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Le Mali, en passe de devenir le 28 ème Etat membre de l’Union ?…

Galéjade, certes… mais l’Union européenne a ouvert son premier « job centre » à Bamako si l’on en croit la BBC… Vu du Mali, il s’agit d’un centre qui a pour objectif d’informer et d’aider les éventuels candidats à l’immigration sans pour autant être un « job center »…

Brice Hortefeux et le président Amadou Toumani Toure – Novembre 2007 Bamako

Les bureaucrates européens sont hantés par les images de bateaux à la dérive avec leurs cargaisons humaines, les nouveaux « bois d’ébène » diront les mauvais esprits, voyagent maintenant au grand air…Un progrès…

Les bureaucrates européens sont à la  recherche de main d’œuvre… mais faudrait-il encore que celle-ci pose pied en Europe en bon ordre…avec les bons papiers…

Participer à un audacieux plan de développement avec des partenaires Africains choisis, sans sombrer dans une gabegie financière, serait bien plus difficile…
Notre ministre de l’immigration, Brice Hortefeux était présent à l’inauguration de ce centre, et ce n’est pas surprenant. Sur les 200 000 Maliens vivant en Europe, 120 000 serait en France, dont 45 000 en situation « régulière »…Et il est bon de se rappeler que l’argent des Maliens de l’extérieur représenterait 10% du PIB du Mali…
Le déplacement de Monsieur Hortefeux a été très apprécié. Ses propos plus encore à en croire la réponse du président malien : « Brice, franchement, quand ton ministère a été créé, nous avions des inquiétudes à causes des commentaires qu'on entendait. Maintenant, nous sommes rassurés »

Les négriers du XXIe siècle peuvent dormir tranquille…

Léon Areva, le 14 octobre 2008

http://news.bbc.co.uk/1/hi/world/africa/7653846.stm

EU opens 'job centre' in Africa

The European Union has opened its first immigration centre outside Europe, in Mali's capital, Bamako.

Thousands of young West Africans try to make it into Europe illegally each year and many die on the way.
The EU hopes the new centre will help people find legal work in Europe and cut down on illegal migration by warning about its dangers.
It is also expected to encourage development within Mali, which lies at the centre of key migration routes.
The BBC's West Africa correspondent Will Ross says young Malians desperate for work would have hoped this new centre would be a recruitment agency, but at this point the EU is stressing that no specific job vacancies will be on offer.
In the future, however, European countries may recruit via the Bamako office.
Spain is already doing this in Senegal by offering seasonal contracts picking fruit or working in hotels to several hundred people each year, with demand so high it is in effect a job lottery.

'Natural phenomenon
'

Malian President Amadou Toumani Toure attended the ceremony to open the centre on Monday, as did EU development commissioner Louis Michel and French Immigration Minister Brice Hortefeux.
    
Mr Toure said Mali and France "will have to find solutions to our common problems".
"Let's be clear, a solution of 100% security is not realistic but neither is [a] 100% humanitarian solution," he was quoted as saying by AFP news agency.
"The real trouble is finding work for young people."
Mr Michel said migration was a natural phenomenon, as old as the world and criticised the idea of creating what some refer to as "Fortress Europe".
He said a repressive response to migration was counter productive and dangerous because he said it would promote xenophobic or racist feelings.
Patrick Taran, a migration expert at the International Labour Organization, said Europe - with its ageing workforce - is increasingly realising it needs workers of different skill levels.
"It makes a lot more sense for people to come through legal channels so that their rights are protected and they can demand and receive fair pay for their work," he told the BBC's Network Africa programme.
Risky routes
Thousands of young West Africans set off from the north of Mali each year across the Sahara Desert towards Europe.
They are often ill-prepared for the journeys and many die on the way.
Travelling by sea from the West African coast to the Canary Islands is also a popular and risky route.
Young men from countries like Ghana and Nigeria often pass through Mali on their way to the coast of Senegal or Mauritania, where they are crammed into rickety fishing boats.

Last week, the Spanish coastguards rescued a group of 230 young Africans - the largest single boatload of illegal immigrants to reach Spain.
A sharp increase in the cost of food and fuel has recently made life even harder for people in this region, our correspondent says.
In many West African countries, even university graduates struggle to find employment and a menial job in Europe is therefore a surer way of supporting a family.
Many observers say that making world trade fairer is the best way to tackle illegal migration as it would help reduce the main cause - poverty.
Mali is one of the world's poorest countries and growing cotton is a popular livelihood.
But subsidies paid to US cotton farmers make it almost impossible for Malians to compete.
Sandro De Luca of the Rome-based International Committee for the Development of Peoples (CISP) said it was too early to judge the immigration centre initiative, but it would not solve the problem of illegal migration alone.
"People will continue to look for ways of migrating without taking into consideration the regulated channel of doing this," he told the BBC.


La question de l’immigration est d’actualité tant en Europe qu’en Afrique. De plus en plus, des immigrés clandestins originaires pour la plupart d’Afrique subsaharienne perdent leur vie en tentant de franchir la frontière européenne à la recherche d’un mieux être.

Cela se passe à un moment où les Européens multiplient les efforts de contrôle des flux migratoires. Depuis un certain temps, les pays européens, à travers l’Union Européenne, multiplient des actions en collaboration avec les pays africains afin de réduire le nombre des immigrés clandestins.

UNE INITIATIVE DE L’UNION EUROPEENNE
C’est dans ce cadre que l’Union Européenne a créé un Centre d’Information et de Gestion des Migrations (CIGEM) au Mali, un projet pilote qui a été inauguré le lundi 6 octobre 2008 sous la présidence de Amadou Toumani Touré, président de la République du Mali accompagné du Commissaire européen chargé du développement et de l’aide humanitaire M. Louis Michel en présence du ministre des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration Africaine, des responsables européens et de plusieurs invités s’intéressant aux questions de migration.

Après la cérémonie d’ouverture, une table ronde coprésidée par le ministre des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration Africaine et le Commissaire européen au développement a été organisée avec comme thème “Vers une approche concertée de la gestion des migrations”.

OBJECTIFS DE LA CREATION DU CENTRE
Ce centre qui a pour objectif d’informer et d’aider les éventuels candidats à l’immigration, donnera des renseignements sur les risques liés aux réseaux d’immigration clandestine et aidera les autorités maliennes à négocier des accords d’immigration de main d’oeuvre avec chacun des Etats membres de l’Union Européenne et divers pays tiers, sans pour autant être un “job center”.

Autrement dit, il ne s’agit pas d’une agence pour l’emploi où ceux qui s’y rendent ressortent avec un emploi dans un pays européen comme par magie, mais d’assister le Mali à définir une politique migratoire en réponse aux préoccupations des migrants potentiels, des migrants de retour et des migrants résidant à l’extérieur du Mali.
Il faut par ailleurs souligner que ce centre est un projet pilote qui pourra s’étendre aux autres pays africains. Selon le Commissaire européen chargé du développement et de l’aide humanitaire ce centre illustre concrètement la manière dont l’Europe et l’Afrique tentent d’aider les immigrés de manière légale, équitable et digne, avantageuse pour toutes les parties concernées.

Dado CAMARA

http://www.maliweb.net/category.php?NID=36200


Afrique

Mali: inauguration d'un centre de gestion des migrations, une première en Afrique

Présenté comme une première en Afrique, un "centre d'information et de gestion des migrations" (Cigem) a été inauguré lundi à Bamako pour tenter de gérer les flux migratoires entre le continent africain et l'Europe.
"Il faut pouvoir organiser les migrations, qui sont un phénomène naturel. L'immigration illégale est un rêve fou, un eldorado qui n'existe plus", a déclaré le ministre français de l'immigration Brice Hortefeux, dont le pays préside actuellement l'Union européenne.
« La politique française, européenne de l'immigration ne se fera jamais contre l'Afrique, jamais, mais toujours avec l'Afrique », a-t-il affirmé en présence du président malien Amadou Toumani Touré et du commissaire européen au développement Louis Michel.
Le centre doit permettre d'informer les migrants potentiels vers l'Europe mais aussi ceux qui reviennent dans leur pays d'origine. La Commission européenne financera le fonctionnement et les actions du Cigem à hauteur de 10 millions d'euros pour les cinq prochaines années.
« Brice, franchement, quand ton ministère a été créée, nous avions des inquiétudes à causes des commentaires qu'on entendait. Maintenant, nous sommes rassurés », a déclaré le chef de l'Etat malien, qui a tutoyé dans son discours MM. Hortefeux et Michel.
« Disons les choses clairement, le tout sécuritaire n'est pas réaliste et le tout humanitaire impossible. Le véritable problème, c'est de trouver du travail aux jeunes », a insisté le président malien.
Dans l'assistance, Mamadou, un ancien « sans-papiers » malien expulsé il y a cinq ans de France, a également apprécié le discours du responsable français: « J'aime ce discours. Voilà comment il faut voir les choses ».

« En tout cas, ce Brice Hortefeux me plaît beaucoup. S'il veut, nous pouvons l'aider pour que nos amis qui galèrent en France, ou en Europe, sans papiers, reviennent pour trouver du travail ici", a-t-il indiqué à l'AFP.
Pour un autre ancien "sans-papiers" présent à la cérémonie, un Sénégalais, « construire un bâtiment comme cela, ça veut dire que l'Europe et l'Afrique sont d'accord qu'on doit penser à nous ». « Le ministre français m'a convaincu. Ce n'est plus notre ennemi », a-t-il assuré.
Quelque 4 millions de Maliens vivent à l'étranger, essentiellement en Afrique (Côte d'Ivoire, Sénégal...) et quelque 200.000 en Europe.
L'argent des Maliens de l'extérieur représente 10% du PIB de ce pays en grande partie désertique, classé parmi les plus pauvres du monde mais bénéficiant d'une image positive auprès de la communauté internationale en raison de sa stabilité et de ses institutions démocratiques.
La communauté malienne en France, ancienne puissance coloniale, totalise 120.000 personnes, dont 45.000 en situation régulière, généralement dans des emplois peu qualifiés. Un accord de "gestion concertée des flux migratoires" est toujours en cours de négociation entre Paris et Bamako.
"Ce centre traduit une conception +positivante+ de l'émigration", a pour sa part souligné le commissaire européen. "C'est un pont qui unit l'Afrique à l'Europe et qui devrait éviter que débarquent des pirogues avec pour conséquence des milliers de morts", a ajouté M. Michel.
Après de difficiles négociations, les pays européens ont donné début juillet à Cannes (France) leur accord politique unanime au pacte européen pour l'immigration et l'asile, priorité de la présidence française. Ce texte tend à durcir la politique européenne sur l'immigration.
Les chefs d'Etat et de gouvernement doivent formellement l'approuver lors de leur sommet des 15 et 16 octobre.

(Sur le site : investir en zone franc…)

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