Vendredi 24 Novembre 2017
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Les actions des Manants | La Famille des Manants

Par delà une immense peine...

En partage. Nous pensons à sa famille, ses enfants et tout particulièrement à son fils Philippe; à « Iouda », sa fidèle « Iouda », et tous ses proches qui l'ont accompagné. Mais nous savons notre Maître d'Ecole facétieux. Il nous l'a prouvé à maintes occasions ! Nous a-t-il vraiment quitté ce lundi 23 août 2010 vers midi? Le général a profité d'une éclaircie! Oui, il a revêtu pour une dernière fois sa combinaison. Il a pris ses cartes du ciel, illustrées par ses soins et il est monté dans son avion rutilant... Le général Pierre Marie Gallois s'est envolé pour une dernière mission. Nous savons qu'il en sortira vainqueur!

Nous prenons le temps de sécher nos larmes et nous prions pour lui. Il y a quelques semaines nous avions osé, presque bredouillants. « Le Ciel? Mon général... » Il a alors levé les yeux et la main droite, souriant et de sa voix ferme et encore forte...

« Et bien vous prierez pour moi! » Et souriant de plus belle de ses yeux bleus « ciel » de rajouter: « Comme Komnen! » (Komnen Becirovic qui lui avait rendu visite quelques jours auparavant)
Nous nous exécutons mon général!

Prendre le temps et poursuivre notre travail: tirer la substantifique moelle de toutes les notes qu'il nous a remises et qui témoignent de toute une vie consacrée à la France... De l'origine du mal qui ronge la société française – sujet qui lui tenait tant à cœur-; de la terre, de l'eau, des conflits futurs qui pointent... Des années de travail nous attendent pour mettre en valeur toute la richesse de sa pensée, celle d'un homme d'exception qui a traversé nos temps difficiles sans jamais baisser les bras et nous lègue bien des « clefs » pour demain!

A bientôt mon général.

Avec toute notre respectueuse affection.

Portemont, pour Les Manants du Roi, le 24 août 2010

La disparition, ce 23 août, du Général Pierre-Marie Gallois plonge dans la tristesse un grand nombre de Français attachés à la pérennité de la politique de la France, qu'il incarnait à sa manière. Pour nous, souverainistes de tous horizons, il était un maître à penser, mais il était aussi un exemple moral, celui d'une vie constamment dévouée à la cause nationale.

Maître à penser, ce spécialiste de géopolitique reconnu dans le monde entier, nous a éclairé sur bien des aspects méconnus des conflits d'Irak, de l'ancienne Yougoslavie ou d'Afghanistan, comme il a su éclairer les politiques nationales constamment à l"œuvre en Europe sous couvert de construction européenne.

Par dessus tout, le général Gallois nous a montré ce que peut être une vie entièrement vouée à l'amour et au service de la France ; de l'engagé volontaire pour de très périlleuses missions de bombardement de l'Allemagne au conférencier ou chroniqueur dépouillant chaque jour les revues géo-politiques du monde entier, du père de la doctrine nucléaire française qui influença puissamment la pensée et la politique du général de Gaulle au militant assidu de la cause de la souveraineté nationale, toujours disponible pour une réunion, un entretien, une tribune (et même une campagne électorale!), chacun de ses jours était consacré au souci de la France.

Cette vie presque centenaire est impressionnante d'abnégation, de constance, et de courage. Il disparaît, mais l'exemple d'hommes de cette trempe fera que les militants de la France, et la France elle-même, ne disparaîtront pas.

Paul-Marie Coûteaux
Rassemblement pour l'Indépendance de la France


Avec le général Pierre-Marie Gallois, c’est un visionnaire, un patriote, un homme aux multiples talents, un des grands penseurs français de la stratégie nucléaire qui disparaît.

Pierre-Marie Gallois était un officier non conformiste. Il n’avait jamais accepté l’effondrement de 1940 et s’était très vite retrouvé à Londres, servant dans l’aviation de bombardement. Son patriotisme était viscéral : plus jamais 1940 !

Sous la IVe République, il joua un rôle éminent, comme conseiller ministériel, puis comme officier détaché à l’OTAN pour ouvrir la voie d’un armement nucléaire à la France. Consulté par le général de Gaulle dès avant son retour au pouvoir, en 1958, Pierre-Marie Gallois restera comme l’un des théoriciens majeurs de la dissuasion nucléaire et de l’autonomie de décision qu’elle confère.

Il restera avant tout comme un grand Français, un homme profond, allant tout de suite à l’essentiel. Il ne laissera pas seulement derrière lui une œuvre écrite imposante. Il a été dans toutes les fonctions militaires et industrielles qu’il a occupées, un homme d’influence. Son charisme et sa puissance de conviction ont contribué à ce que notre pays se dote d’abord de l’arme nucléaire et préserve ensuite le noyau dur de la dissuasion : « l’autonomie de décision », encore réaffirmée par le Président de la République dans son discours de Cherbourg, en 2008.

Avec Pierre-Marie Gallois, je perds un ami, un homme généreux, peintre talentueux qui, à ses heures perdues, excellait dans l’art des trompe-l’œil. Son visage rayonnait d’intelligence. Jusqu’au bout de sa très longue vie, il aura montré une fermeté d’âme qui ne s’est jamais démentie.

Observateur averti et perspicace des réalités internationales, il regardait avec attention, dans les dernières années, la montée de la Chine et ses inévitables conséquences sur les relations internationales.

Avec le général Pierre-Marie Gallois, la France perd un de ses meilleurs fils. Sa voix manquera. Mais il restera un exemple et une source d’inspiration pour tous ceux qui ne désespèrent pas de l’avenir et du rôle de la France.

Jean-Pierre Chevènement

http://www.chevenement.fr/Reaction-de-Jean-Pierre-Chevenement-au-deces-du-general-Pierre-Marie-Gallois_a992.html


Il est mort à 99 ans.

J’ai envie d’écrire dans la force de l’âge.

Il était né en juin 1911.

Je le reverrai toujours dans son grand salon, dépliant ses cartes sur un superbe tapis, pour nous expliquer la bataille du gaz, et les grands projets énergétiques des grandes puissances.

Avec un ami historien – Simon Kruk – nous étions venus faire un livre d’entretiens – « Le consentement fatal » paru en 2001- avec ce grand géopoliticien.

Il s’agit de Pierre-Marie Gallois.

Ancien collaborateur de La France Libre et de Combat, où il tenait une rubrique aéronautique, ce combattant au tempérament royaliste était un immense pédagogue et un très grand professeur. Initiateur de la force de dissuasion française, ce stratège de la guerre froide qui fut un interlocuteur privilégié de Guy Mollet et du général de Gaulle, travailla avec Marcel Dassault.
Il avait cependant cessé de croire dans le destin de son pays.

En 1940, l’auteur du « Sablier du siècle » s’opposait à la barbarie nazie, il s’en prenait déjà dans ses articles de 1945 aux cadres constitutionnels trop rigides, au mur de l’Argent.

Il cherchait, dans la tourmente, comment donner un second souffle à l’Europe et prédisait déjà, sous les décombres de Hiroshima, la venue de la guerre dissuasive et de l’équilibre des forces.

La France disait-il alors a besoin d’une forte structure interne et d’une politique internationale efficace.

Elle ne supporte ni l’à-peu près économique, ni la fragmentation territoriale…
Plus près de nous, Gallois fut un ardent militant pour le non au référendum sur le projet de traité constitutionnel européen.

En 1999, il avait écrit un livre au titre évocateur : « La France sort-elle de l’Histoire ? »

Chaque fois que nous rendions visite au Général, il nous accueillait d’un joyeux : « bonjour les enfants ! »

Se voir ainsi nommé par lui nous faisait beaucoup rire…

Loin de partager toutes ses vues, notamment sur l’immigration, l’Irak, Milosevic, il avait sur le monde une vision élargie. Il était le Jacques Bainville (1879-1936) de la fin du XX siècle. Autrement dit un maître de la politique étrangère, qui pouvait se tromper, mais qui forçait à penser…

On continuera à lire ses livres, car il est un très grand penseur de la stratégie de sa génération.

Sur le rapport entre la Chine et les Etats-Unis, sur la mondialisation, sur l’avenir de l’Europe, et sa longue histoire, sur l’OTAN, sur la Moyen-Orient, ses jugements étaient imparables…

Le théoricien de la force de frappe est mort.

Il ne sera pas oublié.

Philippe Petit

http://www.marianne2.fr/philippepetit/Pierre-Marie-Gallois-la-mort-d-un-general_a46.html

 

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