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Mitja Drobnic, « le Jérôme Kerviel » de la Slovénie ?

Dans un tout autre domaine, certes… Il faut toujours un lampiste !
La révélation du quotidien slovène « Dnevnik » est grave. Pour six mois, une présidence de l’Union européenne à la botte des Etats-Unis d’Amérique… Et après ? Le pire n’est-il pas devant nous ?

Janek Jansa, Premier ministre de la Slovénie et Danilo Turk Président de la Slovénie.

Les ordres sont clairs. L’Europe se doit de répondre aux directives du Bushland. Au Kosovo surtout… Et ailleurs ?

Un grand merci à Geneviève Pouchette Blache pour sa transmission.

In texto, nous reprenons le « cri » d’ alerte de François Asselineau :
http://u-p-r.org/ab/index.php?page=article&id=19

Le pire fera un grand pas le 4 février 2008, sauf si…

Portemont, le 3 février 2008

La semaine dernière, le quotidien slovène Dnevnik a eu le courage de publier un véritable scoop : il a osé publier un « document interne » du gouvernement américain dans lequel Washington énumérait au gouvernement slovène des « directives » pour exercer la présidence slovène de l'Union européenne.
Ce document a été remis par le secrétaire d'Etat adjoint américain aux Affaires européennes, Daniel Fried, à M.Mitja Drobnic, directeur politique du ministère slovène des Affaires étrangères, lors d’une réunion de travail à Washington le 24 décembre dernier.

L’administration américaine  fixe ainsi les grandes orientations de ce que devait être la présidence exercée par la Slovénie sur l’UE. La « directive » précise notamment dans le domaine de la géopolitique ce qu'il faut faire pour être agréable à Washington. Par exemple : 

- la Slovénie doit être « parmi les premiers au sein de l'UE à reconnaître l'indépendance du Kosovo »

- il est de la plus haute importance de déployer, dans cette province de Serbie où les Albanais majoritaires réclament l'indépendance, une mission de policiers et de juristes de l'UE, et ceci « malgré les réticences de Moscou et de Belgrade ».

L’existence des « directives » américaines confirmée par le gouvernement slovène

Après cette sensationnelle divulgation dans la presse, le ministère slovène des Affaires étrangères n'a pas nié l'existence de ce document ni contesté son contenu. Il a seulement annoncé l'ouverture d'une enquête sur l'origine de la fuite et sa publication non-autorisée par la presse.

Mais, la polémique prenant de l’ampleur, le gouvernement slovène s’est résigné à faire payer un lampiste.

Qui ? Eh bien le directeur politique qui était allé à Washington chercher la directive… 

Hier, mardi 29 janvier 2008, le ministère slovène a ainsi indiqué dans un communiqué que « le ministre Dimitrij Rupel a accepté la démission du directeur politique, Mitja Drobnic », en précisant qu'il serait remplacé par le secrétaire d'Etat Matjaz Sinkovec pour la durée de la présidence, qui s'achèvera le 30 juin. Mais le ministre a déploré hier soir à la télévision publique slovène qu’à cause de cette affaire « nous avons des difficultés avec nos interlocuteurs, en particulier américains ».

Pardi ! C'eût été tellement mieux si la presse n’avait pas fait son travail.

Le Premier ministre slovène, M. Janez Jansa, a quant à lui minimisé, dès la parution de l’article, l'impact du document en assurant que son pays n'entendait pas reprendre à son compte les positions américaines pour en faire la politique de l'UE. Il est vrai qu'il pouvait quand même difficilement reconnaître publiquement le contraire. Pourtant, on peut d'ores et déjà remarquer que la Slovénie, en bon petit soldat euratlantiste, vient de ratifier aujourd'hui même le « traité de Lisbonne », étant ainsi le deuxième pays de l’UE après la Hongrie à ratifier ce document chaudement approuvé par Washington.

CONCLUSION : PENDANT CE TEMPS-LA, LE PREMIER MINISTRE FRANÇAIS « RÊVE »

Ces « directives » écrites remises par le Département d’Etat américain au représentant d’un Etat qui exerce la présidence de l’Union européenne montrent à quel point la « construction européenne » est un mot-codé pour désigner ce qui est purement et simplement la vassalisation américaine du continent. Le processus prend d’ailleurs désormais des proportions tellement outrées que l’opinion publique française commence à le comprendre, en dépit du matraquage médiatique incessant dont elle est la victime pour l’empêcher de comprendre qui dirige « l’Europe ».

Comme de juste, les medias français n'ont pas jugé utile d’informer les Français de ce scandale qui a agité la Slovénie au cours des derniers jours. Un détail sans doute. En revanche, François Fillon préfère continuer à vendre aux Français le bobard éculé qui consiste à nous seriner que l’Europe servirait de contrepoids aux grandes puissances et notamment aux Etats-Unis.

En effet, négligeant de parler à son public des « directives américaines » remises par Washington à la Slovénie pour exercer la présidence de l’UE, le Premier ministre français a décrit aujourd'hui même 30 janvier, devant un colloque de l'UMP le « projet européen » comme « un rêve d'une civilisation originale équilibrant les forces des continents américain, chinois, indien. Une civilisation sachant protéger clairement ses intérêts, mais sachant aussi se faire l'interprète d'un monde mieux équilibré et plus équitable ».

Pauvre M. Fillon !

Il « rêve » et veut endormir les Français, sans se rendre compte à quel point il est pathétique de « rêver » d’une « Europe équilibrant les forces des Etats-Unis » alors qu’elle est au contraire devenue un continent complètement aux ordres de Washington.

Le « rêve » de notre Premier ministre fait penser à ce superbe proverbe chinois : « C'est dormir toute sa vie que de croire à ses rêves ».

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