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Regarder en face les échecs...

Dépasser tous les découragements, retrouver les principes traditionnels de la politique française.
En appeler aux âmes fortes de la « Res Publica »...
Et rendre aux Français la considération d'eux-même...
Un appel de Paul-Marie Coûteaux.

Portemont, le 31 août 2009

Le Président
25 août 2009

Appel

Chers compatriotes,

Comme chaque année, le « Rassemblement pour l’Indépendance de la France » réunira en septembre son université de rentrée ; elle aura lieu à Artigues, près de Bordeaux, du vendredi 25 au dimanche 27 septembre, et sera comme toujours ouverte, sans exclusive, à tous les Français attachés à la défense et à la souveraineté de la France. Cette manifestation sera cette année plus importante qu’elle ne l’a jamais été ; bien que chacun les pressente je tiens à exposer clairement les raisons pour lesquelles il me paraît indispensable, dans les circonstances actuelles, que nous ne manquions pas ce rendez-vous.

En premier lieu, il nous faut regarder en face l’ampleur de nos échecs, afin d’en tirer des leçons suffisamment précises pour, à leur lumière, savoir adapter notre stratégie et notre calendrier pour les années à venir, faute de quoi il pourrait arriver que notre mouvement tombe dans l’insignifiance. Quelques chiffres suffisent à convaincre du danger : alors que, en 1999, la liste Pasqua-Villiers avait dépassé 13% (on peut ajouter les 6% des « chasseurs », dont l’inspiration était proche de la nôtre), les listes Villiers, Pasqua et Saint-Josse, additionnées, ont atteint 12% en 2004, et, en juin dernier les listes Libertas-MPF-CPNT et Dupont-Aignan à peine 6%. Pire : rapportés, non aux exprimés, mais au corps électoral réel, ces 6% ne font en réalité que 2% des Français. A cet étiage, on ne peut se cacher que, malgré une floraison inégalée de groupuscules (et sans doute à cause d’elle), nous sommes aujourd’hui incapables de parler sérieusement aux Français. En somme, c’est l’heure de vérité : soit nous nous organisons raisonnablement, soit nous nous condamnons à labourer indéfiniment la mer.

La seconde raison est tout aussi évidente : une fois de plus, un porte-parole majeur du combat pour l’indépendance et la souveraineté vient de rallier le système des partis; je dis « une fois de plus » car, depuis que je me suis engagé dans l’action politique lors du combat contre le traité de Maëstricht, j’ai vu successivement tomber chacun de nos chefs, toujours de la même façon, en rejoignant la veille ligue UMPS qu’ils avaient fustigée, se pliant à des intérêts politiques immédiats, voire aux méandres de la politique départementale ; or, ces raisons ne nous concernent pas, mais elles découragent militants et électeurs et nous affaiblissent à mesure. Le ralliement de M. de Villiers à la « majorité » UMP, (l’année où la France rejoint l’OTAN, s’enfonce dans le bourbier afghan, laisse aller les négociations d’entrée de la Turquie, s’ingénie à faire rentrer dans le rang les pays qui n’ont pas ratifié le traité de Lisbonne…), crée une situation nouvelle qui mérite examen. Il est à peine besoin de dire que ce ralliement, dont l’opération Libertas fut une figure destinée à mettre en veilleuse le MPF, est moins la conséquence que l’une des causes de l’échec du 7 juin.

La troisième raison est la plus grave :  à l’heure où tout un monde s’effondre , où le système des partis se révèle définitivement vermoulu (le premier parti que prennent les Français est celui de  l’abstention), à l’heure où la politique de la France se fait illisible aux yeux des Français et du monde et s’éloigne chaque année un peu plus de ses principes traditionnels, comme d‘ailleurs de ses intérêts, il est nécessaire que les âmes fortes de la République se rassemblent, une fois encore, créant le courant de pensée qui rendra aux Français la considération d’eux-mêmes : ils l’ont souvent égarée, et l’ont toujours retrouvée tôt ou tard, grâce à l’effort de quelques uns. Nous serons de plus en plus d’indispensables repères. Encore faut-il que nous soyons-là.

 Tout en mesurant ce que coûte cet effort, comme ceux qui devront suivre, je demande à chacun d’entre vous d’être présent à Artigues. Dans cet espoir, je vous prie de me croire, chers compatriotes, votre bien dévoué

Paul-Marie Coûteaux

Université de l’indépendance nationale 25 – 27 septembre 2009 Maison de la promotion Sociale 24 av. de Virecourt- 33370 Artigues-près-Bordeaux.

Tél. 01  43  64  17  25  ou  06  77  78  27  68  huguettelivernault@orange.fr

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