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La Verte « Erin » sur le qui vive !

L’Irlande est le seul pays parmi les 27 de l’Union européenne à disposer d’un garde-fou constitutionnel imposant un référendum pour la ratification du traité de Lisbonne…

Quelle musique s’élèvera des urnes le 12 juin 2008 ?

Tous les autres pays ont évité ou éviteront de s’en remettre aux peuples… A l’approche  du mois de juin, les Irlandais voteront donc…

Et l’Europe de se déchaîner,  ne craignant  pas les coups bas et les intimidations.
Manipulation d’Etat et écoeurement…

Irlande : une manipulation d'Etat révélée par un courriel diplomatique

Dans son édition datée du 14 avril, le Daily Mail révèle le contenu d'un courriel confidentiel (publié ci-dessous en intégralité) qui aurait été adressé par une diplomate britannique à Dublin, dans lequel on constate, selon le journal, que "le gouvernement irlandais a élaboré un plan destiné à tromper les électeurs lors de la prochaine consultation référendaire sur le Traité européen". Le message de la diplomate indiquerait en particulier qu'il faut ménager les craintes irlandaises sur la future Europe de la Défense qui menace la neutralité du pays, en organisant le référendum le plus tôt possible car, écrit-elle, "Sarkozy est complètement imprévisible", faisant allusion à la future présidence française de l'Union européenne. Le mémo diplomatique indiquerait également que la Commission entendait bien "minimiser ou reporter les messages qui pourraient être contreproductifs" pour le "oui" irlandais. Il faut précipiter l'organisation du référendum en pariant sur le fait que "la plupart des gens n'auront pas le temps d'étudier le texte et suivront alors les recommandations des politiciens en qui ils ont confiance"...

Traduit de l'anglais par L'ObsE
From today's DAILY MAIL, Ireland 
 Front page headline on today,  Monday 14 April 2008 
__________ 
"THE TREATY  CON"
by John Lee and Michael Lea 
Le gouvernement a élaboré un plan destiné à tromper les électeurs lors de la prochaine consultation référendaire sur le Traité européen. C'est ce que révèle aujourd'hui le Daily Mail. Un courriel vient en effet d'être rendu public, qui montre comment les ministres préparent une campagne délibérée de désinformation afin de faire gagner le "oui" au Traité de Lisbonne lors du vote référendaire imposé par la Constitution.

Dermot Ahern

Le Ministre des Affaires étrangères, Dermot Ahern, a même reçu personnellement l'assurance que la Commission de Bruxelles nuancerait ou reporterait toute annonce qui pourrait être "contreproductive" pour le "oui"...
Plus grave, le courriel révèle que les ministres ont refusé que le référendum ait lieu en octobre, ce qui aurait un choix plus pertinent sur le plan de la procédure, parce qu'ils craignaient des "développements contreproductifs" au cours de la Présidence française de l'Union, en particulier en ce qui concerne la défense européenne. Voilà qui soulève de graves inquiétudes sur le fait que la neutralité militaire inscrite dans la Constitution irlandaise soit gravement affaiblie par le Traité - nouvelle version de la défunte constitution européenne.
Ce mémo a été envoyé au gouvernement britannique par Elizabeth Green, une diplomate britannique de haut rang à Dublin, à la suite d'une réunion avec Dan Mulhall, haut responsable du Ministère irlandais des affaires étrangères. L'objet de ce courriel était d'informer Londres des efforts du gouvernement irlandais afin d'assurer un vote "oui" au référendum. 
L'Irlande est le seul Etat membre de l'Union européenne qui autorise ses électeurs à donner leur avis sur le Traité et les chefs d'Etats sont visiblement terrifiés à l'idée qu'ils puissent le rejeter.
Ceux qui font campagne pour le "non" mettent en garde contre un Traité qui pourrait mettre fin au pouvoir de l'Irlande de décider de sa politique fiscale comme de sa politique sociale. Toutefois, l'aspect le plus controversé est la possibilité d'avancées dans le concept "d'armée européenne" qui violerait le principe de neutralité qui est un des principes fondateurs de l'Etat. La France a particulièrement à cœur de faire avancer l'idée d'une force armée européenne, que ses opposants craignent de voir passer à l'action malgré l'opposition de l'Irlande, en raison du système de vote à la majorité qualifiée au Conseil [clause passerelle de l'art 48, NDLR].
Des craintes ont déjà été exprimées sur le sort des soldats de la paix irlandais envoyé au Tchad qui pourraient être impliqués dans les objectifs politiques et militaires français dans la région. Le courriel qui a fait l'objet de cette fuite admet que c'est l'un des problèmes que l'on doit se garder de soumettre aux électeurs, et que le risque de voir les Français d'exprimer sur ce sujet rendait impossible la tenue du référendum à l'automne. Il est ainsi rédigé : "Mulhall estime que le choix d'une date en octobre aurait été plus facile sur le plan procédural, mais le risque d'évènements contreproductifs au cours de la Présidence française - en particulier sur la défense européenne - est beaucoup trop élevé. Nicolas Sarkozy est totalement imprévisible." 

Le haut responsable irlandais est également préoccupé par les récentes négociations à l'OMC, qui ont déjà suscité la colère des agriculteurs et qui pourraient décider les électeurs à voter contre le traité. Les agriculteurs et les acteurs de la filière agricole préparent une journée de grève cette semaine pour protester contre les positions prises par le Commissaire européen au commerce international Peter Mandelson.

Peter Mandelson

Le courriel indique aussi que Mulhall craint "un accord de l'OMC fondé sur des concessions qui pourraient conduire les puissantes organisations agricoles à retirer leur soutien". 
Toutefois, les ministres du gouvernement fondent leurs espoirs sur le fait que le traité ne peut être lu ou compris par la plupart des électeurs - et qu'en lançant un référendum à court terme, on empêcherait qu'ils le fassent de toute façon : "la plupart des gens n'auront pas le temps d'étudier le texte et suivront alors les recommandations des politiciens en qui ils ont confiance", ajoute-t-il.
Il souligne également que le gouvernement prévoit d'empêcher les électeurs d'analyser les détails, déclarent que "l'objectif est de se concentrer sur les avantages globaux de l'Union européenne plutôt que sur le traité lui même". 
Il poursuit en expliquant les détails de la loi référendaire, qui a été adoptée "après de longues consultations avec les juristes du gouvernements et avec les partis politiques". Toutefois, il admet que la loi est "en grande partie incompréhensible pour le lecteur moyen".
Le message fait référence à des manoeuvres destinées à tromper l'électeur sur la véritable date et indique : "Les irlandais ont choisi le 29 mai mais vont retarder l'annonce de cette date afin de laisser le camp du non dans le flou". "Le Taoiseach (Premier ministre) et Dermot Ahern [Ministre des affaires étrangères, NDLR) ont estimé qu'il y aurait un petit avantage à laisser le camp du Non dans le doute".
La date du 12 juin a été avancée depuis lors, mais il n'est pas clair que ce soit la date définitivement retenue ou si l'option du 29 mai est toujours en réserve afin de déstabiliser la campagne du "non".
Le courriel ajoute que la Commission européenne faisait de son mieux pour éviter de diffuser de mauvaises nouvelles auprès des électeurs irlandais et que M. Mulhall estimait que d'autres institutions - y compris la Commission - jouaient le jeu et jouent un profil bas. 

Il ajoute que durant son voyage à Dublin, la Vice Présidente de la Commission Margot Wallstrom a indiqué à Dermot Ahern que "la Commission voulait minimiser ou reporter les messages qui pourraient être contreproductifs".

Margot Wallstrom

Le message souligne que "Mulhall a remarqué que les médias ont été relativement calmes jusqu'à présent sur le processus de ratification". 

Un porte parole du gouvernement a refusé  de commenter cette fuite lors d'une réunion, hier soir, en déclarant : "La date a été fixée par le Taoiseach, il n'y a aucun changement".

DAILY MAIL, Ireland 
Monday 14 April 2008

Memo envoyé au gouvernement britannique par Elizabeth Green, diplomate britannique à Dublin, à la suite d'une réunion avec Dan Mulhall, haut responsable du Ministère irlandais des affaires étrangères
Irish have picked May 29 for voting but will delay an announcement to keep the no camp guessing (please protect). DFA's EU director gives us referendum timetable and details of the bill, to be published next week. Aim is to focus the campaign on overall benefits of EU rather than the treaty itself. Concern about the potential impact of a WTO deal and of Sarkozy.
The draft, largely incomprehensible to the lay reader, had been agreed following lengthy consultation with government lawyers and with the political parties.
The bill would enter parliament in the second week of April and it would probably take two weeks to go through and be passed around 22 April. The minister for the environment would thus be entitled to set an order naming the date for the referendum between 30 to 90 days of the order being made. Technically, the Taoiseach and Ahern saw a slight advantage in keeping the no campaign guessing. 29 May was the assumed date in working plans.
Mulhall said a date in October would have been easier from a procedural point of view. But the risk of unhelpful developments during the French presidency - particularly related to EU defence - were just too great. Sarkozy was completely unpredictable. The only other unhelpful event the Irish thought might impact on the May vote would be a WTO deal based on agricultural concessions that could lead the powerful farming association to withdraw its support.
I ran through the UK parliamentary ratification timetable and noted that the refernedum vote on 5 March would be a particularly sensitive moment. Mulhall remarked that the media had been relatively quiet on the ratification process so far. We would need to remain in close touch given the media crossover.
Mulhall said other partners - including the Commission - were playing a helpful, low-profile role. Vice-president Margot Wallstrom, who had been in Dublin yesterday and today, had told Dermot Ahern that the Commission was willing to tone down or delay messages that might be unhelpful.
??? ??? ???...so Irish thought treaty was taken for granted...... David Miliband not going .
Most people would not have time to study the text and would go with the politicians they trusted.

Mardi 15 Avril 2008

Illustrations « les Manants du Roi »

Et dans l’attente du mois de juin 2008, toute l’artillerie européenne se déplace en Irlande…

L’Allemagne qui fut en son temps spécialiste des grosses « Bertha », ne pouvait faire moins que d’envoyer Angela Merkel !

Angela Merkel à Dublin avec Enda Kenny, « leader of Ireland's Fine Gael »
(Parti politique irlandais de centre-droit, affilié au Parti populaire européen.)

La souveraineté de l’Irlande était tenue pour menu fretin. Le chancelier Allemand appelant les électeurs irlandais à « voter en faveur du traité lors du référendum ». Non point dans l’intérêt des Irlandais, mais simplement pour  permettre à l’Union européenne de « continuer à prospérer » !

Un appel au discutable « miracle » irlandais alors que la zone euro est la dernière de la « classe » mondiale de la croissance et de l’emploi depuis des années ?

Le 17 avril, c’était José Barroso, président de la Commission européenne, qui prenait pied en Irlande. Pressions ? Menaces ?

Dans sa déclaration dans  le journal « Irish Times » , il n’ a pas fait démentir sa réputation de Premier Hypocrite : « Je ne veux pas me concentrer sur un quelconque scénario négatif parce que je ne veux pas donner l’impression de faire pression sur le peuple irlandais »

Et de faire volte face :
« Mais cette fois-ci, je peux vous dire qu’il n’y a pas de plan B »

Rappelant avec élégance, comme on pouvait l’attendre, que l’Irlande avait été le pays qui avait le plus profité des largesses européennes… remplacé aujourd’hui précisons le par le Portugal…

Propos clairs de l’hypocrite : Un « Non » au référendum sur le traité de Lisbonne, serait une catastrophe pour l’Irlande et pour les 27…

Dans le même temps, les agriculteurs irlandais ne se privaient pas de manifester…
L’Irlande est donc sur le feu ! Et les Irlandais de s’interroger aussi sur la politique européenne de Défense qui prévoit à terme l’intégration de toutes les armées européennes, alors que l’Irlande s’est inscrite dans une tradition de neutralité…
Un dernier sondage publié dans l’ « Irish Times » faisait valoir que 60% des Irlandais n’avaient pas encore choisi entre le « Oui » et le « Non »…

Le mois de juin sera chaud…

Léon Areva, le 23 avril 2008

"At the heart of an open Europe: Ireland and the Lisbon Treaty"

Address by José Manuel Durão Barroso, President of the European Commission, to the National Forum on Europe,

Dublin Castle, 17 April 2008

http://ec.europa.eu/ireland/press_office/speeches-press_releases/barrosoforumspeech_en.htm

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