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Quand des amis n’attendent pas pour monter aux créneaux…

Le ministre Eric  Besson s’interroge sur ce qu’est « Etre Français aujourd’hui » ? Pour le « sentiment d’appartenance et la tension vers un modèle d’exception, reconnu comme tel, qui peut et doit créer le consensus patriotique, au quotidien. » Hugues Kéraly dégaine sa plume dans « Sed Contra » et nous a adressé son billet…

Portemont, le 30 octobre 2009

Etre Français aujourd’hui     

“Qu’est-ce qu’être Français aujourd’hui ?” Eric Besson a demandé aux préfets d’organiser d'urgence sur ce thème un débat public, pour le conclure juste avant les élections régionales de mars 2010… Sous la manœuvre évidente et d'ailleurs peu crédible de récupération des voix de la droite nationale, si maltraitées par son gouvernement, il pose quand même une véritable question.

Laissons là un instant les clivages politiques, ethniques, religieux, idéologiques. Le seul signe de reconnaissance indiscutable de “l’être Français” du XXIe siècle, pour nos bébés “de souche” comme pour nos immigrés de tous âges et de toutes origines, se conquiert dans le long effort d’apprentissage d’une langue commune à tous les Français.

Mais ce plus petit dénominateur commun cache sans doute le plus grand, car toute langue véhicule la richesse d’une culture, d’une histoire et d’une sociabilité qui lui sont propres : au point de définir une identité nationale beaucoup plus sûrement que des lieux de naissance, des diplômes ou des papiers d’identité !

En langue française, c’est la maîtrise de la propriété des termes et des constructions grammaticales, incluant le conditionnel et le subjonctif, qui déterminent la capacité à raisonner, discuter, convaincre, comme la forme interrogative et le bon usage du vocatif induisent la courtoisie des relations avec le prochain. On se reconnaît soi-même et se fait reconnaître comme Français au mot juste, à la clarté des constructions verbales, à l’élégance et à la précision des écrits. Peu importe qu’il n’y ait point d’égalité possible dans la maîtrise d’une langue aussi riche et rigoureuse que la nôtre : c’est le sentiment d’appartenance et la tension vers un modèle d’exception, reconnu comme tel, qui peut et doit créer le consensus patriotique, au quotidien.

Dans un pays où une part grandissante de la population, autochtone ou non, ne sait plus lire, écrire ni parler sa langue nationale, au point de s’exprimer sans vergogne avec moins de trois cents mots ou phonèmes significatifs différents, l’identité nationale est menacée de disparition à court terme, quelles que soient la religion de ses habitants, leur origine ethnique et la couleur politique de son gouvernement.

Le combat pour la survie de la langue française – premier et seul garant “apolitique” de notre identité nationale – constitue peut-être le dernier rempart. Commençons par stopper la dégradation vertigineuse de notre patrimoine linguistique sur les bancs de l’école, dans le huis clos des familles, les communications d’entreprises, nos courriels, blogs, (nos « billets » ou « pages personnelles » Note des Manants du Roi) nos forums et bien sûr aussi nos échanges directs, dans la rue, entre concitoyens. Tout le reste nous sera donné par surcroît.

©Hugues Kéraly / Sedcontra.fr

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