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Un bel hommage en « partage »...

Pourquoi tenter d'écrire ce qu'un ami écrit et dit si bien? Philippe Séguin nous a tiré son chapeau. Un grand chapeau de grand mousquetaire. In fine, peut-être est-ce lui qui avait la garde, secrètement, du chapeau de D'Artagnan, ce chapeau que nous croyions perdu lors du siège de Maestricht... Oui, la France perd un grand Français. Et Paul-Marie Coûteaux l’écrit si bien...

De la France, du Bien Commun, de la Res-publica, de la Nation, de l'Etat...

Nous laissons la place à la plume de Paul-Marie Coûteaux. Nous croyons à l'Amitié française, à cette amitié indispensable, sans laquelle nous ne pourrons pas faire, tous ensemble, que l'air de France redevienne respirable...

Portemont, le 8 janvier 2010

Hommage à Philippe Séguin

Philippe Séguin fut un grand Français ; pour moi, il fut aussi l’un des plus marquants de mes pères politiques ; il fut grand d’abord parce que, à la différence des politiciens qui le pleurent aujourd’hui, c’était par toutes ses fibres un croyant : il croyait, à la France, au Bien Commun, à l’intelligence aussi –cause de ses colères fameuses contre tout ce qui insultait la « Madone aux fresques des murs », et en particulier contre les inlassables revanches de la bêtise. Il y a des hommes qui croient comme ils respirent, et qui meurent quand meurt ce à quoi ils ont voué leur vie. Philippe Séguin est mort de cet air irrespirable qui a peu à peu étouffé la grandeur de la France, l’indépendance de la nation et la souveraineté de l’Etat ; il est mort du sentiment d’impuissance qui nous ronge tous, qui lui était insupportable, où il ne survivait qu’au prix du mutisme.

Une seconde émotion marque pour moi ce triste jour : il est remarquable que, alors qu’il n’exerçait plus de fonction politique depuis longtemps, sa mort brutale et sèche soulève l’émotion d’un si grand nombre de Français, et de sensibilités si diverses. C’est qu’il incarnait une idée de la France, de la Res-publica, de la Nation souveraine dont il disait qu’elle était l’autre nom de la démocratie, en un mot il incarnait une idée de la politique de la France à laquelle notre peuple reste attaché dans ses profondeurs malgré les oligarchies dominantes et souvent contre elles. Ainsi sera-t-il resté grand jusque dans la mort, même aux yeux de ceux qui, comme le vice à la vertu, le pleurent aujourd’hui, quelquefois sincèrement, rendent après l’avoir renié, et renié par trois fois au moins : renié lors de la disparition du RPR et la création de cette machine de guerre contre l’Etat et la Nation qu’est l’UMP, prétendue « Union » qu’il n’a, lui, jamais voulu rejoindre –expliquant son refus en termes très crus, que les archontes semblent avoir un peu oubliés. Renié aussi par l’entrée de la France dans l’OTAN, et l’abandon de sa politique à cet atlantisme auquel il décocha de terribles flèches. Renié enfin, et surtout, par la soumission de la France à la supranationalité prétendument « européenne », cette UE créée en 1992 par le traité de Maestricht dont il avait prévu toutes les dérives. Honteux cortège des infidèles éplorés!
De tout cela, je reparlerai ; nous poursuivrons notre combat pour la liberté de la France en pensant à lui, qui n’a jamais cédé ; nous le poursuivons aussi pour lui, en l’honneur d’un grand homme d’honneur.

Paul-Marie Coûteaux, président du RIF

« Souvenez-vous du cri de Chateaubriand à la tribune de la Chambre, en 1816 : « Si l'Europe civilisée voulait m'imposer la charte, j'irais vivre à Constantinople. »
La souveraineté, cela ne se divise pas ni ne se partage et, bien sûr, cela ne se limite pas. »
Philippe Séguin.

Pas de meilleurs « esclaves » que les « esclaves » consentants…

Dans ses « Chroniques de la dépendance européenne de la France (II) », notre ami Karim Ouchikh, s'inquiétait...
« Les institutions chargées de gouverner la France seraient-t-elles frappées du syndrome de Stockholm ?
Cette propension des victimes de prises d’otages à développer une empathie à l’égard de leurs geôliers paraît avoir gagné la Cour des Comptes, au seul bénéfice des institutions européennes, à en juger par la position de principe qu’elle a cru devoir adopter cette semaine au sujet de la réforme des retraites des mères de famille du secteur privé. »
Et à l'occasion de son fort article, nous avions cru bon de rappeler l'époustouflante intervention de Philippe Séguin, l'homme du 5 mai 1992...
Lire et relire:
« Souvenez-vous du cri de Chateaubriand à la tribune de la Chambre, en 1816 : « Si l'Europe civilisée voulait m'imposer la charte, j'irais vivre à Constantinople. »

La souveraineté, cela ne se divise pas ni ne se partage et, bien sûr, cela ne se limite pas. »

Première partie

http://blogrepublicain.hautetfort.com/archive/2009/01/27/philippe-seguin-et-le-traite-de-maastricht.html

Deuxième partie

http://blogrepublicain.hautetfort.com/archive/2009/02/14/philippe-seguin-et-le-traite-de-maastricht-partie-2.html

Repris dans:
Pas de meilleurs « esclaves » que les « esclaves » consentants…

 « Chroniques de la dépendance européenne de la France (II) » de Karim Ouchikh

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