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Sûr que nous n'aurions pas long à attendre...

Et donc notre ami Rodolphe Clauteaux, rédacteur en chef de « l'Itinérant », se dresse plume au clair au « questionnement » de notre identité nationale...
Etre Français? En être fier, en être digne?

Bien des propos de l'ami Rodolphe sont à même de nous faire grincer... Mais nous connaissons son amour pour la France...  La France ne peut se réduire à ce seul drapeau « bleu et blanc et rouge »... Un drapeau que nous respectons ne serait-ce qu'en mémoire de tant des nôtres qui sont morts sur bien des champs de bataille où il a été hissé... Ils sont morts pour la France, selon la formule consacrée... De même le fronton de nos mairies... Au nom de cette devise, « Liberté, Egalité, Fraternité », la France n’a-t-elle pas initié les pires charniers sur lesquels les bonnes âmes révolutionnaires ont voulu faire grandir l'Homme nouveau?...

Oui, jamais nôtre drapeau ne sera bleu étoilé.

Oui, nous sommes en accord, en « communion » sur mille petites choses qui ont fait que la France peut être encore grande – elle l'est, en « dormition »-

Oui...
Mais bien top facile, Cher Rodolphe, d'écrire « que nos riches sont choyés et exemptés d’impôts à la façon de ce qu’il se pratiquait sous l’Ancien Régime pour la Noblesse et le Clergé. »

Et la différence est bien plus grande encore que celle que tu veux bien retenir...
Mais l'heure est grave. Et il y a bien plus que des arrières-pensées électoralistes. Il y a la volonté de consacrer un « comunautarisme » qui n'est pas de nos traditions.

Traditions qui ont forgé l'épine dorsale de notre nation!

Portemont, le 8 novembre 2009

Fier, ou digne ?

Le débat est biaisé. Trahi par les intentions politiques qui se sont postées, à l’affût, derrière une soi-disant “discussion ouverte”. L’Identité nationale ne se discute pas, elle se vit. Et, plus exactement et d’abord, elle se parle.
L’identité d’un peuple s’est longtemps définie par un territoire, une culture, des usages, des valeurs, une histoire et un destin communs, ainsi que, très important, par une langue. Les Etats-nations qui se sont formés au XIXe siècle n’ont souvent fait que consacrer cet état naturel des choses. La mondialisation en général, la fabrication de l’Europe en particulier, dissolvent ces réalités dans un virtuel contresigné en fanfare et gros discours par les fonctionnaires politiciens de l’UE.

Le débat de cet automne, dont le “résultat” sera opportunément publié à la veille des élections régionales, n’a d’autre but qu’électoraliste. Il ne s’agit pas pour les têtes de pioches qui nous dirigent de s’attaquer à un problème de société, à une quelconque dérive morale de la population, des banlieues ou d’ailleurs… Il s‘agit de piquer des voix au moribond bien vivant Front national en particulier, à l’extrême droite française en général. La même stratégie si payante que nous avons vue à l’œuvre il y a deux ans et demi.

L’identité nationale, pour nous Français, elle est claire. C’est un drapeau, un seul, et bleu et blanc et rouge, et non pas bleu étoilé. Et c’est la devise des frontons de nos mairies, Liberté, Egalité, Fraternité.

Or… où en est la Liberté alors que nos politiciens se vautrent lâchement dans la peur que tous nous ressentons devant l’avenir, et qu’ils nomment ignominieusement la “peur de l’autre” ?

Où en est l’Egalité, alors que nos riches sont choyés et exemptés d’impôts à la façon de ce qu’il se pratiquait sous l’Ancien Régime pour la Noblesse et le Clergé. Avec l’immense différence que nos riches d’aujourd’hui se gardent bien de consacrer leur sang à la patrie, ou d’user leurs genoux à prier devant l’autel !

Où en est la Fraternité, alors que toutes les ONG qui s’y consacrent, hurlent au ciel le scandale de la pauvreté des petits et des humbles de notre pays, le scandale du traitement inhumain réservé à certaines catégories de travailleurs, précaires en général, et femmes en particulier ? Alors que nos policiers consacrent plus de temps à courir derrière des sans-papiers ayant fui des pays en guerre, qu’a démasquer les escrocs et autres parasites sociaux ?

Parce que la France, c’est cela. Depuis les rois du Moyen-Âge, et leur merveilleuse législation qui a établi le droit du sol… et a donc ainsi dédié et consacré la sainte terre de France comme lieu de repos et de paix pour tous les malheureux de l’univers.

Parce que la France, c’est cela… on ne doit rien au Roy, ni à son Peuple, à condition d’être prêt à perdre sa vie pour que la paix soit maintenue, on ne doit rien au Roy, ni à son peuple, à condition d’enfouir ses jours dans la sombre monotonie d’une vie de prière pour ses frères humains.

Parce que la France c’est cela, une langue claire et belle, dont la logique est universelle, universelle à l’image de la beauté de ses paysages.
Parce que la France c’est cela, un message de liberté, d’égalité et de fraternité qui a si longtemps fait dire aux hommes de bonne volonté de l’univers qu’ils avaient deux patries, la leur, et la France.

Alors… a-t-on le droit d’être fier d’être français, comme un Chinois regardant la Grande Muraille… Comme un Parisien contemplant la Tour… Comme un Egyptien aux pieds du Sphinx ?…

Non, le spectacle de ces babioles architectoniques ne rendra fier que l’imbécile.

Car ce n’est pas lui qui y a consacré son intelligence, ni même sa sueur.

 

Le lieutenant de vaisseau Honoré d’Estienne d’Orves, le capitaine Hubert de Lagarde, Guy Môquet, Joël Angles d’Auriac, Jacques Renouvin et Marcel Callo.

http://www.lesmanantsduroi.com/articles2/article71759.php

En revanche, ne devrait-on pas se demander si l’on est “digne d’être français” ? Digne de Lucie Aubrac tout autant que de Jeanne d’Arc ? Digne des héroïques idiots de la Charge en gants blancs de 14 ? Digne de la tragédie de la Résistance ? Digne de la Marseillaise chantée lors des exécutions du Fort Monluc à Lyon ? Digne de la vie d’un Abbé Pierre ou d’un Charles de Foucault ? Digne des marées humaines du Front Populaire ? Digne des missionnaires de l’Empire d’Afrique ou d’Asie tremblant de fièvres mortelles ?

La fierté d’une identité, a trop souvent une odeur de cuir et de sueurs, de bottes et de matraque, c’est celle de la SS ou de la Milice. C’est la fierté d’une identité collective où l’individu, seul sujet de Dieu, disparaît au profit du groupe, sujet bien souvent du Diable.
Etre digne d’être français, a longtemps été le rêve de tant d’hommes et de femmes de bonne volonté, parlant toutes les langues humaines, issus de tous les sols de la Terre…

L’est-il encore ?

C’est ça, la vraie question.

Rodolphe Clauteaux

 

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