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La « der » ?

Le mois dernier, l’Escadron du Soutien Technique Aéronautique de Nancy-Ochey a réalisé la dernière visite périodique d’un Mirage 2000 D. Dans le cadre de sa restructuration, l’armée de l’air effectuera les révisions de cellules de tous les appareils Mirage 2000 à l’Atelier industriel de Clermont-Ferrand. Ces quinze dernières années, 120 visites périodiques ont été effectuées représentant 175 000 heures de maintenance… Coup de chapeau !

« La France détenait plus de la moitié du marché mondial des avions de combat, marché gagné au cours des années 50 et 60 »… « vingt glorieuses » (1955 - 1975)…
Général Pierre Marie Gallois

Portemont, le 28 octobre 2010

Le Mirage 2000 D, dérivé du Mirage 2000 N en service depuis 1993, conserve ses principaux atouts : suivi de terrain automatique, équipements de contre-mesures. Il est, de plus, capable de mettre en oeuvre la plupart des armements air-sol classiques, des armements guidés laser et le missile Apache. Le Mirage 2000-D a toutefois bénéficié des avancés technologiques avec la modernisation de certains équipements avioniques (radar Antilope 5 modernisé) et du cockpit avec des écrans de visualisation complémentaire.
Avant son remplacement définitif vers 2020 par le Rafale, le Mirage 2000 D évoluera encore afin de pouvoir mettre en oeuvre le missile « Scalp-EG », puis l’armement air-sol modulaire. Le 2000 D emportera également la nacelle de reconnaissance de nouvelle génération en mode autonome. Son système d’armes évoluera progressivement : communications protégées par « Saturn », transmission de données sans doute.

La « der » ?

Rendez visite :

Les informations du « CENTRE DE DOCUMENTATION ET DE RECHERCHES HISTORIQUES » de la base aérienne 133 « Commandant Henry Jeandet » de Nancy-Ochey
Octobre 2010 N°17


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Des Mirage en habit de fête ?

Visitez :
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La France détenait plus de la moitié du marché mondial des avions de combat, marché gagné au cours des années 50 et 60. « Vingt glorieuses » (1955 - 1975).

Histoire de « Mirage »…

Mirage III

[…] conçu en 1956, le Mirage III est encore en service outre-mer. Soit un demi-siècle au lieu d’une quinzaine d’années de vie opérationnelle effective.
4° - Hier, entre la conception d’un nouvel avion et sa mise en service en unité, six ou sept années de travail étaient nécessaires. Valable dix ou quinze ans, l’appareil devait être remplacé par un matériel plus performant si bien que les bureaux d’études et que les usines ne demeuraient pas sans travail. Aujourd’hui c’est sur 40 ou 50 ans que se renouvelle le matériel.
5° - Les industriels pallient les inconvénients de cette nouvelle réalité par une longue gestation de leurs projets – de plus en plus complexes – et par l’exportation en spéculant sur l’étalement des commandes, les gouvernements étrangers ayant des besoins spécifiques à des moments différents.
En France, dès le début des années 80 il n’a été tenu nul compte de cette mutation dans la durée d’utilisation des avions de combat.
6° - Soucieux de donner des successeurs aux familles Mirage III et Mirage IV, en décembre 1976, M. Marcel Dassault se rendit à l’Elysée y proposer le lancement de deux nouveaux prototypes :
-un monomoteur, le Mirage 2000 version très améliorée des Mirage III et F 1.

Mirage 2000

-un bimoteur (Mirage 4000) à long rayon d’action éventuel successeur du Mirage IV.
L’industrie prendrait à sa charge le développement du monomoteur, l’Etat finançant les mêmes opérations pour le bimoteur qui eût été l’avion de la projection de la force à distance de la nouvelle stratégie française.
M. Giscard d’Estaing inversa la proposition prenant à la charge de l’Etat le développement du Mirage 2000 et s’en remettant aux ressources de M. Dassault pour réaliser la mise point et l’industrialisation du bimoteur Mirage 4000.
C’était condamner ce deuxième appareil trop coûteux pour l’industriel. En dépit de ses très hautes performances le 4000 sera envoyé au Musée de l’air, y demeurant à l’état d’unique prototype.

Mirage 4000

Prise en 1977, la décision relative au Mirage 2000 assurait à la France, pendant une quarantaine d’années – c’est-à-dire jusqu’en 2010/2015 un excellent monomoteur de combat.
Mais en 1981, Charles Hernu devient ministre de la Défense et cherche à attacher son nom à un nouveau programme. C’était devancer d’au moins une vingtaine d’années la satisfaction des besoins de l’Armée de l’air, c’était bousculer le projet de MD 2000 en cours de réalisation, la France n’ayant pas les moyens de conduire simultanément deux programmes d’études et de fabrication de deux appareils voisins.
Hernu voulait prendre l’initiative d’un projet européen avec la participation de l’Allemagne, de la Grande-Bretagne, du Benelux, voire de l’Italie et de l’Espagne.
C’était ne pas tenir compte des réalisations antérieures de l’Allemagne et du Royaume Uni. Allemands et Anglais voulaient que le nouvel appareil soit propulsé par les réacteurs de l’avion « Tornado », réacteurs développés par les 2 pays et réacteurs à la forte poussée qui eussent équipé un avion plus lourd jugé trop coûteux pour les Français. De surcroît, c’eût été un coup fatal porté à la SNECMA qui, en liaison avec General Electric étudiait un réacteur à la mesure du projet français d’avion Rafale.
Mais Londres et Bonn s’assurèrent la coopération de Rome et de Madrid, soit la commande de plus de 600 appareils fabriqués en 3 tranches. Ainsi est né l’avion Eurofighter anglo-allemand, concurrent du Rafale commandé en France, en petit nombre, faute de crédits. De surcroît, EADS fait campagne pour l’Eurofighter au détriment du Rafale français. Et l’Etat détient encore 15 % du capital d’EADS si bien qu’il finance un avion concurrent de celui qu’ont payé les contribuables français et qui correspondait aux futurs besoins de l’Armée de l’air.
Ainsi a été perdu le vaste marché des avions de combat gagné jadis par la France. Ses matériels aériens étaient utilisés dans de nombreux pays, cités pêle-mêle ci-dessous : Allemagne, Afrique du Sud, Argentine, Belgique, Brésil, Inde, Irak, Israël, Libye, Maroc, Pakistan, Pays-Bas, Turquie etc…
Ainsi ont été privés de travail des centaines de milliers de spécialistes et mis en sommeil un des meilleurs bureaux d’études aéronautiques.
Et EADS et le mythe européen ne sont pas étrangers à ce sinistre de notre avenir aérospatial.
Le Rafale a été dessiné en 1982 - 1983. Il devait être initialement l’ « avion européen » des années 1995 - 2000. Il avait été défini comme avion de combat polyvalent (supériorité aérienne et attaque au sol) remplaçant les versions différentes du Mirage 2000 lancé vingt ans plus tôt. C’est dire qu’il se superposait au programme 2000. Le premier vol du prototype eût lieu en 1991 et il était envisagé de produire 294 Rafale en 30 ans, 59 ayant été commandés en décembre 2004. Faute de crédits, la mise au point de l’appareil aux équipements sans cesse perfectionnés a été fort longue si bien que l’Armée de l’air a attendu plus de vingt ans la mise sur pied d’une première unité de Rafale (mai 2006).

http://www.lesmanantsduroi.com/articles2/article31416.php

Général Pierre Marie Gallois

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