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Un grand jour, bientôt, pour tous les empaquetés de la « Grosse Kommission »...

Ne le répétez à personne. Nous prenons tous les risques. Le grand jour c'est le dimanche 7 juin 2009. Mais pour d'autres ce sera le 4, le 5 ou le 6... Nous prenons vraiment des risques. Selon les dernières caresses prodiguées à la grande boule de Cristal, seulement 16% des EurOtaniens soit environ 375 millions d'électeurs connaitraient la date. Le 4, le 5 ou le 6 et le 7 juin 2009 soyez prêts à être empaquetés: l'EurOtan vote! Et notre ami Rodolphe Clauteaux, de « L'Itinérant », se met en quatre pour vous mettre dans tous les secrets... Merci Rodolphe!

Au chapitre des records, il s'agirait des plus grandes élections « transnationales » jamais organisées... Voilà un record qui nous va droit au cœur! Nous avons les records que nous méritons...

Le 5 mai 2009 à Nîmes, le chef de l'Etat  va se lancer dans la bataille. En souvenir du 9 mai 2006, alors que, président de l'UMP, il  prononçait un « discours pour la France ».

Avez-vous oublié?

 Il avait exalté la « fierté d'être Français »...

Le 5 mai 2009, il va chanter le nouvel « air » de l'UMP : « Quand l'Europe veut, elle peut. »

Exceptionnellement, Monsieur Obama n' a pas réclamé de droits d'auteur!
Afin de nous donner sans freins, l'envie d'être empaquetés...

Portemont, le 27 avril 2009

Européennes abstenues

“On” s’étonne, se scandalise, se « chaudent » les gorges, en haut lieu, du futur prévu taux d’abstentions aux élections européennes prochaines. Les Français, comme d’habitude, arrivent, dans l’enquête effectuée, bons premiers. Ou derniers. Ça dépend. Si 44 % des Européens s'intéressent à ce scrutin et seuls 16 % d'entre eux en connaissent la date. Interrogés sur le rôle de leurs eurodéputés, les Français sont les plus ignorants, avec 39% de bonnes réponses seulement.

On s’étonne…

D’autre part, on apprend que très bientôt, de par la volonté de la Commission de Bruxelles, nous allons aller à la pêche aux bonnes surprises, et aux mauvaises, lorsque nous entrerons à l’épicerie, supermarché ou pas. En effet, jusqu’à aujourd’hui, nous savions, nous les Européens, nous les Français, que le beurre s’achetait en plaquette d’un quart de kilo, c’est-à-dire une demi livre, et même, pour les plus riches ou les familles très nombreuses, en demi-kilo. Le riz ou les pâtes, pareil. C’était 500 grammes. Mais, à l’avenir, les têtes de pioches de Bruxelles nous obligeront à mieux lire. En effet, le paquet de pâtes va désormais pouvoir peser le poids qu’il conviendra à l’empaqueteur d’empaqueter. ça pourra être un sachet de 443 grammes de riz, une bouteille de 73 centilitres de vin, une plaquette de 128 grammes de beurre… Ce brouillage de cartes a été décidé en 2007, et rentrera pleinement en vigueur en 2012.

Mais, depuis 2001, on nous y préparait, alors qu’en 1975, l’Europe encore en couches, en avait décidé totalement autrement. Il fallait, disait-on alors, « réduire autant que possible le nombre de volumes de contenants trop proches les uns des autres pour le même produit et qui par conséquent sont susceptibles d’induire le consommateur en erreur. »

Mais alors, en 1975, Bruxelles avait-elle l’idée de protéger le consommateur, et aujourd’hui, ce serait l’industriel qui aurait les attentions de la Kommission ?
Non !… Loin de nous de tels soupçons. D’ailleurs, la Kommission elle-même s’en défend. Il ne s’agit que de « répondre aux goûts des consommateurs », de « mieux les informer », et, bien sûr, de « stimuler la concurrence », et, surtout, de « favoriser la transparence »…

Ben voyons !

La Kommission, qui comme chacun sait n’aime pas les lobbies industriels, a préparé cette directive en nous consultant. Nous sommes donc les premiers responsables. Jugeons-en. « La Commission a préparé son projet de directive en s’appuyant sur une analyse d’impact, incluant une large consultation de toutes les parties prenantes. » C’est donc sérieux. On peut d’ailleurs lire en page 8 du “projet, une invocation quelque peu mystérieuse d’un sondage Eurobaromètre daté de… 2001. Dans ce sondage, nous, c’est-à-dire “les Européens”, réclamions des emballages « de tailles plus diversifiées ». Avec un 78,9%, dont un 86,6% d’Européens français, réclamant « des paquets, conserves et bouteilles mieux standardisés ».

Ce qui est exactement le contraire de la conclusion qu’en tirent les membres de la Kommission ! Autre “témoignage” à l’appui de la décision, celui d’un sondage Internet de 2002, en « onze langues », s’il vous plaît ! Onze langues pour 535 consommateurs ayant répondu… Faut dire qu’à Bruxelles, les Fonktionnaires sont payés de nos poches et que donc ils n’ont de comptes à rendre à personne… Or donc, ces 535 sondés répondaient donc… enfin… la Kommission interprétant leurs réponses, affirmait donc qu’« il n’existe en général aucun besoin public de réglementation de formats obligatoires ». A l’appui de ce sondage bidon bidouillé, il y avait eu une « consultation des Organisations de Consommateurs de 25 Etats ». Le scribe européen qui transcrit tout cela est tout de même obligé d’avouer que huit organisations seulement répondirent. On a ainsi une idée de la qualité des questions… et nous apprenons alors que « toutes sauf une approuvèrent la déréglementation dont deux [sic] en France. » Ces rebelles, probablement coupeurs de caténaires de TGV, furent la Confédération nationale des associations familiales catholiques (CNAFC) et l’Association nationale des consommateurs et usagers (CLCV). Usagers et Catholiques, même combat ! Il est vrai qu’un institut royal anglais, qui consacre son énergie et les dons reçus à aider les aveugles grands-bretons, n’approuvait pas non plus la déréglementation du volume et du contenu des emballages. On se demande bien pourquoi !

Mais rassurons-nous, la fin du monde prévue pour 2012 nous évitera peut-être les ennuis d’avoir à lire à la loupe nos futurs emballages, et de lait, et de beurre, et de pâtes et de café, ils demeurent réglementés jusqu’au 11 octobre 2012. Quant au sucre blanc, il a un an de plus, jusqu’au 11 octobre 2013.

Après toutes ces précisions, on se demande bien pourquoi les Européens n’ont pas envie de voter pour élire leurs députés européens, non ?

R. Clauteaux

 

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