibilité apparente d’extraire de l’ADN du crâne en question, je ne suis pas spécialiste mais le professeur Gérard Lucotte, généticien réputé, a déclaré, lors de la conférence de presse, que cela était « sidérant » « un fait unique dans l’histoire de l’ADN ». Le professeur Cassiman, de Louvain (analyse du coeur de Louis XVII) m’a aussi fait part ce matin au téléphone de sa perplexité sur de tels « résultats ».
Je m’en explique dans une interview sur Radio France Internationale »

A entendre sur : http://www.youtube.com/watch?v=nsXY9d8WjRg )
Philippe DELORME
http://phidelorme.blog.lu
http://phidelorme.blog.lu/gallery/446/phd1b.JPG

Promoteur des analyses ADN sur le cœur de Louis XVII en 2000. Auteur de « Henri IV les réalités d’un mythe » (L’Archipel 2010)

Ainsi que

Un dossier consistant…

« Depuis quelques jours, la communauté scientifique a la tête dans les nuages : celle d'Henri IV a été identifiée par l'équipe du jeune professeur Philippe Charlier, paléopathologiste. Une telle relique réapparaissant 400 ans après le décès tragique du roi ne pouvait que mettre en émoi un pays à qui il a rendu la paix à la suite des Guerres de Religion : en ces temps de crise, la France rend ainsi un juste hommage à celui qui est considéré comme son père nourricier en se rappelant l'image d'Epinal bien connue de la poule au pot. Par son image de pacificateur, Henri IV n'est pas seulement un ancien souverain aimé de ses sujets, il est aussi devenu un personnage mythique, emblème d'un monarque paternaliste et aimant. Cette figure posthume est popularisée par le XIX° siècle romantique, comme en témoigne le tableau qu'en fit Ingres en 1817 …

Thomas DELVAUX

Jean Ingres, Henri IV recevant
l'ambassadeur d'Espagne, 1817
(Musée du Petit-Palais, Inv. 1164)

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www.morinie.com


Ecouter et « visiter »…

http://www.purepeople.com/media/jeudi-16-decembre-2010-louis-de_m528527

Et la bonne ville de Dinard de réclamer reconnaissance !...

Crâne d'Henri IV : le cerveau de l'affaire est dinardais - Dinard

samedi 18 décembre 2010

L'histoire
La nouvelle a fait la une de l'actualité, cette semaine. Des chercheurs ont authentifié un crâne comme étant bien celui d'Henri IV, poignardé par Ravaillac le 14 mai 1610.
L'affaire a fait tourner bien des têtes. Mais le cerveau de l'affaire est bien dinardais. L'antiquaire Joseph-Émile Bourdais l'a crié sur tous les toits, depuis son magasin de la rue du Casino. Le costumier Jacques Guinhut s'en souvient et l'historien Henri Fermin s'est battu pendant 40 ans contre des incrédules, preuves en mains.
Le crâne dans une armoire
Embaumé et inhumé à la basilique Saint-Denis, le corps d'Henri IV est jeté à la fosse commune, en 1793, par les révolutionnaires... Sauf quelques pièces récupérées par des particuliers, dont sa tête. C'est le trou noir, jusqu'en 1919, où Joseph-Émile Bourdais achète des bibelots, à Paris, salle Drouot. Dans un meuble, il découvre des crânes. Original ! Il les conserve et les transporte dans son atelier musée de Dinard.
On le surnomme Henri IV
Le 15 août 1924, un article de La Gazette des arts lui met la puce à l'oreille. « Il ausculte le crâne, dévore des livres et lance la polémique, depuis Dinard, relayé par les journaux locaux puis nationaux. Il était persuadé que c'était bien le crâne d'Henri IV », raconte Henri Fermin, dont le grand-oncle, chiffonnier récupérateur, est très lié à Bourdais, brocanteur. « Celui-ci lui a d'ailleurs dédicacé son ouvrage « Pourquoi et comment fut tué Henri IV. Une perle rare. »
À l'époque, l'affaire fait l'effet d'un pétard mouillé. « Bourdais, homme remarquable, est pris pour un original et tout le monde le surnomme gentiment Henri IV. »…

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http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Crane-d-Henri-IV-le-cerveau-de-l-affaire-est-dinardais-_35093-avd-20101218-59577428_actuLocale.Htm


Et Pau, sa bonne ville de réclamer son dû !

Alors que la tête d'Henri IV a été officiellement authentifiée hier matin, la ville de Pau souhaite que la relique passe en Béarn avant d'être définitivement inhumée.
La tête du Vert Galant en fait tourner bien d'autres. Après avoir été authentifiée par un collège de dix-neuf scientifiques réunis autour du médecin légiste Philippe Charlier, quel sera le devenir de la relique ?
Selon Jacques Perot, président de la société Henri-IV, elle a été remise au prince Louis de Bourbon, héritier de la dynastie, avant que celui-ci ne la cède à la République française. La tête devrait être ensuite inhumée à la basilique Saint-Denis lors d'une célébration officielle. Deux dates sont évoquées : le 14 mai, pour l'anniversaire de la mort d'Henri IV ou le 1er juillet, date de son inhumation.
Pour autant, l'idée traversera l'esprit de nombreux Palois et Béarnais. La place de la relique n'est-elle pas au château de Pau où naquit le Bon Roi Henri ? Selon le prince Charles-Emmanuel de Bourbon, un des nombreux descendants de Louis XIV, si la plupart des reliques royales jetées par les révolutionnaires dans la fosse commune ont été replacées dans des gisants et des tombeaux, certaines « comme les coeurs et les entrailles » ont « parfois été dispersées dans les régions de France » dans des endroits aimés par les rois.
Sauf que le nouveau dépositaire légal, Louis de Bourbon, chef de la branche aînée de la Maison de Bourbon, considéré par les légitimistes, comme l'héritier « naturel » de la Couronne de France sous le nom de Louis XX, ne partage pas totalement cet avis. Il l'a dit clairement hier matin. « Je souhaite désormais que mon aïeul repose en paix, a-t-il précisé. En tant que chef de la maison de Bourbon, je souhaite qu'il retrouve une sépulture dans la nécropole royale de Saint-Denis. »
L'homme à l'accent espagnol prononcé (il a la double nationalité) a ensuite enjoint sa famille, mais aussi l'État et les Français » à l'aider dans cette démarche. « Il n'y avait pas meilleur endroit puisqu'il reposera en famille » a enfin insisté le Prince Louis.
Un crochet par la cité royale
Martine Lignières-Cassou comprend ce point de vue. « Au nom du respect des morts, il me paraît normal que la tête soit inhumée, concède-t-elle. Il faut bien qu'elle repose quelque part ». En revanche, et l'affaire pourrait faire grand bruit, elle souhaite que la tête d'Henri IV fasse un crochet par la cité royale : « Je ne sais pas si le projet est réalisable, mais j'aimerai qu'avant qu'elle soit inhumée définitivement, les Béarnais et les Palois puissent la voir une dernière fois. Ce n'est pas un objet sacré, mais en même temps, c'est un peu de notre identité ».
La députée-maire de Pau compte s'entretenir avec le conservateur du musée du château Paul Mironneau. Pour voir dans quelle direction orienter ses démarches. Vers les Bourbon qui possèdent actuellement la relique. Ou vers l'État, son futur propriétaire. « Je crains que cela soit très compliqué, anticipe Martine Lignières-Cassou. Dans la mesure où la tête d'Henri IV peut devenir un enjeu politique entre les Royalistes et les Républicains ». Visiblement, l'élue redoute le casse-tête.
Demande officielle
« Il paraît inenvisageable de faire voyager la tête qui est dans un très mauvais état » indique Florence Lemoine, représentant la Réunion des Musées Nationaux. « Le prince de Bourbon souhaite avant tout lui donner une sépulture digne à la basilique Saint-Denis » ajoute-t-elle. Cependant tout n'est peut-être perdu pour l'initiative souhaitée par Martine Lignières-Cassou « qui peut toujours écrire au ministre de la Culture pour formuler une demande officielle » conseille Christine de Rouville, de la Direction générale des Patrimoines au ministère de la Culture.
Le chef de la Maison de Bourbon, appelé également duc d'Anjou, a annoncé pour sa part qu'il tenterait de passer dans la cité royale pour expliquer sa démarche. Henri IV n'imaginait sûrement pas que 400 ans après sa mort, il continuerait à être au centre de tant de conversation.

 

Voir et entendre…

http://www.youtube.com/watch?v=gpvYkFY78pI

http://www.lefigaro.fr/sciences/2010/12/16/01008-20101216ARTFIG00633-duc-d-anjou-la-tete-d-henri-iv-est-un-patrimoine-national.php

«Avec la confirmation de la découverte, c'est à moi, en tant que chef de la maison de Bourbon, d'établir une relation avec le gouvernement et d'essayer de l'enterrer dans les conditions les plus dignes possibles», déclare Mgr Le Prince Louis de Bourbon.

In fine ?

Une « Affaire » qui fera couler encore beaucoup d’encre…

A suivre donc !

Portemont, le 6 janvier 2010

 

Lire aussi

Au château de Pau, commémoration du quatrième centenaire de la mort d’Henri IV

ttp://belcikowski.org/ladormeuseblogue/?p=14540

 

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