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Du « chaud » et du « froid »…

si un journal bavarois invitait ses lecteurs à trouver « 1000 raisons d'aimer la langue allemande »(sic), si lors de l’assemblée générale de Siemens un actionnaire s’est fait applaudir en invitant la direction du « kolossal » groupe à germaniser sa communication financière, ...

…si Guido Westerwelle aussitôt nommé ministre fédéral des Affaires étrangères refusait de répondre en anglais à un journaliste de la BBC, bien que maîtrisant la langue de Shakespeare, justifiant que « Le ministère ne dépense pas 300 millions d'euros par an pour soutenir la langue allemande dans le monde pour qu'au final j'y renonce moi-même en Allemagne ! », l’anglais pourrait faire une entrée en force dans les tribunaux des Länder de Rhénanie-du-Nord-Westphalie et d’Hambourg…

L’anglais est déjà présent dans les prétoires des tribunaux de Cologne et de Bonn et les « Länder » de Rhénanie-du-Nord et de Hambourg entendent pousser plus avant  l'usage de l' « anglais » dans la rédaction des arrêts et autres actes de procédure. Ce au nom du « business »… afin que les affaires économiques menées en anglais en Allemagne puissent, en cas de litige, continuées à l’être dans cette langue devant les juridictions commerciales et civiles. A ce projet sont associés des avocats d’affaires et des juges. Les cabinets d’avocats d’affaires anglo-saxons déjà présents en Allemagne (comme en France) sont, bien évidemment, favorables à ce projet du tout en « anglais »…

Qu’importe si une telle « révolution » supposerait de toutes les parties concernées, y compris des tiers, une parfaite maîtrise de l'anglais.

http://www.lesechos.fr/journal20100223/lec1_derniere/020380170178.htm

Nous nous garderons bien de jeter l’opprobre sur nos voisins teutons… alors que Marc Favre d’Échallens, de « Défense de la langue française » nous rappelle que : « Nous connaissons en France la déferlante linguistique anglo-américaine dans notre vie quotidienne avec les « Carrefour Market » ou « Simply Market », et autres « Happy Bonus », mais aussi avec le basculement à l’anglais de pacotille de Citroën qui vient d’adopter une communication largement en anglais.



Chez Citroën, les dénominations anglaises foisonnent comme « visiodrive » ou même « DS », sigle légendaire, qui signifie maintenant « Distinctive Series », sans parler de la documentation technique anglicisée. Même le domaine culturel est touché avec le nouveau magazine littéraire français, soutenu par Télérama, qui s’intitule « Books » !

N’oublions pas également les rodomontades du président Sarkozy de faire de la France une nation bilingue, comme son ministre de l’Éducation nationale l’avait annoncé dès 2007(1). En octobre 2009 le Président persévère et déclare, d’ailleurs, que des enseignements fondamentaux du second degré pourraient être dispensés en langues étrangères.

Il faut traduire les terminologies linguistiquement correctes de « bilingue » ou « langues étrangères » par «anglais», ainsi l’anglais est aussi devenu une langue de bois ! L’exclusion linguistique est aussi une désintégration sociale et entrepreuneuriale ; le plus anglophone n’est pas le plus performant. Même, Mme Parisot, présidente du Mouvement des entreprises de France (MEDEF) pointe (2) l’abus d’anglais dans l’entreprise qui nuit à sa bonne marche. »

Et l’administrateur de Défense de la langue française, secrétaire de l’« Académie de la Carpette anglaise » de poursuivre :

« L’anglais dans le droit, c’est la mise au rebut de notre droit romano-germanique largement commun à l’Europe continentale; c'est la porte grande ouverte, par le truchement de la « common law », à la marchandisation totale de toutes les activités humaines ; de l’enseignement à la santé en passant par la culture. La raison invoquée, ici, comme en France est toujours la même : la (fausse) nécessité économique.

L’anglais étant décrété par nos zélateurs « anglolâtres » comme la langue du commerce international, tout le processus économique doit pouvoir, selon eux, se dérouler en anglais. Oser parler en Allemagne d’entrave linguistique pour le simple fait de devoir parler allemand dans les cours de justice est grotesque. Ils sont fous, ces Allemands, de vouloir parler allemand en Allemagne !

L’Allemagne est le pays qui a un excédent commercial colossal et qui vend ses produits au monde entier. Si l’Allemagne vend ses productions, c’est en considération de leur seule qualité, de leur seule renommée et de la vigueur du commerce allemand.

On voit ici que toutes les assertions sont bonnes pour imposer l’anglo-américain comme langue mondiale au seul bénéfice du monde anglo-saxon. Car utiliser l’anglais dans l’ensemble du processus économique constitue un avantage financier considérable à l’heure où la Grande-Bretagne, par exemple, a décidé de renoncer à rendre obligatoire l’apprentissage des langues étrangères.

Les peuples européens doivent s’unir contre cette colonisation linguistique, ce bilinguisme forcé et inégalitaire, qui s’accompagne toujours de reniements et d’un déclassement social et culturel.

Une langue qui ne sait plus exprimer le monde moderne, l'intelligence, la science, l'avant-garde, l'avenir en somme, est une langue qui disparaît.

N’en déplaise aux promoteurs du « tout-à-l’anglais », la langue n’est pas un vecteur neutre de communication mais l’expression de visions propres du monde.

« I will not speak French on the school grounds.
I will not speak French on the school grounds.
I will not speak French...
I will not speak French...
I will not speak French...
Hé! Ils sont pas bêtes, ces salauds.
Après mille fois, ça commence à pénétrer
Dans n'importe quel esprit.
Ça fait mal; ça fait honte.
(…)
Faut pas qu'ils aient besoin d'écrire ça
Parce qu'il faut pas qu'ils parlent français du tout.
Ça laisse voir qu'on est rien que des Cadiens.
Don't mind us, we're just poor coonasses,
Basse classe, faut cacher ça.
Faut dépasser ça.
Faut parler en anglais
Comme de bons Américains (3).
»

Déportation des Acadiens…

La diversité linguistique, c’est la véritable ouverture au monde et aux autres. C’est écouter l’âme d’un peuple que de lui permettre d’exprimer son destin dans sa langue.

 
(1) « Le président de la République m'a donné comme mission de faire de la France une nation bilingue. » (Xavier Darcos, 11/09/2007)
(2) « Or, il y a une chose, je ne sais pas si c’est dit, mais pour moi un des points très importants, c’est la langue. (...) Je préfèrerais par exemple qu’on ait un débat sur la langue, l’utilisation de la langue française, y compris dans l’entreprise où l’abus de l’anglais est, à mon avis, à signaler et à dénoncer. » (CANAL+, 02/12/2009)
(3) Extrait de « Je suis cadien » de Jean Arceneaux, poète louisianais.

Mardi 2 Mars 2010
Marc Favre d’Échallens - Défense de la langue française

Source : http://www.marianne2.fr

Longue est la liste des abandons…
Quand sonnera l’heure de la révolte ?

Portemont, le 9 mars 2010

Le laboratoire Sanofi-Pasteur MSD a débaptisé son vaccin francophone, le ROR, “rougeole- oreillons -rubéole” pour le rebaptiser MMR (measles, mumps and rubella).
Il y a seulement deux ans, un étudiant pouvait obtenir son diplôme en validant la langue vivante étrangère de son choix, au très bon niveau exigé par cette école supérieure très sélective (C1 du cadre commun, soit plus que « fluent »). Maintenant, malgré la présence de nombreuses langues dans ces établissements de Paris et de province, c’est anglais obligatoire, sinon, pas de diplôme...
« L’obtention du diplôme de Sciences Po est conditionnée, à partir de l’année universitaire 2009-2010, à la validation d’un niveau en anglais au moins équivalent au niveau C1 du cadre européen de référence des langues. 

-  Ce niveau est validé en fin de cursus par certification externe en cours de validité ou par un examen interne. 

-  L’apprentissage de l’anglais est réalisé par le biais d’enseignement en présentiel, d’enseignements en e-learning et, pour ceux qui souhaitent un complément d’encadrement, par des permanences de langue.
L’anglais est obligatoire pour les élèves non-anglophones en premier cycle et en cycle du master. »

Et la justification de cette obligation :

« L’obtention du diplôme doit être conditionnée à une accréditation qui soit un standard mondialement lisible : il en va de la qualité de l’insertion professionnelle de nos diplômés, au coeur de notre mission. »

Il s’agit pourtant d’un établissement public français (doté d’un statut particulier, une fondation privée d’utilité publique, qui gère aussi l’Institut d’études politiques de Paris), ce qui n’a pas empêché cette mesure, probablement anticonstitutionnelle (mais qui songe à demander son avis au Conseil constitutionnel à ce sujet ?), et contraire à l’esprit européen.

Carpette anglaise 2009 ?

Nous l'attendions !

Le 20 décembre 2009

Toujours très difficile de distinguer de si vaillants candidats... Si nombreux aussi... Mais nous faisions entière confiance à une si docte académie! L'Académie de la Carpette anglaise, dans un bel élan, au premier tour, a décerné son prix mondialement envié, au Directeur de l'Institut d'études politiques de Paris...

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