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La prochaine étape, une "césarienne"?

Ce serait bien du goût du petit "bonaparte" qui veut nous gouverner...
Le drapeau est en berne et la chorale des "27" chante faux!
Notre grand complice mousquetaire, Bernard Lhôte, se penche sur le berceau du projet de traité appelé à remplacer la défunte Constitution européenne...

Le drapeau en berne...

Le répit sera de courte durée. Comme au "rugby", pour éviter le prochain passage en force, nous devons constituer un "pack" qui fasse poids..

Portemont, le 18 juillet 2007

FORCEPS

Les résultats de l'adoption à Bruxelles d'un projet de traité destiné à remplacer feu la Constitution européenne sont très diversement appréciés. L'auteur se félicite, bien entendu. Et madame Merkel, sa protectrice, semble tout à fait satisfaite de sa collaboration zélée pour réduire la résistance polonaise.
Le président tchèque, Vaclav Klaus, européiste réaliste - donc considéré comme euro-sceptique - se réjouit, lui, de ce que la course du train européen soit "freinée et ralentie" et qu'il devienne possible de lui "faire changer de direction".

L'euro-extrémiste français, Pierre Moscovici, trouve que le traité en projet est mauvais, que son seul mérite est d'exister. Son furieux mécontentement a de quoi satisfaire. Ne boudons pas notre plaisir.

Pour le journal allemand "Bild am Sonntag" le rêve d'Helmut Kohl et de François Mitterrand d'une Europe unie a été enterré dans la nuit de Vendredi à Samedi à Bruxelles. Le rêve, peut-être, mais le cauchemar survit. El Mundo, l'espagnol, considère en effet que "Les 27 ont évité la paralysie de l'U.E, mais ne parviendront pas à redonner de la ferveur à des citoyens européens à chaque fois un peu plus sceptiques".

Ce que déplore Romano Prodi , idéologue fanatique, catastrophé de la perte de l'esprit fédéraliste.

Certaines propositions constituent effectivement des avancées qui ne peuvent que contrarier les européistes archaïques, attardés à une conception réactionnaire, carolingienne en somme, de l'Europe.
Citons comme avancée le droit désormais reconnu de sortir de l'U.E. Le renforcement du principe de subsidiarité à l'encontre des empiétements et abus de pouvoir de la Commission au détriment des compétences nationales.
La possibilité pour les Etats de retirer à leur tour des compétences à cette insatiable Commission.

Autrement dit son omnipotence serait un tantinet contenue et enrayée la machine à broyer les nations.

Progrès également, hautement significatif : la relégation des symboles fédéralistes,drapeau, devise, hymne. Ce n'est pas la joie, pour les enfants des vieux Schumann et Monnet.

Remercions au passage les anglais d'avoir snobé et les polonais d'avoir plombé les ambitions de ces enragés.
Doit-on protester contre le tour de passe-passe de la ratification du
traité par le parlement et non plus par nous ? Bien sûr, nous devons protester contre ce plan B, B comme "ba...ns-les", les français, hollandais et autres réticents.

Mais cette ratification au rabais, à la sauvette (bon surnom pour ce traité) ne lui conférera pas une pleine légitimité. Il sera suspect de déni de démocratie, et plus aisément attaquable et révocable.

Et le choix de la voie parlementaire aux dépens de la voix "citoyenne", comme disent les républicains, n'est-il pas un spectaculaire aveu! Un aveu double!

C'est quasi officiellement avouer la non-représentativité des représentants du peuple souverain , puisqu'on compte sur ceux-la de crainte d'être démen­ti par celui-ci. C'est aussi carrément reconnaître la désaffection du peuple à l'égard de l'U.E.

Qu'importe, les oligarchies la veulent à tout prix.

De l'union fait la force, ce grand argument pro-européen, on est passé à: l'Union faite de force.

Bernard Lhôte

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