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L’Union Européenne vous ferait-elle rêver ?

Manqueriez-vous d’arguments pour la portée aux nues ? Dans « La lettre volée » du jeudi 4 février 2010, sont repris quelques arguments de Philippe Delmas pour vous venir en aide …« les grands Etats industriels de l’Union sont [...] réduits au statut de contrebandier pour continuer vaille que vaille à soutenir leur industrie dans le monde étriqué de l’économie réelle…La question n’est pas de savoir si la Commission est capable de faire la police mais si elle capable de faire la guerre. Tout indique que non. Ainsi voit-on la commissaire à la Concurrence exiger que le bénéfice de 50 ans d’investissement d’EdF dans le nucléaire devienne accessible à tous ses concurrents au nom du libre accès aux marchés. »  Le ton est donné…

Bien sûr vous ne connaissez pas la commissaire à la Concurrence…

Portemont, le 26 mars 2010

La commissaire à la Concurrence Neelie Kroes…


La Lettre volée Jeudi 4 février 2010 4 04 /02 /2010 20:58

Une appréciation de l'efficacité de la politique européenne par Philippe Delmas

Philippe Delmas (je suppute qu'il s'agit de l'ancien vice-président d'Airbus) écrit dans le Nouvel économiste tout le bien qu'il pense de la politique industrielle et commerciale de la
"les grands Etats industriels de l’Union sont [...] réduits au statut de contrebandier pour continuer vaille que vaille à soutenir leur industrie dans le monde étriqué de l’économie réelle."
"La question n’est pas de savoir si la Commission est capable de faire la police mais si elle capable de faire la guerre. Tout indique que non. Ainsi voit-on la commissaire à la Concurrence exiger que le bénéfice de 50 ans d’investissement d’EdF dans le nucléaire devienne accessible à tous ses concurrents au nom du libre accès aux marchés. Ainsi voit-on la commissaire au Commerce et son directeur général traiter le contentieux entre Airbus et Boeing comme une querelle de voisinage qui se réglera par les bons sentiments – nous sommes amis n’est-ce pas ? – et surtout en ne s’en occupant pas. L’OMC est là pour ça et c’est, elle aussi, une organisation idéale à l’abri de toute influence. Que les conclusions de Boeing accablant Airbus aient été déposées juste avant le début du marché du siècle pour le renouvellement des avions ravitailleurs américains et que celles d’Airbus contre Boeing soient repoussées juste après la conclusion de cet appel d’offre n’est que coïncidence."
"Que les banques régionales allemandes, la caisse italienne de l’industrie ou le fonds souverain français se mettent à vouloir parier sur le très long terme, que leurs critères s’éloignent de ceux d’un fonds d’investissement ou d’une banque – tous acteurs dont l’intérêt pour l’industrie et le long terme est notoire – et les voilà cloués au pilori en attendant d’être condamné pour le plus effroyable péché : l’aide d’Etat. Le mot seul fait frémir. Un Etat qui aide son industrie ! Abomination de la désolation ! Nulle caricature. Tous les industriels européens savent que telle est la réalité. Bruxelles vit dans le monde imaginaire des livres d’économie et nos concurrents dans le monde réel des parts de marché grignotées une à une."
Heureusement qu'unis dans l'Union européenne nous sommes plus forts...
Sont-il idiots à Bruxelles ? Certainement pas. Mais ils sont comme tous les fonctionnaires ou stratèges politiques : occupés à avancer leur pouvoir. Et le principal pouvoir que les traités leur donne c'est la politique de la concurrence et du règne du marché. Je ne doute pas que si l'Europe avait été fondée sur des bases sociales, ils se battraient tous les jours pour faire avancer la place de l'état.
Mais ce n'est pas le cas. Bruxelles s'acharne donc tous les jours à défaire ce que les politiques publiques ont bâti depuis l'après-guerre. On ne peut refaire l'histoire et ce qui constitue encore aujourd'hui le coeur inamovible des traités européens, c'est la libre concurrence.
Voilà pourquoi, tôt ou tard, et le plus tôt sera le mieux, l'Union européenne, nous devrons en sortir...


 « La face noire de la mondialisation »
Par Philippe Delmas, consultant.
L'avenir incertain des neurosciences face au crime
Imaginez que les prochains JO renoncent au contrôle antidopage et que,épris d’idéal, le coach d’une équipe sportive décide néanmoins de s’en tenir strictement aux principes de Pierre de Coubertin. C’est ce que la Commission impose aujourd’hui à l’industrie européenne. Elle est pleine de principes inspirés par une vision optimiste du genre humain, fut-ce en matière de compétition économique. Sa philosophie de la concurrence, par exemple, reflète une confiance sans nuage dans les principes du libéralisme des bons auteurs du XIX siècle. Les entreprises sont des acteurs transparents, les marchés sont parfaits et les Etats limités à leurs missions régaliennes. Tel est le monde auquel la Commission veille à ramener les brebis égarées….

L’intégralité de l’article :

http://www.lalettrevolee.net/ext/http://www.nouveleconomiste.fr

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La Lettre Volée
Un « cri » d’amour : « J’aime tellement l’Europe que je préfère qu’il y en ait 27… »

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