Lundi 01 Mai 2017

Il nous faut bien mettre les points sur les « i »…

Nous aurions bien aimé nous rallier à la trêve des confiseurs… Mais la réalité est là et bien là.
Il ne sert à rien de se voiler la face. Si notre coq gaulois n’a pas toujours bonne réputation, le remplacer par une autruche ne masquerait pas la réalité. L’Europe est malade de l’ « euro » !
Quant à la France, comme atteinte d’un terrible déficit immunitaire… est-elle vraiment résignée à payer le prix de tous ses abandons ? Que Madame Lagarde ne manque pas d’humour ne changera rien à la réalité…  Constat d’Alain Bournazel, Secrétaire Général du Rassemblement pour l’Indépendance de la France : « L’Europe malade de l’euro »

Quand le septième sommet européen ne rime pas avec « septième ciel »…

Léon Areva, le 9 janvier 2010

L’EUROPE MALADE DE L’EURO
Alain Bournazel
Secrétaire Général du Rassemblement pour l’Indépendance de la France (RIF)

Le septième sommet européen qui s’est tenu à Bruxelles, les 16 et 17 décembre, fut, comme les précédents, consacré à la crise financière. Cette constance du problème suffit à montrer que le mal est à la fois profond et durable. Il paraît bien lointain le temps du rêve idyllique où M. Trichet déclamait ingénument que le Fonds Monétaire International (FMI) n’aurait pas à intervenir en Europe car les pays de l’Union européenne étaient à l’abri d’une crise du fait de l’euro. Aujourd’hui, la crise c’est l’euro et le FMI est appelé à la rescousse.


L’Allemagne dicte sa loi

Avant le sommet européen, Mme Merkel, comme à l’accoutumé, a exposé sa stratégie au Bundestag. Elle a souligné que la monnaie unique profitait tout particulièrement à l’Allemagne. Donc il fallait défendre l’euro. Notre Président de la République n’ayant, semble-t-il, sur ces questions que les idées vagues qu’il faut bien appeler l’ignorance, a immédiatement accepté la thèse de la chancelière allemande. Dans le couple franco-allemand, c’est la femme qui commande.

Et le Conseil européen de poursuivre dans la stratégie qui consiste à essayer de remplir un tonneau sans fond. Le capital de la Banque Centrale Européenne (BCE) est pratiquement doublé ; de 5,76 milliards d’euros, il doit progressivement être porté à 10,76 milliards. Par ailleurs un fonds permanent de secours pour résister aux crises financières doit être mis en place, ce qui nécessite au passage une modification du traité de Lisbonne. Ce fonds que Mme Lagarde qui a décidemment le sens de l’humour qualifie « d’ajustement majeur » a pour objet de rassurer les marchés sur la capacité de résistance de la zone euro ;

Le culte de l’idole

L’Antiquité avait connu le culte des idoles. Cet acharnement à vouloir à tout prix défendre l’euro a quelque chose de pathétique ; les générations futures auront sans doute du mal à comprendre cette vénération enfantine et idolâtre pour un système non seulement inefficace mais malfaisant.

Où est-elle la prospérité qui nous était naguère promise par la zone euro ? L’austérité imposée par la crise accule la Grèce aux lisières de la guérilla urbaine. Malgré trois plans de rigueur depuis 2008, et des secours financiers importants du FMI et de l’Union européenne, l’Irlande est enlisée dans un déficit abyssal qui atteint 32% de son PIB. Et l’agence Moody’ vient de baisser de cinq crans sa note. Le Portugal est en crise. L’Espagne vends une partie de ses aéroports et supprime l’allocation de fin de droit que touchaient 700 000 personnes ; le chômage frappe 20% de la population active. L’agence Moody’s vient de placer le pays sous surveillance négative. L’Italie conjugue une croissance faible (1%) et une dette considérable 1900 milliards d’euros.

La France n’est pas épargnée

Depuis le passage à l’euro, la France accuse une perte de compétitivité. L’investissement est poussif. La croissance se situera aux alentours de 1,6%. Mme Lagarde annonce une croissance de 2% pour 2011 ; non seulement elle a le sens de l’humour mais elle rêve.

L’Europe de Bruxelles enfonce chaque jour davantage les pays de l’Union dans uns catastrophe qui leur coûte cher aujourd’hui, et qui, dans peu de temps, leur coûtera très cher. Bref, les pays européens sont placés à un carrefour décisif. Où bien en finir avec l’Europe de Bruxelles. Où bien affronter des révolutions.

 

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