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Du « Péché »... sous l'ombre du Fouquet !

Entendez « Fouquet's » et non pas ce « pauvre » Fouquet conduit à Pignerolles par notre grand d'Artagnan! Un autre Nicolas! In fine, le péché se dit « sin » dans la patrie du « bling bling » de Kivoussavé... Toujours en belle et bonne forme notre ami Rodolphe Clauteaux nous initie à la bien drôle métaphysique. Et comme il le dit si bien, elle macère dans l'urne!

Est-il besoin de rappeler que notre ami est « pilote » de « L'Itinérant »?

Portemont, le 18 avril 2010

The sin originel

“Sin”, ça veut dire “faute”, “péché” en anglais. Et l’anglais, ça se parle aux USA. Le pays bling bling de Kivoussavé.

Or donc, le “péché” en question, c’est celui du Fouquet’s”.

Et ce n’est pas celui que commettent ses serveurs uniformés lorsqu’ils empochent un gros pourboire sans le mettre à la caisse commune. Ni celui des fumeurs addicts qui fument dans leurs WC céramiqués de luxe.
Non. C’est celui d’un président élu au suffrage universel, c’est-à-dire par une colossale majorité de pauvres, de petits, d’humbles, bouffis d’espoir, qui fait attendre 30000 supporters Place de la Concorde, pour finir son Rémy-Martin en compagnie des grands de ce monde.

Mais si c’est un vrai “péché”, est-ce vraiment une “faute” ?
Les futurs ‘communicateurs’ de l’Elysée avaient tout prévu. Pas une once d’improvisation. La liste des invités de ce soir victorieux, était établie depuis longtemps par Cécilia Mme ex-Kivoussavé. Et ça allait d’un milliardaire canadien, Paul Desmarais, en passant par Johnny, Arthur Téloche, jusqu’à Richard Maillot Jaune Virenque… Y’avait de tout. Tout, à condition d’avoir un bon compte en banque.

A condition d’avoir besoin d’un bouclier fiscal.

Un bouclier ? Fiscal ?
Mais oui, un bouclier pour se protéger, fiscal, des espoirs des petits et des humbles.

Ce jour-là, ce soir du 6 mai 2007, le monarque républicain s’est fait adoubé par son “peuple”.
Le plus marrant, drôle, « désopilleur », c’est que les plus admiratifs, cacahouètes et bière à la main, baveurs devant leurs écrans pas plats du tout, ce n’était pas les riches de chez Riche.
C’est-à-dire les gros, les très graisseux. Non.
C’était ceux qui achètent « Gala », ou « Voici. » C’est-à-dire le couple de gardiens du HLM où vous vivez peut-être. Le chauffeur du bus qui vous y ramènent en revenant de Pôle-Emploi. La vieille du dessus qui fait crotter son chien sur son balcon que quand il pleut ça coule !…
Kivoussavé, ou “NS” (à ne pas confonde avec le charpentier juif bien connu), en fait, a répondu aux vœux du Peuple. Parfaitement. Absolument.

Et si, sur les murailles du Mont Saint-Michel il a « touché l’âme de la France », et s’est « senti proche des moines qui avaient défié l’océan et le sable pour adresser à Dieu l’une des plus belles prières que les hommes aient jamais adressées au ciel », au Fouquet’s, il a caressé les écrouelles du bon peuple.
Des écrouelles télévisuelles, mais écrouelles tout de même.
Et c’est ça que ne parviennent pas à faire les « Socialiss ». Ni le Front National d’ailleurs. Ni Besancenot. “Toucher l’âme”, “guérir les écrouelles”, comme le faisaient, aussitôt sacrés, nos rois du Moyen-Age. C’est pas pour eux. Savent pas.
Car pour ça, faut de l’audace. Faut aimer les talonnettes, être fils d’immigrés, et surtout avoir eu très peur de la pauvreté.
Très peur parce qu’on l’a vue, se promener pas loin, en vous regardant du coin de l’œil, un œil hagard de camé newyorkais.
Cette audace, celle du péché du Fouquet’s, il l’a eue, Kivoussavé.

Et les pauvres pas trop. Les logés mal. Les à 1500 euros max. Les « Voici », ils ont aimé.
Et c’est ça l’immense intelligence de celui qui fut mis à la tête du pays, et qui y sera probablement remis.
Amis des riches, des gros, des puissants, des énormes, des gras, il a su se faire admirer, mirer, aimer, des petits, des tout petits. De ceux qui n’osent même pas passer sur le trottoir, le trottoir du Fouquet’s, sur les Champs Elysées.
Et si le “Sacre de Reims” était un symbole, symbole de l’alliance du Roi, du Peuple, et de Dieu, le “Soir du Fouquet’s” en est un aussi.
Pas plus “matériel”, pas plus “réel”. Et si les verres à champagne et le caviar y replaçaient la Sainte Ampoule et le Saint Chrême, le symbole avait sa force, la même. Et la force d’un symbole *, c’est la transposition de la réalité qu’il permet. Il rend réelle l’idée. Matériel l’immatériel. Solide le nuage.
Assis à côté de Johnny, de Jean Reno, de Serge Dassault, et bien sûr de NS, il y avait tous ceux qui regardent la télévision cinq heures pas jour et achètent des hebdos people. Et qui avec eux, alors, buvaient le champagne et mangeaient le caviar.
Un symbole… tout comme celui du Bouclier.
Un symbole fiscal qui ne coûte pratiquement rien à l’Etat, 500 millions, une misère, c’est-à-dire à nos poches. Mais qui rassure symboliquement les gros.


Mais qui, c’est nouveau, tout de même, commence à indisposer les moins riches, les moins gras, les moins gros. Ainsi que leurs politiciens. Des élus qui se disent qu’avec les symboles, tôt ou tard, faut quand même passer à la caisse.
Et que cette caisse-là, elle aura la forme d’une urne électorale. Et que dedans, les bulletins, ils ne seront peut-être pas seulement symboliques.

Rodolphe Clauteaux

* « Le symbole nous introduit dans un ordre dont il fait lui-même partie ». Edmond Ortigue, philosophe, linguiste.

Une réflexion de l'ami Rodolphe qui nous tient à cœur?

« On est mal parce que la France, lorsqu’elle oublie ce pourquoi elle est née, ce pourquoi elle a été humiliée, ce pourquoi elle s’est relevée, perd pour commencer son rôle d’exemple parmi les nations, et pour finir celui de foyer pour les hommes de bonne volonté »...

Bonne volonté, oui... Mais...
A condition que la France, ne serait-ce que pour être fidèle à sa vocation, demeure la France!

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