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Du bon vieux droit à l'insurrection!

Inscrit en 1789? Bien pis en 1793? Bien plus ancien encore... Un « droit »? Foutaise! Devoir répondrons-nous. Un devoir face à toute tyrannie... Les veules héritiers de 1793 s'en donnent à cœur joie! Ils piétinent allègrement les fonts baptismaux qui les ont porté au pouvoir. Pas même le plus petits de ses enfants « contre-nature » pour s'en souvenir et le rappeler...
Une plume libre, toujours aux côtés des oubliés, des « parias » entend le crier.
Du « Traité simplifié » et du « Magnificat »... par notre ami Rodolphe Clauteaux, de « L'Itinérant »...

Longue est la liste des grands ancêtres de la « République », dès sa naissance si peu attachée à la « res publica », que nous pourrions citer à charge...
Saint-Just, l'archange couvert de sang toujours souriant de haine qui se faisait fort de clamer : « il n'est pas de citoyen qui n'ait sur Louis XVI « le droit que Brutus avait sur César »...

Buste de Saint Just inauguré le 9 mai 2009 dans sa maison-musée à Blérancourt...
Maison qui fera l'objet de travaux de rénovation pour 140 000 euros financé par l’association Saint Just, la mairie et le Conseil général...
A découvrir...
http://www.antoine-saint-just.fr/bler2009.html

Et Louis XVI était bien loin d'être un tyran!

Que sont devenus les grands clercs de l'ordre « républicain »? Trop attachés à compter leurs prébendes ont-ils rangés leurs couteaux au musée des accessoires?
Pas un qui ne se souviendrait de Sieyès l'Abbé?

Tous les baveux béats, les mielleux de la « république » ont-ils lu « Qu'est-ce que le Tiers Etat ?

N'ont-ils rien retenu de   la question du pouvoir constituant?

Il est vrai que dans leurs chétives bibliothèques les catalogues « rollex » et autres ont remplacés les ouvrages de  F. Bluche, S. Rials, J. Tulard, « La Révolution française » PUF, 1989 ou l'excellent  « La puissance de l'Etat » PUF, Léviathan d' Olivier Beaud

 

Selon l'abbé Sieyès, « quand elle le pourrait, une nation ne doit pas se mettre les entraves d'une forme positive. Ce serait s'exposer à perdre sa liberté sans retour, car il ne faudrait qu'un moment de succès à la tyrannie, pour dévouer les peuples, sous prétexte de Constitution, à une forme telle, qu'il ne leur serait plus possible d'exprimer leur volonté, et par conséquent de secouer les chaînes du despotisme » Et Sieyès reprend la même idée un peu plus loin en d'autres termes, affirmant qu'une nation « est indépendante de toute forme, et de quelque manière qu'elle veuille, il suffit que sa volonté paraisse, pour que tout droit positif cesse devant elle, comme devant la source et le maître suprême de tout droit positif ». Par cette réflexion, Sieyès élabore une théorie du pouvoir constituant qui « apparaît alors comme une autre manière de désigner l'irruption du droit d'insurrection dans la théorie constitutionnelle ». 

http://www.memoireonline.com/12/08/1675/m_Droit-de-nature-et-droit-des-gens-dans-le-proces-de-Louis-XVI12.html

Nous ne sommes pas, nul besoin de vous le rappeler, des thuriféraires de ces grands « ancêtres »...

Mais y a-t-il encore un « républicain » sur le radeau?

Parole à Rodolphe Clauteaux!

Portemont, le 1er juin 2009

Traité simplifié et Magnificat

Nous, les Français, le 29 mai 2005, nous avons rejeté le « projet »de Constitution européenne. Quelques jours plus tard, ce furent les Hollandais qui firent de même.
C’était clair, c’était net, deux peuples, « fondateurs » de l’Europe, ne voulaient pas de cette « constitution » ultralibérale qui allait engager leur vie de tous les jours pour les décennies à venir.

Un peu plus de deux ans plus tard, le projet de « traité modificatif », « reform treaty » en anglais, la langue de rigueur dans ces cas-là, fut mis sur pied. Et, en décembre 2007, ratifié.

Ce qui devint le Traité de Lisbonne, et que notre Gouvernement a tant désiré, n’était en fait qu’une légère correction tout à fait cosmétique de la Constitution rejetée.

Les Irlandais, peuple de résistants, ils ont subi cinq siècles de colonisation sauvage et britannique, refusèrent, au suffrage universel, ce « mini Traité ».

Cela dit, la Kommission, et ses complices, sont bien décidés à tordre le bras des Irlandais, et à les faire revoter, ou à se contenter d’un « vote démocratique » de leur Parlement.

Car, et c’est bien la preuve que cette Europe que l’on nous construit depuis le Traité de Maastricht, est tout sauf démocratique, lorsqu’un peuple dit « non » au suffrage universel, vote souverain au-dessus de tous les autres votes, la Commission et ses complices, laisse passer un ou deux ans, et soit fait revoter, les Danois par exemple, soit accepte le vote du Parlement de ces rebelles qui n’ont rien compris.

Que l’on ne s’étonne pas, après ces pratiques démocratiques, du dédain populaire envers les futures élections de juin prochain !

Le texte du « mini traité », celui qui est devenu le « vrai » Traité de Lisbonne, n’était donc qu’une resucée du « Traité établissant une Constitution pour l’Europe », rejeté donc et par les Français, et par les Néerlandais… Il eût d’ailleurs été moins hypocrite de reprendre le « Projet de Constitution », d’en rayer d’un gros trait rouge les quelques dispositions sans grande valeur que l’on ne verrait pas à Lisbonne, et de le présenter ainsi… Il eut été alors clair et limpide que l’on se fichait bien du vote au Suffrage universel néerlandais et français. On a donc rédigé un « nouveau » traité avec les oripeaux du « projet » de Constitution. Et on l’a fait approuver par nos parlementaires godillots, tous plus intelligents, bien sûr, que ceux, nous, qui les ont mis là où ils se trouvent…

La France a franchi la dernière étape. Les 577 députés et les 330 sénateurs (un siège est vacant) étaient réunis lundi en Congrès à Versailles pour s'exprimer sur la révision de la Constitution de 1958 préalable à la ratification du traité de Lisbonne. 893 parlementaires ont voté. 560 ont voté pour, 181 contre et 152 se sont abstenus. La majorité requise étant celle des 3/5e, Bernard Accoyer, président de l'Assemblée nationale, a déclaré que "le Congrès a adopté le projet de loi constitutionnelle" qui avait déjà été voté par l'Assemblée nationale et le Sénat.

"Le traité de Lisbonne redonne corps au rêve français"

Le « traité modificatif », qui est donc devenu le Traité de Lisbonne, modifie tout de même quelques petites choses, importantes. Le nouveau Traité a diminué la charge des obligations quant au respect de certains engagements européens.
Aux Français ? Aux Hollandais ? Non ! Aux Polonais et aux Britanniques. Ces deux peuples ont donc bénéficié de notre « non ».
Pas nous !
Cela dit, et bien que cette question n’ait hélas plus de valeur, sinon historique, comment se fait-il que le Président de la République, et le Parlement, approuvent, seuls, ce que le Peuple français, souverain, a massivement rejeté ?
Tout simplement en « ratifiant », non pas ce que « nous » avions rejeté, nous et les Néerlandais, mais des « dispositions qui n’ont pas fait l’objet de contestations » !
Chapeau au juriste vicieux qui a trouvé cette astuce !
Etant donné que personne n’a jamais été capable de lire dans son intégralité le « projet de Constitution européenne », ni ceux qui l’approuvaient béatement ni ceux qui le rejetaient, quelles sont donc ces « dispositions » qui étaient donc « approuvées » ?
Si le « non » de gauche ne voulait pas que l’on menace notre Etat-providence, le « non » de droite ne voulait pas que l’Etat perde ses droits régaliens… monnaie, armée, finances… D’accord, mais comment savoir ce que chaque Français refusait ? Et donc, comment savoir ce qu’il approuvait ? Et donc comment oser rédiger un « mini traité » sensé faire l’  « unanimité » ?
L’initiative de notre président, et le vote du Parlement, furent absolument arbitraires. Un déni de démocratie manifeste. Lorsque dans ces pages, nous parlons de « totalitarisme ultralibéral », de « dictature économique », nous ne parlons pas dans le vide.
La Californie, Etat de l’Union, a pensé à cette possibilité, avant nous… La Constitution californienne précise qu’une décision adoptée par référendum ne peut par la suite être modifiée que par un autre référendum. Il s’agit donc, en France, d’un véritable coup d’Etat télécommandé par la Kommission !
En 1793, on ne rigolait pas avec les coups d’Etat. L’article 27 de la Constitution préconise tout simplement… « que tout individu qui usurperait la souveraineté soit à l’instant mis à mort par les hommes libres ».
Sans vouloir nous porter à de telles extrémités, il nous semble pourtant que l’article 35 de la même Constitution de 1793, offre une alternative… « quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ».
Droit « sacré », devoir « indispensable »… On ne rigolait pas en 1793 !
D’ailleurs, la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, beaucoup moins révolutionnaire que la Constitution de 1793 rédigée en pleine Terreur, nous reconnaît un droit. Imprescriptible, comme les autres « droits de l’Homme »… Et puis… cette “Déclaration”, a été intégrée au Préambule de notre Constitution, elle fait donc partie de notre « arsenal juridique ». Or, dans cette Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, on trouve la « résistance populaire », parmi les « droits naturels et imprescriptibles » !…
Etant donné que notre Président est élu au Suffrage universel, qu’il est élu « pour veiller au respect de la Constitution », et pour « assurer le fonctionnement régulier des pouvoirs publics et la continuité de l’Etat et garantir l’indépendance nationale »… et qu’en l’occurrence il n’a fait ni l’un ni l’autre, on pourrait l’avoir accusé de Haute Trahison. Mais, une modification du statut pénal du Chef de l’Etat, modification survenue comme par hasard en février 2007, substitue à la haute trahison, un vague « manquements à ses devoirs manifestement incompatibles avec l’exercice de son mandat »… Nos Parlementaires auraient pu s’en contenter. Et, au lieu d’approuver une haute trahison, et donc de hautement trahir eux-mêmes, se souvenir que le Peuple, c’est-à-dire ceux qui les ont mis là où ils se trouvent, avait dit « non ».
Ils ont dit oui. Et nous ont donc, eux également, trahis.
Il ne reste donc, face à l’Europe ultralibérale que veut la Kommission, cette Europe qui laisse importer du lait de Nouvelle-Zélande ou d’Australie, du lait sans la sueur de nos fermiers, bien plus rentable pour le circuit laitier commercial, que le lait de « nos » vaches… du lait à moitié prix.
… cette Europe qui laisse travailler - qui favorise le travail - en France, de Polonais, de Roumains, de Bulgares, selon le code du travail polonais, roumain ou bulgare… des ouvriers à moitié prix.
… cette Europe qui a désiré, et vient d’obtenir pour la France, que le « lobbying » soit une activité légale et… parlementaire !
… cette Europe qui nous menace, nous et tous les autres pays du « Sud », des pires sanctions, des pires amendes, parce que nous avons laissé filer notre déficit intérieur ! En temps de crise, mesure indispensable si l’on veut amortir le choc chez les plus petits…
… cette Europe de la Commission de Bruxelles, qui fait la grimace au nom de la « libre concurrence », parce que nous avons aidé nos banques !… « Libre concurrence », vous avez dit ? Il est probable que la Kommission aurait préféré que les quelques banques américaines rescapées de leurs actifs toxiques, prennent le contrôle de notre système financier !…
Il ne nous reste donc, puisque nous ne nous sommes pas levés, puisque nous n’avons pas constitué de Comités de Salut Public… puisque nous n’avons pas forcé nos parlementaires à destituer notre président… Il ne nous reste donc qu’à assumer notre servitude.
Et, courbant l’échine, entrer dans une ère où l’argent sera roi, où le petit ne sera pas protégé du gros… où les superbes ne seront pas « dispersés », où les puissants ne seront pas « renversés de leurs trônes ». Un monde où les humbles ne seront plus « élevés ». Un univers où les affamés ne seront plus « comblés de biens », où les riches ne seront plus « renvoyés les mains vides. » *

Rodolphe Clauteaux

Pour en savoir plus : « Traité simplifié : haute trahison ! » Anne-Marie Le Pourhiet, in Economica, 2007

« Magnificat » par Maurice Denis

* Tiré du Magnificat, chant révolutionnaire hurlé par la très jeune Marie, la future mère de Jésus, lorsqu’elle apprend qu’elle va mettre au monde le Messie d’Israël, le Fils de Dieu…
… Un chant qui explique, malgré toutes les trahisons de l’Eglise au cours des âges, trahisons envers le petit peuple, pourquoi les véritables “révolutions” ne sont possibles que menées par des peuples chrétiens en terres chrétiennes. (Et nous ne parlons pas des “révoltes”, mais de “Révolutions”).

Texte du Magnificat…

Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !
Il s’est penché sur son humble servante, désormais tous les âges me diront bienheureuse.
Le Puissant fit pour moi des merveilles, Saint est son nom !
Son amour s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent.
Déployant la force de son bras, il disperse les superbes !
Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles !
Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides !
Il relève Israël, son serviteur, il se souvient de son amour,
De la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et de sa race, à jamais…

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