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Ne prenons pas nos désirs pour des « réalités »…

Pour des raisons diverses, nombreux sont ceux qui attendent beaucoup du cas « Grec »…
Certes, il ne nous déplairait pas que souffle un vent nouveau en provenance de la « Mère » de la pensée occidentale… Mais la Grèce de nos temps difficiles n’est pas –beaucoup s’en faut- la Grèce antique que nous chérissons, voire que nous idéalisons un peu trop parfois… Regardons la réalité en face…

« Hercule n’est plus grec et ne terrassera pas l’hydre européenne »

Trente années de perfusions. Une « vieille » histoire qui a débuté en 1982… et depuis cette date, de subventions en subventions, de gouvernements en gouvernements, une Grèce toute d’illusions ! Les feux de l’Olympe n’ont pas eu d’effet magique… En 2008, la Grèce recevait de Bruxelles près de 3% de son PIB. Le compte à rebours avait commencé depuis longtemps, tout le monde le savait. Mais c’est toujours avec une moue dédaigneuse que les Diafoirus « européens » se penchaient et se penchent encore sur la Grèce : la Grèce qui ne pèse que 2,5% du PIB de la zone « euro » et seulement 1,9% de l’Union Européenne…

Le cas de la Grèce tient donc avant tout du symbole…

Et pour les observateurs « froids » cette affaire est une bonne affaire :

- elle l'oblige à considérer sérieusement les mesures de solidarité à mettre en œuvre dans ce type de situation. Les observateurs vont ainsi devoir faire un choix clair : soit ils traitent la Grèce comme un pays isolé, soit ils la traitent comme une composante de la zone Euro. Mais ils ne peuvent pas faire les deux à la fois, additionnant la faiblesse de la Grèce isolée avec un affaiblissement de la zone Euro à cause de la Grèce.

- elle oblige enfin les autorités grecques à faire une opération « Vérité » sur l'état des finances de leur pays et va permettre à l'UE de pousser les réformes nécessaires notamment pour réduire fortement la corruption et le clientélisme endémiques.

- elle devrait servir d'exemple aux gouvernements européens (et autres) qui manipulent de plus en plus les statistiques économiques et sociales, en démontrant que ces manipulations ne font que plonger les pays plus avant dans la crise.

Lire :
http://www.leap2020.eu/Printemps-2010-Nouveau-point-d-inflexion-de-la-crise-systemique-globale-Quand-le-noeud-coulant-des-deficits-publics-va_a4083.html

In fine, de quoi réjouir bien des « eurolâtres »…

Léon Areva, le 30 mars 2010

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