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A l’Est rien de nouveau?…

Si ce n’est le temps des additions… En « Bloc »… Menacé de banqueroute, le « bloc » de l’Est entendait geindre d’une seule voix le 1er mars 2009 à Bruxelles. Le « pécule » des « Peco » fond comme neige à l’approche du joli printemps « européen »…

Une belle histoire que celle du mot pécule qui désignait les économies qu’avait pu amasser un esclave pour acheter sa liberté. S’étant libéré du joug de l’U.R.S.S., de pécule, les pays de l’Est ayant rejoint l’Union européenne, n’en détenaient point…
Les esprits chagrins retiendront que le mot pécule a aussi signifié au XIXe siècle la rémunération qui était remise à un délinquant lors de sa libération…

1000 milliards d’euros.

Non pas un pécule mais un pactole… Près de 1000 milliards d’euros ont été placés par les banques européennes dans les banques des « Peco ». Mais le « Pactole » s’est tari…

Bien pire encore, selon une étude du Groupe financier Nomura, plus du quart des actifs bancaires des Peco pourraient se révéler « pourris »…

Il n’est donc pas excessif de dire que la « détresse » économique des pays de l’Europe centrale - et orientale - devient chaque jour plus « palpable », crise financière et crise économique obligent…

La Lettonie est « financièrement asphyxiée » et ne doit sa survie qu’à l’intervention du FMI.

La Hongrie n’a rien a envier…

Le Premier ministre hongrois Ferenc Gyurcsany

La solidité financière de tous les pays de la « zone » fait beaucoup plus qu’inquiéter nos brillants économistes…
Tous ces pays ont un besoin de financement à court terme qui dépasse ou dépassera sous peu leur niveau de réserves de change…

Et la crise les frappe de plein fouet: « Ils se sont positionnés essentiellement sur les biens de consommation et l’automobile, qui sont les premiers à s’effondrer dans la consommation des ménages européens », nous rappelle Peter Attard Montalto, économiste chez Nomura.

Ces pays ont construit leur stratégie économique s’appuyant sur une main-d’œuvre qualifiée à faible coût…

Le fleuve « Pactole » a charrié délocalisations après délocalisations… C’était le bon temps euphorique!

Mais aujourd’hui les membres que certains nomment « historiques », de l’Union européenne, se braquent des quatre fers…

Le Président Sarkozy n’a-t-il pas déclaré que les constructeurs automobiles français qui recevraient des aides de l’Etat ne devraient plus « délocaliser » leur production?

Monsieur Topolanek

La République Tchèque s’est sentie particulièrement visée et n’a pas tardé à répondre.

Délocalisations?  Concept caduc dans un marché « commun »!

« Tous les efforts et les mesures de lutte contre la crise économique au sein de l'UE doivent respecter le principe de solidarité, mais ils exigent aussi que tous les joueurs montrent la responsabilité » a déclaré Monsieur Topolanek avant le sommet.
Rajoutant: « L'Europe ne pourra surmonter la crise si nous agissons ensemble de manière coordonnée et si nous respectons les règles communautaires » 

La stratégie économique des « Peco »a été accompagnée par des financements « externes » forts généreux en « euro » ou « franc suisse », en provenance de banques autrichiennes, allemandes et italiennes.

Des financements quasi impossibles à rembourser à l’heure actuelle…

Emmenés par la toujours turbulente Pologne qui n’est pas la plus mal lotie dans ces temps difficiles, nos « Peco » de l’Union européenne se sont réunis pour affronter le dimanche 1er mars, à Bruxelles, et « parler » d’une même voix.

Donald Tusk, Président du Conseil des ministres polonais…

Le « maître » mot ?

En cas d’effondrement économique des « Peco », les « membres historiques » de l’Union européenne auraient à payer le prix fort…

Belle ambiance… à suivre! En attendant la réunion du « G20 », à Londres le 2 avril 2009...

(Après lecture du quotidien « Les Echos » du 28 février 2009)

Léon Areva, le 4 mars 2009

Lire aussi :

La crise des pays de l'Est ébranle la solidarité européenne
Emilie Lévêque - 27/02/2009 - L'Expansion.com

Les pays de l'Europe de orientale et centrale estiment que l'UE ne les aide pas assez face à la tourmente financière. La Commission européenne rappelle de son côté qu'elle n'est pas le seul interlocuteur des pays en difficultés, qu'ils peuvent s'adresser à des instances internationales.
Les dirigeants des 27 Etats membres de l'Union européenne se retrouvent dimanche 1er mars en sommet spécial pour tenter d'en finir avec leur polémique sur le protectionnisme. Ce sommet économique revêt néanmoins de plus en plus une dimension politique, en raison de tensions grandissantes entre les pays d'Europe centrale et orientale (Peco) et les membres « historiques » de l'Union.
Preuve de ces frictions, neuf pays de l'Est de l'UE se réuniront en mini-sommet, à l'initiative de la Pologne, quelques heures avant la grand-messe des 27, pour adopter un discours commun et prendre officiellement position contre les tentations protectionnistes au sein de l'Union européenne. Mais également pour demander plus d'aides financières. Certains de ces pays, encore récemment en très forte croissance sont menacés aujourd'hui d'une sévère récession.
Les Peco ont financé leur croissance en s'endettant auprès de banques ouest-européennes, en particulier autrichiennes, allemandes et italiennes. Ces prêts, contractés en euros, se révèlent aujourd'hui impossibles à rembourser à l'heure où toutes les devises de la région dévissent. Au moment où toutes les banques occidentales cherchent à assainir leur bilan, elles sont tentées de retirer leurs capitaux des pays de l'Est, ce qui aura pour effet de les précipiter plus encore dans la crise. Par ricochet, c'est toute l'économie de l'Europe qui serait menacée, ces pays étant des clients importants de la zone euro.
L'UE demande le soutien du FMI pour aider les pays en difficultés
Dans un entretien publié le 27 février dans "Le Figaro", le président de la BERD, Thomas Mirow, a lancé un appel à la solidarité des pays occidentaux pour aider l'Europe de l'Est, rappelant que les difficultés de la région ne manqueront de se répercuter à l'Ouest. « Des faillites de filiales ou de banques à l'Est auraient sans doute un impact en zone euro » et « il faut tout faire pour éviter une faillite bancaire en Europe centrale ou orientale », a-t-il déclaré au journal.
Certains Peco estiment que l'UE ne les aide pas assez face à la tourmente financière. L'UE dispose d'une enveloppe de 25 milliards d'euros pour apporter des aides macro-économiques à ses membres qui rencontrent de gros problèmes de liquidités. Elle a déjà servi pour la Hongrie avec un prêt de 6,5 milliards d'euros, et pour la Lettonie (prêt de 3,1 milliards d'euros). La Roumanie n'a pas exclu d'y avoir également recours. Cette enveloppe semble cependant loin d'être suffisante face à l'ampleur des besoins en liquidités des Peco.
« Il reste environ 15 milliards d'euros, a déclaré vendredi 27 février Amelia Torres, porte-parole du commissaire européen aux Affaires économiques Joaquin Almunia. Si c'est nécessaire, nous proposerons une augmentation [de l'enveloppe]. Mais pour l'instant cela n'a pas été décidé et il n'y a pas de discussions là dessus ». Elle a surtout souligné que l'UE n'était pas le seul interlocuteur des pays en difficultés, qu'ils pouvaient s'adresser à des instances internationales.
La BERD, la BEI et la Banque mondiale ont ainsi annoncé le 27 février un plan d'aide de 24,5 milliards d'euros sur deux ans pour les banques et les entreprises d'Europe de l'Est, afin de les aider à surmonter la crise. La Commission européenne a par ailleurs appelé la semaine dernière les pays de l'UE qui le peuvent à faire des prêts au Fonds monétaire international (FMI) pour alimenter ses ressources financières et lui permettre d'aider davantage les pays touchés par la crise, notamment en Europe de l'Est.
Affaiblissement de la solidarité européenne ?
Pour Henri Sterdyniak, directeur du département « économie de la mondialisation » à l'OFCE et professeur associé à l'Université Paris Dauphine, cette posture est le signe d'un « affaiblissement de la solidarité européenne ». « Demander aux pays de l'UE d'aller demander de l'argent au FMI ou à la Banque mondiale, avec en contrepartie un droit de regard de ces institutions internationales sur leur économie budgétaire, est un coup porté au poids et à l'unité de l'Europe », estime-t-il.
L'économiste prône la création d'un fonds européen de soutien, financé par les économies riches de l'UE, pour aider financièrement les pays de l'Est aujourd'hui dans la tourmente. « On pourrait imaginer un monde polarisé où l'Europe de l'Ouest serait spécialisée dans l'aide aux pays de l'Est, de même que l'aide aux pays asiatiques serait assurée par les économies excédentaires de l'Asie telles que la Chine, explique Henri Sterdyniak. Cela diminuerait le rôle du FMI mais serait bien plus souhaitable en termes d'unité européenne. »
A l'inverse, Philippe Maystadt, président de la BEI, se méfie des approches régionales alors que « la crise actuelle est une crise systémique qui touche tous les pays dans le monde en raison de la globalisation de l'économie ». « Or seul le FMI a une approche globale et est donc légitime pour intervenir et assurer la stabilité financière des économies en crise », ajoute-t-il.
Un avis que partage également Jean Pisani-Ferry. Le directeur du centre d'analyse économique Bruegel estime toutefois que l'Union européenne n'est pas suffisamment ambitieuse dans ses mesures de gestion de la crise des pays de l'Est. « Il faut absolument mobiliser les capitaux d'origine publique pour relancer le crédit dans les pays d'Europe de l'Est, explique-t-il, et il faut le faire vite. Il faut également que la BCE [Banque centrale européenne, NDLR] soutienne plus fortement les liquidités des banques centrales de ces pays. L'UE doit avoir une politique plus préventive vis-à-vis de des Peco. »

L'Europe de l'Est met à l'épreuve la solidarité européenne

La tempête financière qui s'est abattue sur l'Europe de l'Est devrait monopoliser l'attention des dirigeants européens, réunis ce dimanche midi à Bruxelles pour un sommet extraordinaire.
Convoquée initialement par la présidence tchèque afin de condamner les dérives protectionnistes, la réunion devra tenir compte de cette actualité pressante.
La situation économique de l'Europe de l'Est est en effet un sujet de préoccupation grandissant: larges déficits courants et budgétaires, devises fragilisées et graves récessions en vue pour plusieurs pays, dont certains sont désormais membres de l'UE. Par contagion, la crise pourrait s'étendre à l'Europe occidentale, dont certaines banques sont très exposées à l'est.

La suite:

http://www.rtbf.be/info/la-tempete-financiere-a-lest-met-a-lepreuve-la-solidarite-europeenne-85320

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