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Le Non ! est l’affaire de tous…

Etienne Chouard a connu son heure de « gloire », « gloire » qu’il ne recherchait pas.
Professeur à Marseille, souvenez-vous : il a créé un site et présenté son analyse critique envers le traité constitutionnel européen, se présentant comme un citoyen sans parti, sans étiquette et sans ambitions politiques personnelles… Il ne change pas d’avis…

Souvenez-vous, son site du « Non » a eu plus de 30 000 connexions par jour.
Aujourd’hui, Etienne Chouard persiste et signe…

Nul besoin de tout partager. Nous partageons le « Non ! »

Portemont, le 30 janvier 2008

Transmis par la Réconciliation Nationale

ETIENNE CHOUARD DE RETOUR DANS LE COMBAT
CONTRE LE TRAITE CONSTITUTIONNEL EUROPEEN BIS

Malgré le positionnement d'Etienne Chouard en faveur d'une « autre
Europe », leitmotiv de la plupart de nos adversaires, il nous a semblé
intéressant de vous soumettre cette information dans la mesure où
Monsieur Chouard apporte des critiques approfondies et cohérentes au
traité « modificatif » du président Sarkozy.

De plus, Etienne Chouard avait joué un rôle majeur lors de la dernière
campagne référendaire puisque son site informatique avait reçu plusieurs
centaines de milliers de visites.

Sa contribution pourrait donc être déterminante dans le combat qui nous
oppose aujourd'hui au Traité Constitutionnel Européen bis.

http://etienne.chouard.free.fr/Europe/

LE TRAITE EUROPEEN «EST UN VIOL POLITIQUE».

Déjà pourfendeur du projet de Constitution européenne rejeté par les
français en 2005, l'économiste et professeur d'informatique Etienne
Chouard dénonce violemment le nouveau traité de Lisbonne. Une copie
conforme du texte précédent, estime-t-il.

Etienne Chouard s'était fait connaître en 2005 grâce à son site internet
qui décortiquait et dénonçait la Constitution européenne. Il revient
aujourd'hui à la charge contre le nouveau traité européen de Lisbonne.
Pour ce professeur d'économie, de droit et d'informatique d'un lycée du
sud de la France, il s'agit sur le fond de la même Constitution,
pourtant rejetée par les Français et les Hollandais. Et appelle à la
combattre. Entretien.

LE NOUVEAU TRAITE EUROPEEN A ETE ADOPTE VENDREDI A LISBONNE. CE TEXTE
RESSEMBLE-T-IL À LA CONSTITUTION REJETEE EN 2005 ?

Ce n'est pas une version édulcorée, c'est la même version et je la
combats violemment. On a retiré trois détails sans importance : le
drapeau, l'hymne, la référence à la monnaie, le mot Constitution, comme
si le fait de retirer l'étiquette retirait le danger. Et puis on nous
impose par voie parlementaire ce qu'on vient de refuser par référendum.
Pour moi, c'est un viol, un viol politique, c'est une cause de guerre
civile. Et les journalistes qui défendent cela sont subordonnés. Ils ne
font pas leur boulot de journaliste.

POUR VOUS, UN NOUVEAU REFERENDUM EST UN MINIMUM ?

Oui, ça me paraît évident, pour cinq raisons. Parce que sur le fond,
tout ce qui est dangereux est là : la confusion des pouvoirs dans les
mains de l'exécutif, avec les «procédures législatives spéciales» ou les
«actes non législatifs». Le Parlement ne les contrôle pas et ce sont des
normes obligatoires qui s'appliquent à tout le monde. C'est incroyable.
Et cela peut concerner la concurrence, le marché intérieur, la
circulation de capitaux, des choses très importantes, qui sont hors
contrôle !

Deuxième point : la dépendance des juges européens vis-à-vis de
l'exécutif pour leur carrière. Ils sont nommés pour six ans par les
gouvernements, et renouvelables. Dans les démocraties, ça ne se fait pas
comme ça. L'indépendance des magistrats est l'un des fondements de la
démocratie.

Troisièmement : l'article 104 de Maastricht, c'est-à-dire l'interdiction
pour les Etats de créer la monnaie. On est fou d'accepter ça. Les Etats
l'ont accepté à Maastricht, c'est toujours là aujourd'hui. Maintenant,
ils doivent s'endetter quand ils ont besoin d'argent et payer un intérêt
aux banques. Mais on est fou ! C'est contraire à l'intérêt général. La
souveraineté politique dépend de la souveraineté monétaire. Si vous
l'abandonnée, vous avez tout perdu.

Autre point : la révision de la Constitution. Elle se fait sans les
peuples.

Et enfin, dans cette Constitution, aucun organe n'est responsable de ses
actes. A part la motion de censure, qui est théorique, parce qu'à la
majorité des 2/3, il n'y a pas de mécanisme de responsabilité. Le
Conseil des ministres, le Conseil européen, le Parlement ne peuvent être
renversés ou dissous par personne. La Banque centrale n'a de compte à
rendre à personne. Mais qui est responsable de ses actes là-dedans ?

L'ARTICLE SUR LA CONCURRENCE LIBRE ET NON-FAUSSEE NE FIGURE PLUS DANS LE
TRAITE. MAIS DANS LES ANNEXES SUR LES DISPOSITIONS POUR LE MARCHE
INTERIEUR, IL EST TOUJOURS DIT QUE LA CONCURRENCE DOIT ETRE NON-FAUSSEE.
PENSEZ-VOUS QUE LES GOUVERNEMENTS VEULENT CONTOURNER LES «NON» FRANÇAIS
ET HOLLANDAIS ?

Ils ne les contournent pas, ils les violent. Ils ont retiré le mot
Constitution et la partie III. Mais en réalité, elle est encore en
ouvre. C'est le royaume de l'hypocrisie. C'est de la violence.

PENSEZ-VOUS QUE LA CHANCELIERE ALLEMANDE ANGELA MERCKEL A PRIS
L'ASCENDANT SUR NICOLAS SARKOZY ?

Non, pour moi, ils sont en collusion parfaite. Ils ont convenu du jeu
que Sarkozy allait jouer. Il a dit du mal d'eux, mais il sait très bien
qu'il ne peut rien faire. Il n'a qu'une envie, c'est de passer son
traité en force, comme les autres dirigeants européens.

LA CONTESTATION PEUT-ELLE MONTER, NOTAMMENT PAR INTERNET, COMME EN 2005

Ça dépend des journalistes. En 2005, il a pu y avoir une contestation
car il y avait une perspective, un référendum. Mais si les gens qui vous
gouvernent ont décidé de vous violer, c'est-à-dire de ne plus vous
demander votre avis, de remettre le bâillon à la victime, eh bien elle
ne peut plus crier. On ne nous demande plus notre avis, là. Pourquoi les
gens se mobiliseraient dans ce cas ? Les visites sur mon site n'ont pas
augmenté pour le moment. Mais je compte sur les journalistes pour être
les sentinelles du peuple et l'alerter.

source : http://www.liberation.fr/actualite/politiques/286518.FR.php

Le service presse de Réconciliation Nationale


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