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Il faut sauver le brigadier Guissé!

Par « le sang versé! »... Certes, il ne l'a pas versé au sens propre mais s'est toujours engagé en sachant que cela pouvait être... Ounoussou Guissé fils de son père qui avait choisi la France lors de l'indépendance du Sénégal, s'est engagé dans l'armée française et a servi au Tchad et en Afghanistan. Un de ses frères a fait de même.

« Omnia si perdas, famam servare memento (Si tu as tout perdu, souviens toi qu’il te reste l’honneur). » devise du 1er Hussards parachutistes.

Ounoussou sert depuis 2002 au 1er régiment des Hussards parachutistes, quant à son frère il a servi jusqu'en 2008 au 12ème régiment d'artillerie...
Nouvelle interprétation, avant goût de la discrimination positive du bidasse Sarkozy, Ounoussou ne serait plus français...

Beau sursaut de la France? C'est la voix du colonel Benoît Royal, porte-parole du Sirpa-Terre qui s'élève et apporte tout son soutien au brigadier!

Soutien « Royal »!

« (…) l’Armée de terre apporte tout son soutien au brigadier Guissé dans la conduite des démarches administratives pour faire face à l’étonnant imbroglio juridique auquel il est confronté. Il sert la France depuis bientôt sept années dont une intervention récente en Afghanistan, et à ce titre, il mérite toute l’aide et la considération nécessaires pour lui permettre de faire valoir ses droits. Sa hiérarchie les lui apporte et il peut compter sur tout son soutien.»

Et d'appuyer: »Le «droit du sang» bafoué... »

Ounoussou Guissé est arrivé en France, à l’âge de 17 ans, muni de tous ses papiers français délivrés par le Consulat de France quand il avait 10 ans. En 1960, au moment de l’Indépendance du Sénégal, son père Daouda faisait partie des personnes d’origine sénégalaise résidant en France et qui pouvaient choisir d’y rester et de garder la nationalité française. Il opta pour cette solution et obtint ses papiers en 1962. Après avoir travaillé pendant 15 ans dans la région du Havre.

SOUTIEN DE L’ARMEE FRANÇAISE
Les frères Guissé viennent de bénéficier d’un autre soutien de taille. En effet, cette affaire a provoqué la réaction de leurs frères d’armes qui se sont littéralement opposés à cet acte. Ainsi, l’Armée de terre française vient de réagir à l’affaire Guissé, par la voix du colonel Benoît Royal, son porte-parole et chef du Sirpa-Terre. Ce dernier avance : «

Pendant ce temps, il eut deux enfants qui s’engagent dans l’Armée française. Donc, naturellement, ces derniers sont des Français, si l’on se réfère au «droit du sang». Car, ce système veut qu’un citoyen français soit Français, même s’il a vu le jour à l’étranger comme c’est le cas avec Ségolène Royal qui est née à Dakar.
Mais, «l’interprétation de la loi a changé», explique Me Cécile Madeline, avocate de Ounoussou Guissé. Ainsi, selon l’avocate, pour la Cour de cassation française, «il ne suffit plus que la personne ait été domiciliée en France au moment de l’Indépendance de son pays, mais il faut que sa famille l’ait été également». Autrement dit, pour l’avocate de M. Guissé, «la France dit à ses ressortissants qu’elle s’est trompée en 1960 et qu’on va maintenant retirer la nationalité à leurs enfants».

http://www.lequotidien.sn


Insigne du 1er Régiment de Hussards Parachutistes

Jean-Dominique Merchet ,sur son excellent site « Secret Défense », n'avait pas manqué de relever:

« Le plus scandaleux de cette affaire est que la Justice a une première fois donné raison à Ounoussou Guissé, en 2008, mais que le Parquet a fait appel de cette décision. Il y a là comme un acharnement. Or, le Parquet applique la politique pénale du gouvernement. Il s'agit donc d'une décision qui est, au final, politique. »

Lire:

http://secretdefense.blogs.liberation.fr/defense/2009/10/affaire-guiss%C3%A9-pour-mieux-comprendre-le-probl%C3%A8me-juridique.html


Ounoussou Guissé soldat français perdre nationalité Ounoussou Guissé, Français de naissance, hussard parachutiste et... bientôt déchu de sa nationalité ? Ounoussou Guissé francais de naissance hussard parachutiste et bientôt déchu de sa nationalité.

9 octobre 2009 11:42, Les mots ont un sens, par Napakatbra

Ounoussou Guissé, un soldat français menacé de perdre sa nationalité.. Ounoussou Guissé soldat français perdre nationalité. Ounoussou Guissé, Français de naissance, hussard parachutiste et... bientôt déchu de sa nationalité ? -

Après les expulsions de sans-papiers vers l'Afghanistan, la rétention d'enfants en bas-âge, les multiples dénonciations "républicaines"... voilà que le ministère de la Justice tente de reprendre sa nationalité à un Français de naissance, soldat émérite des armées hexagonales ayant servi au Tchad et en Afghanistan...
Ounoussou Guissé : quand le ministère de la Juste s'acharne contre un soldat français

Vous avez aimé l'histoire du mec du Pont de l'Alma, qui cherche ses lunettes tombées dans la Loire ? Vous adorerez celle du gars dont le père a été naturalisé en 1960, et qui est en passe de perdre ses papiers français... sur le pont des soupirs. On pourrait croire à une mauvaise blague. Mais l'affaire est bien réelle...

Ounoussou Guissé, un brigadier exemplaire

Arrivé en France en 1998 à l'âge de 17 ans, venu rejoindre son frère, il s'est engagé en 2002 dans l'armée française, au sein de laquelle il a participé aux campagnes du Tchad et d'Afghanistan. Apprécié de ses supérieurs, il devrait bientôt être nommé brigadier-chef. Mais pour le ministère de la Justice, cet homme ne mérite plus la nationalité française... Pendant que la Garde des Sceaux Michèle Alliot-Marie défend bec et ongle un Frédéric Mitterrand "très émouvant" lors de sa prestation télévisée d'hier, son ministère s'escrime à remettre en cause la nationalité d'un soldat émérite, Français depuis sa naissance.

Acharnement judiciaire

Lors de l'indépendance du Sénégal, en 1960 (!), les Sénégalais qui résidaient en France ont pu choisir de devenir Français. Ce qu'a fait le père d'Ounoussou, qui travaillait au Havre. Mais sa femme et ses enfants étant restés en Afrique, le ministère de la Justice estime maintenant que son véritable domicile était au Sénégal. Il ne méritait donc pas la nationalité française, et par conséquent, ses enfants non plus. Débouté une première fois en septembre 2008, le ministère s'acharne. L'audience de l'appel a eu lieu mardi et la décision du tribunal a été mise en délibéré au mercredi 18 novembre.

"Une sorte de sport national pour le ministère de la Justice"

Un dossier abracadabrantesque qui n'est pas un cas isolé. "De plus en plus de dossiers similaires arrivent sur mon bureau. C'est devenu une sorte de sport national pour le ministère de la Justice", assure l'avocate rouennaise Cécile Madeline, citée par le journal Paris-Normandie, à l'origine de l'information. Jean-Dominique Merchet ajoute que le frère aîné d'Ounoussou, Amara Guissé, est lui aussi menacé, après onze années de bons et loyaux services dans l'armée française.

Ce feu d'artifice de mauvais goût intervient alors que l'Elysée organise, en 2010, l'anniversaire des 50 ans de l'indépendance des Etats africains et celui des 70 ans du ralliement de l'Afrique équatoriale française à de Gaulle, en 1940. Nul doute que les chefs d'Etat africains repartiront des cadeaux pleins les bagages...


Appuis et silences pour le brigadier Guissé

Secret défense explique le problème juridique dans lequel l'administration française a plongé le brigadier Guissé. C'est à peine croyable : son père sénégalais a choisi la nationalité française à l'indépendance de son pays, comme le droit le lui permettait. Ses enfants sont donc français et deux d'entre eux s'engagent dans l'armée française. Presque 50 ans après, une nouvelle interprétation de la loi met en question la nationalité acquise et donc celle des enfants qui entre-temps sont allés risquer leur vie pour la France dans des opérations comme le Tchad ou l'Afghanistan. Tracassé par la justice en 2008, celle-ci lui avait évidemment donné raison. Mais le Parquet a fait appel!
Honteuse affaire : deux Français engagent leur vie, la sacrifient pour leur pays et on va maintenant leur disputer leur nationalité? Et s'ils étaient morts au combat, comme leur frère d'arme du même régiment en Afghanistan, on déchirerait les drapeaux bleu-blanc-rouge qui aurait recouvert leurs cercueils? Et que fait le chef des armées, Nicolas Sarkozy, si prompt à faire mousser des faits divers pour se montrer, lancer des missions à deux francs et six sous et légiférer à tout-va? Il se tait... Peut-être en veut-il au président sénégalais d'être opposé à son concept d'immigration choisie?
"Mais pour le ministère de la Justice, cet homme ne mérite plus la nationalité française... Pendant que la Garde des Sceaux Michèle Alliot-Marie [anciennement ministre de la défense. NDL] défend bec et ongle un Frédéric Mitterrand "très émouvant" lors de sa prestation télévisée d'hier, son ministère s'escrime à remettre en cause la nationalité d'un soldat émérite, Français depuis sa naissance" (source).

"Etre français, c’est simple me direz-vous. Il suffit d’avoir un père ou une mère qui a la nationalité française ! Eh bien non ! Ah bon ! Mais si en plus vous êtes soldat dans l’armée française, avez combattu au Tchad et en Afghanistan au sein de cette même armée française ? Eh bien non, du moins pas dans ce beau pays qu’est devenue la Sarkozie et que j’ai honte désormais à appeler France" (source).
Ce silence et la longueur de cette procédure sont scandaleux et donne une image désolante et déshonorante d'un pays dont les édiles noyés dans leur idéologie ne savent pas reconnaître les enfants, ne connaissent pas le prix du sacrifice et le sens du don de sa vie auxquels consent tout soldat.
Heureusement, l'armée française reste fidèle à son brigadier : elle lui a officiellement apporté tout son soutien, son régiment entreprend les démarches pour faire venir sa femme du Sénégal... et le ministre de la défense n'a pu que suivre l'oeuvre des militaires.

Lahire

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