Lundi 01 Mai 2017

Nouvelle cible...

Le 7 octobre 2010, le Conseil de l'Europe, qui regroupe 47 pays, entend voter une résolution pour « réglementer le droit à l'objection de conscience » dans le domaine médical.
L' "Europe" de toutes les barbaries est en marche... En sortir au plus vite!

Question de temps... Une "Europe" qui se veut à la pointe du "Meilleur des Mondes", "Brave New World" dans la langue de l'Europe...

Docteur Dominique-Anne du Sable, le 7 octobre 2010

[...]Depuis la fin de la conscrip­­tion, le débat brûlant des années 60 s'est transposé dans le monde de la santé. Avortement, stérilisation voire contraception : des soignants refusent de participer de près ou de loin à ce qu'ils considèrent comme des attentats à la vie, des mutilations injustes ou des pratiques immorales.

Les voici désormais dans la ligne de mire du Conseil de l'Europe, saisi par des députés socialistes de plusieurs pays. Motif invoqué : une « vive préoccupation » devant ce qu'ils nomment « la montée de cette pratique » de l'objection. Et de proposer qu'on trouve « un équilibre entre le droit des médecins à ne pas agir contrairement à leurs convictions » et celui « des patients à avoir accès à des procédures médicales légales dans un délai approprié ».

Qu'entendent les initiateurs de la résolution par « équi­libre » ? En entrant dans le détail de leur texte, on découvre qu'il exclut du droit à l'objection de conscience les soignants qui participent indirectement à l'acte. Et qu'il oblige les objecteurs à orienter leurs patientes vers des praticiens capables de répondre à leur demande. Ces entorses à la clause de conscience sont largement celles que la loi française a déjà validées, au point de l'avoir rendue très théorique dans l'Hexagone. Mais la nouvelle résolution irait plus loin : elle obligerait le praticien à renoncer à son objection de conscience « en cas d'urgence ». Comme si l'objection personnelle pouvait s'effacer sous la contrainte ! Elle prévoit même de dresser la liste des objecteurs… Quand on sait que des soignants sont déjà discriminés à l'embauche lorsqu'ils révèlent certaines de leurs convictions, on imagine l'impact de telles listes. à l'heure du débat sur les CV anonymes visant à protéger des minorités, imaginer mater les consciences par la pression a quelque chose de totalitaire. Un tel texte ne concernerait pas seulement l'avortement ou l'assistance médicale à la procréation ; il pourrait frapper les soignants qui refusent de pratiquer l'euthanasie, là où elle est légalisée. En France, des professions entières semblent progressivement interdites aux personnes de bonne volonté soucieuses de respecter la loi naturelle, à commencer par les chrétiens. Gynécologues, sages-femmes, infirmières, mais aussi pharmaciens vivent de plus en plus douloureusement leurs métiers : tout est fait pour les forcer de diffuser des pratiques qui ne devraient pas être nommées « soins médicaux ».

Du temps de Pharaon, les sages-femmes des Hébreux auxquelles il avait ordonné de supprimer les nouveau-nés de sexe masculin avaient déjoué l'injonction par la ruse.

Quand il est question de vie et de mort, l'objection de conscience, n'est pas simplement un droit, c'est un impérieux devoir. Ce devoir s'impose à toute conscience éclairée. Déjà, il en coûte énormément à ceux qui, par respect pour la vie et la dignité humaine, osent dire non à la loi du plus fort.

Tugdual Derville

Lire: Droit à l’objection de conscience : l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe remet en cause la liberté de conscience des prestataires de soins de santé.

http://www.france-catholique.fr/Droit-a-l-objection-de-conscience.html

Pour signer l’Appel européen : http://www.adv.org/appel-objection-de-conscience

Pour lire le rapport soumis au Conseil de l’Europe : http://www.adv.org/objection-de-conscience/appel/en-savoir-plus/

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