Vendredi 24 Novembre 2017
Communiqués
|
Les actions des Manants | La Famille des Manants

Mardi 16 novembre 2010 à 19 heures...

Messe pour le repos de l'âme de Charles Maurras...
Eglise Sainte Cécile-Saint Eugène, 6 rue Sainte Cécile, 75009 Paris ...

Portemont, le 13 novembre 2010

« La santé de Maurras s’altéra. En juin 1950, il rédigea, on s’en souvient, la célèbre « prière de la fin » qui sera notre conclusion. Cette prière ne fut exaucée dans sa pleine lumière que deux ans plus tard, en 1952.

Une grâce médicale intervint après 7 ans et 7 mois de réclusion. Il fut toutefois assigné à résidence à la clinique de Saint-Symphorien-lès-Tours, Paris et Martigues lui étant, délicatesse suprême du régime,  interdits.

Mgr Le Couedic l’avait à deux reprises visité à Clairvaux. L’archevêque de Tours chargea le chanoine Cormier de visiter à son tour l’illustre prisonnier. Les échanges furent de plus en plus profonds, spirituels. Le chanoine Cormier fut aussi délicat que filial et paternel, donc patient…

Octobre 52, l’état de Maurras déclinait. Il acceptait de recevoir les derniers sacrements et, en toute connaissance de cause, il s’apprêtait à rendre les armes et à mourir en vrai chrétien. C’est ce qui fut réalisé.

Le 13 novembre, il se confessa, récita le confiteor, reçut l’absolution puis l’extrême onction. Le duc de Lévis-Mirepoix qui, après sa mort, a succédé à Maurras à l’Académie française, a terminé son discours de réception en rappelant ce mot, de celui qui était sourd et agnostique, à l’arrivée du Saint Viatique :

« Pour la première fois, j’entends Quelqu’un qui vient ».

Le 15 novembre au soir, à François Daudet qui le veillait, il demanda son chapelet. Le 16, à 5 heures 50, c’est dans les bras de Jacques Maurras, son fils adoptif, qu’il rendit l’esprit.

Terminons par ce qu’il a appelé lui-même la « prière de la fin » et qui résume son âme au moment de paraître devant Celui que, sans le connaître vraiment, il avait servi de toutes ses forces, de toute sa splendide intelligence, de toutes ses passions ! et, sans peut-être le savoir, de tout son amour.

« Seigneur, endormez-moi dans votre paix certaine
Entre les bras de l'Espérance et de l'Amour.
Ce vieux cœur de soldat n'a point connu la haine
Et pour vos seuls vrais biens a battu sans retour.

Le combat qu'il soutint fut pour une Patrie,
Pour un Roi, les plus beaux qu'on ait vus sous le ciel,
La France des Bourbons, de Mesdames Marie,
Jeanne d'Arc et Thérèse et Monsieur Saint Michel.

Notre Paris jamais ne rompit avec Rome.
Rome d'Athènes en fleur a récolté le fruit,
Beauté, raison, vertu, tous les honneurs de l'homme,
Les visages divins qui sortent de ma nuit :

Car, Seigneur, je ne sais qui vous êtes. J'ignore
Quel est cet artisan du vivre et du mourir,
Au cœur appelé mien quelles ondes sonores
Ont dit ou contredit son éternel désir

Et je ne comprends rien à l'être de mon être,
Tant de Dieux ennemis se le sont disputé!
Mes os vont soulever la dalle des ancêtres,
Je cherche en y tombant la même vérité.

Ecoutez ce besoin de comprendre pour croire !
Est-il un sens aux mots que je profère ? Est-il,
Outre leur labyrinthe, une porte de gloire ?
Ariane me manque et je n'ai pas son fil.

Comment croire, Seigneur, pour une âme que traine
Son obscur appétit des lumières du jour ?
Seigneur, endormez-la dans votre paix certaine
Entre les bras de l'Espérance et de l'Amour. »

Clairvaux, juin 1950.

 

Lire aussi...

Entretien avec Axel Tisserand

Les éditions Privat ont le beau courage de publier un recueil de lettres entre l’abbé Penon et Charles Maurras : 750 pages, 1,20 kg, 30 euros ! Mais qui connaît encore ces deux personnages ?

http://www.france-catholique.fr/3100-Charles-Maurras-et-la-foi.html

Et ne jamais manquer de vous rendre sur:

http://maurras.net/

Transmettre à un ami
Imprimer
Réagir

Pour recevoir la Lettre
des Manants du Roi,
j'inscris mon adresse courriel :




Effectuer
une recherche
sur le site :














 
© lesmanantsduroi - Tous droits réservés.