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D’une fidélité à toute épreuve…

Une fidélité chevillée au corps tout comme son amour pour la France.
Il les emporte avec lui, mais nous les gardons aussi en exemple.
Nicolas Kayanakis nous a quitté dans la nuit du dimanche 5 octobre 2008.

Nicolas Kayanakis, « L’officier le plus diplômé de l’Armée Française » (sic Paris Presse), est né en 1931 , à Tunis, d’une famille grecque, implantée en Tunisie avant l’intervention française. Pendant ses études à Paris (Science Po et Sorbonne-Lettres), il dirige les étudiants d’Action Française qui, de 1951 à 1954, enlèvent au Parti Communiste la maîtrise du Quartier Latin et participent à la reconquête de l’UNEF, alors syndicat étudiants unitaire. Mais en 1954, après Dien Bien Phu, Mendès abandonne l’Indochine à Genève. L’action politique de surface lui apparait bien vaine. Alors l’A.F.N. s’embrase. Il rejoint l’Armée d’Afrique, d’abord comme officier de réserve de l’Armée de l’Air puis est intégré sur titres, en 1958, dans l’Armée active.
Officier de sécurité aérienne à l’Ecole de Chasse de Meknès, il demande l’Algérie et rejoint au printemps 1956 la Base opérationnelle de Telergma dans le Constantinois. Détaché pour l’opération de Suez à la 3e Escadre de chasse de Reims, il est envoyé en mission à Brindisi (Italie), en civil, et sous l’apparence d’un officier italien du 2e Bureau, il assure le passage vers Chypre des troupes métropolitaines et surtout des escadres françaises de chasse et de reconnaissance, -ainsi que les vols clandestins des avions et des pilotes français prêtés à Israël. Muté sur sa demande dans l’Infanterie, il rejoint en 1959, le 14e RCP pour y commander en second la compagnie portée.
Dès 1959, il participe à la création des réseaux Armée-Nation. En 1960, en stage d’observateur-pilote à Dax il prend part aux préliminaires du putsch d’avril (il en fera le récit dans Derniers Châteaux en Espagne, à la Table Ronde), puis à l’action de l’OAS dans le Sud-Ouest (sous le pseudo de Kakos). Arrêté en 1961, il s’évade trois mois après de Mont-de-Marsan. En cavale à Paris, il lance et commande l’OAS-Metro-Jeunes (OMJ) dont les réseaux survivront des années à sa seconde arrestation en mai 1962.
Condamné à dix ans de rétention criminelle, et perdant donc ses galons, il se voit alors assimilé à la promotion de Saint Cyr Laperinne par ses camarades de cette promotion avec lesquels il avait fait son école d’Infanterie. Nommé délégué des prisons par le CNR-OAS, son action pour la fidélité au combat mené le fera muté de prison en prison dont il fera un tour de France : Fresnes et La Santé, Toul, Les Baumettes, Ré.
Libéré en 1966, il demeurera, auprès de Pierre Sergent (Philippe), membre du Directoire du CNR-OAS, chargé du Bureau politique sous le couvert d’une agence de presse : Méditerrannée Nord-Sud, fonctions exercées jusqu’à l’auto dissolution du Directoire en 1968.
Après sa libération, il est Ingénieur en Chef à la SEMA au département « Direction Intermédiaire », puis dirigeant libre d’entreprises généralement en difficultés. Président, Directeur Général ou Gérant successivement et parfois simultanément de plusieurs sociétés industrielles, dans des activités aussi diverses que l’électronique, la mécanique, l’orfèvrerie, les matériaux de construction ou la verrerie (il sera ainsi administrateur de Daum). Déployant en parallèle une activité de consultant ou d’Ingénierie, il sera amené à implanter en Arménie soviétique une ligne industrielle mettant en œuvre une méthode innovante de fabrication du verre en première mondiale, marché « soufflé » aux spécialistes de Bohême.

En 1997, il devient Docteur de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris, pour une thèse sur « La doctrine française de guerre psychologique et la pacification de l’Algérie ».
Un condensé de sa thèse à été publié sous le titre « Algérie 1960, la victoire trahie, par les Editions Atlantis ».
Reprenant simultanément en 1997 du service à l’Action Française, il en a été depuis secrétaire général puis vice-président. Sa présence a contribué à accentuer la collaboration de l’Action Française, hors de toute exclusive, au mouvement souverainiste dont la jeunesse d’Action Française est le fer de lance. En 2002, il collabore à « La Gazette », bulletin politique de Monseigneur le Comte de Paris puis à la revue « Les Epées ».

http://kayanakis.blogspot.com/

C’est en 1971, à Toulouse, que je fis sa connaissance alors qu’il participait à la fondation de la Nouvelle Action Française. Dans un petit café, en compagnie de Philippe R… qui avait en son temps répondu à l’appel de l’OAS Métro Jeunes, je mettais enfin un visage sur un nom qui était déjà une légende…

Un grand sourire « bleu » à la fois grave et moqueur qui ne le quitta jamais, défiant les pires blessures de la vie.

Une fidélité à la Maison de France et à son chef, Monseigneur le Comte de Paris, jamais en défaut.

Assemblée générale de l’Institut de la Maison Royale de France. Le 4 juin 2005
Nicolas et Portemont

Jean-Marc Varaut, le Cavalier français, Vladimir Volkov et bien d’autres de nos aînés, ses amis, vont se sentir moins seuls…
Je les entend dire gaiement, le verre à la main : « Ah ! Te voilà ! Vive le roi… »

Portemont, le 8 octobre 2008

Témoignages pour un engagement
OAS Métropole (1961-1962)
Philippe Trogan
Avec les contributions de : Christian Alba - Henri d’Armagnac - Jean-Pierre Brun - Jean Caunes (+) - Nicolas Kayanakis - Jeanne Lacoste - Philippe Trogan
Cet ouvrage est un recueil des témoignages de sept Français ayant participé aux derniers combats pour l’Algérie française.



 

La messe de funérailles sera
célébrée le vendredi 10 octobre,
à 11h00, en l’église Saint Germain de l'Auxerrois,
2 place du Louvre (Paris Ier),
suivie de l’inhumation au cimetière de Saclay (Essonne).

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