Vendredi 24 Novembre 2017

Quand la « Grosse » Commission recommande aux 27 Etats de l’Union…

Elle ne nous oublie pas ! Si donc, chez nous, nous manquons de compétitivité économique, une seule raison : le SMIC qui est trop élevé…

Si pour  Jean-Claude Trichet, gourou de la BCE qui rappelait notre mauvaise conduite depuis la création de la zone EURO, en citant l’Allemagne où  les salaires dans la fonction publique n'avaient augmenté que de 17 % contre "environ 35 %"  chez nous… augmenter les salaires ce serait « la dernière bêtise à faire », pour la Commission c’est bien pire encore !

Nous sommes inconscients et trop généreux donc avec un 1365 euros brut mensuel qui font un 1073 euros net… (Chiffres au 1er janvier 2011)

Un SMIC qui est l’un des plus élevé au sein de cette merveilleuse Union.

Salaire minimum mensuel au 1er janvier 2011 en Europe et aux Etats-Unis, en euros.
Pas de salaire minimum en Allemagne, Italie, Finlande, Autriche, Danemark, Suède,

Une « recommandation » qui est relayée par nombre d’économistes dont Pascal Salin, professeur d’économie à l’université Paris Dauphine.
La « musique » est entendue : le salaire minimum est « un des obstacles importants à l’emploi, c’est un créateur de chômage. Lorsqu’on impose à un jeune qui entre sur le marché de l’emploi un salaire de base faible, on lui enlève une chance d’augmenter sa productivité. Moi je préfèrerais qu’on supprime carrément le SMIC, je suis persuadé que le niveau de chômage baisserait beaucoup. Le salarié serait dans une situation de pouvoir négocier un salaire beaucoup plus élevé ».

La Belle prose de la Commission ?

« Le déficit courant de la France s'est progressivement creusé durant la dernière décennie. Cette situation s'explique par la dégradation de la balance commerciale des biens, elle-même provoquée en partie par une perte de compétitivité sur les coûts salariaux après la réintroduction, sur la période 2003-2005, d'un salaire minimum unique (la réforme des 35 heures engagée précédemment avait abouti à cinq niveaux minimums différents). Des améliorations ont été apportées à la procédure d'indexation (création d'un comité consultatif d'experts indépendants, suppression des augmentations discrétionnaires), qui conduisent à une modération de la hausse du salaire minimum. Elles ont considérablement réduit la proportion des salariés rémunérés au salaire minimum et permis ainsi une meilleure différenciation salariale.
Toutefois, le salaire minimum français reste l'un des plus élevés de l'Union européenne par rapport au salaire médian, même si les prélèvements obligatoires sont beaucoup moins élevés que pour le salaire moyen en raison de la réduction des cotisations sociales patronales. »

Et aussi…

« La France est l'un des pays de l'Union européenne où les impôts et les charges sociales sur le travail sont les plus élevés, tandis que la consommation y est relativement peu taxée. De plus, la part des recettes des taxes environnementales dans le PIB est elle aussi nettement inférieure à la moyenne de l'Union européenne. Un rééquilibrage du système fiscal par le déplacement de la charge fiscale du travail vers la consommation et l'environnement aurait probablement des effets bénéfiques sur l'emploi et sur la réalisation des objectifs environnementaux.
(14) Les exonérations fiscales et sociales (notamment les «niches fiscales») en France sont très élevées (environ 11 % du PIB) et font peser un risque sur l'assainissement des finances publiques. De plus, pour comprendre et exploiter les avantages du système, les ménages et les entreprises doivent s'attacher les services d'experts. Les dépenses fiscales sont utilisées pour mettre en oeuvre une politique économique précise, mais aucune évaluation systématique n'est réalisée pour déterminer si les objectifs visés ont été atteints. Enfin, la possibilité de les substituer aux dépenses publiques a permis aux autorités françaises de respecter officiellement les règles existantes en matière de dépenses. Les autorités françaises prévoient que le coût budgétaire des dépenses fiscales diminuera d'environ 0,75 % du PIB sur la période 2011-2013 (du fait notamment de la suppression de plusieurs d'entre elles). Les dépenses fiscales à supprimer n'ont toutefois pas encore été définies pour 2012 et les années suivantes.
(15) Les restrictions administratives à l'ouverture de grandes surfaces de distribution et l'interdiction de la vente à perte continuent d'entraver la concurrence dans le secteur du commerce de détail. Dans le secteur des services, des barrières à la concurrence subsistent pour plusieurs professions réglementées. Un réexamen des conditions d'accès à ces professions ou la suppression progressive de certains quotas (numerus clausus) et des droits exclusifs détenus par ces professions permettrait de remédier à cette situation. »

L’intégralité…

RECOMMANDATION DU CONSEIL
concernant le programme national de réforme de la France pour 2011
et portant avis du Conseil sur le programme de stabilité actualisé de la France pour la période 2011-2014

ttp://ec.europa.eu/europe2020/pdf/recommendations_2011/csr_france_fr.pdf

La Commission ?
Apôtre de la régression sociale !

Portemont, le 18 juin 2011

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