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Le jour de la « Saint Pierre et Saint Paul »...

Le 29 juin 2010 a été le jour de votre quatre-vingt-dix-neuvième anniversaire. Nous ne l'avons pas oublié, Cher « Maître d'Ecole »... Comment aurions-nous pu mon Général? Des « clefs », vous nous en avez tant donné ! « Le 29 juin, anniversaire du général Pierre Marie Gallois... »

Des clefs pour comprendre les grands jeux du monde, des « clefs » pour toujours veiller à ce que la France soit fidèle à son histoire et à sa destinée! Fidélité impossible à tenir sans « souveraineté », fidélité que vous nous avez sans cesse martelé !

Il y a peu, à la question que j’osai vous poser « Quels ont été vos maîtres ? » vous nous avez répondu : « Braudel, Bainville… » Et après un court temps de pose, l’œil pétillant, levant le doigt, vous avez rajouté « la carte ! »… La « Carte »!

A ce mot défilaient toute les cartes: les reliefs, les vallées, les fleuves et les rivières... les voies d'échanges... Nous nous souvenons de votre cours sur la Grèce antique, de toutes les « richesses » fruits de notre « mare nostrum »... 

Pour illustrer votre démonstration il vous suffit de dire: « Regarder la carte de l'Afrique! ». La « Carte! »... Les cartes anciennes et des frontières d'un autre temps qui rattrapent nos temps difficiles... Les cartes nouvelles coloriées sans cesse par  des « richesses » jadis ignorées, des richesses qui bouillonnent dans les entrailles de la terre ou affleurent dans des contrées jadis méprisées. Des cartes qui nous permettent de comprendre les Grands jeux qui reprennent la main sur l'échiquier du monde...

Et ces cartes illustrées merveilleusement par vos soins pour «tuer » le temps alors que vous voliez vers l'Allemagne!

Oui mon Général, nous ne comptons plus les « clefs » et les cartes » que vous nous avez livrées, l'œil souvent malicieux, parfois grave.

De tout cela nous vous sommes reconnaissants et de bien plus encore. Nous ne pouvons pas -oh! combien nous le souhaiterions! - dire redevables. Le mot vous fâcherait...

Portemont et son complice Jean-Luc Le Fauconnier, toujours attentifs aux enseignements du général Pierre-Marie Gallois.

Mais nous pouvons vous dire, mon Général, toute notre respectueuse affection. Et aussi combien ce jour est cher à notre cœur, à tous!

Merci mon Général!

Portemont et les « Manants du Roi », le 11 juillet 2010

A l’occasion des 99 ans du général Gallois

Le grand sage parmi les écrivains de son époque, Anatole France disait qu’à la différence de la vieillesse du commun des mortels qui est une déchéance, la vieillesse des grands hommes est une apothéose. Telle est  la longue « vieillesse » de Pierre-Marie Gallois durant laquelle il n’a cessé et ne cesse, dans le drame du monde qui se jouait à la fin du XX et au début du XXI siècles, de rayonner par sa pensée à travers de nombreux ouvrages, articles, interventions dans les diverses réunions ou dans les médias, dans la mesure où la pensée unique régnant sur ceux-ci en lui laissait la possibilité.  

Analyste lucide, théoricien fulgurant de l’âge atomique qui succéda à Hiroshima, géopolitologue éminent, philosophe de l’histoire, il se révéla l’homme de conscience, voire la conscience de la nation lors du grand cataclysme que provoqua la chute du mur de Berlin, entraînant la rupture de l’équilibre du monde, notammentpar l’effondrement de l’Union soviétique et la grande misère de la Russie eltsinienne qui s’en suivit, la guerre contre l’Irak, la désintégration sanglante de la Yougoslavie ourdie par une l’Allemagne réunifiée saisie de ses anciens démons, et le calvaire du peuple serbe dontil prit résolument la défense dès le début. C’est naturellement sur ce chemin de calvaire qu’il a emprunté avec nous, que je l’ai rencontré voici près de deux décennies durant lesquelles il s’est montré d’une constance sans faille, d’une fidélité à toute épreuve. Que de fois, nous qui combattions avec des moyens dérisoires l’hydre à mille têtes qui assourdissait l’univers par ses hurlements, puis par le fracas des bombes, nous nous sommes sentis réconfortés, encouragés, rassérénés par le soutien que le général Gallois nous accordait immanquablement par sa présence, par ses paroles, par ses livres!

Et que dire, plus encore de ses dénonciations de l’Europe supranationale bruxelloise, des guerres meurtrières américaines en Irak et en Afghanistan, des manigances de l’Ouest contre la Russie, de l’abandon des économies nationales au profit de la Chine principalement, d’un libre-échangisme outrancier... Toutes s'avéraient et s'avèrent autant de prophéties en train de se réaliser de façon désastreuse... Evoquant tout ce que nous lui devions,combien de fois son regard s’est éclairé d’un sourire que je dirais complice, s’il n’était pas empreint de satisfaction d’avoir eu raison contre les fauteurs du mal, d’avoir été dans la vérité. Des sourires qui s'assombrissaient..; Et de l'entendre dire: « Je m'en serais bien passé ! » ... 

Le vieux chêne dont il évoque l’image, résiste toujoursTel ce vieux loup du poème de Vigny qui fait face à ses assaillants, l’homme centenaire mène un combat, ô combien inégal, contre les assauts du néant.

Puissent nos pensées respectueusement affectueuses en ce jour de son 99-ème anniversaire, lui témoigner que nous sommes avec lui dans son adversité.
Tout récemment lors de ma dernière visite, un superbe magnolia était en train de fleurir sous ses fenêtres rue Rembrandt.

Komnen Becirovic
Paris, le 28 juin 2010



En juillet 2009

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