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« Mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde »...

Nous disait Camus... Et Dominique Daguet; a coup de mots justes, tente de permettre aux jeunes générations d'alléger ce malheur entretenu par bien des esprits obscurs... A lire et « entendre ». « Sida et responsabilités »

Et de rappeler aussi ce que l'homme savait depuis des millénaires...

Merci Dominique Daguet.

Portemont, le 12 avril 2009

Sida et responsabilités

Il y a une considération que personne n’a osée et que je vais tenter d’exprimer avec les mots les plus doux, les plus sereins possibles : je veux parler des responsabilités dans la diffusion de la pandémie sidéenne. Car il est impossible qu’elles n’existent pas, sans doute ou peut-être inconscientes, sans doute ou peut-être parfaitement conscientes.

Que veux-je dire ? Lorsqu’il y eut le scandale du sang contaminé, tout le monde a réclamé, bruyamment, parfois avec des excès dans les propos, que soient jugés les « responsables » médicaux et gouvernementaux.

Cela signifie que l’on pensait qu’il y avait eu des maladresses, des désordres, des accidents incontrôlés, des imprudences caractérisées, des décisions inopportunes, voire dangereuses, des laisser-aller funestes et parfois des conflits d’intérêts … Et chacun put s’apercevoir qu’il en avait bien été ainsi.

Il en va exactement de même dans l’affaire du sida : exactement ! Dans cette affaire le nombre de facteurs agissant est immense, et donc l’on peut pronostiquer qu’il y a beaucoup de responsables, des responsables de tous ordres, des mineurs, des majeurs, des gens qui savaient, d’autres qui faisaient comme s’ils savaient. Alors, il faut le déclarer haut et fort : on ne peut plus aujourd’hui, alors que l’on se trouve en face d’un scandale sans commune mesure avec celui du sang contaminé, un scandale qui dure et durera encore longtemps, on ne peut plus s’exonérer d’une réflexion approfondie.

Je ne parle pas ici d’ouvrir un procès, à moins qu’ouvrir une réflexion globale, sérieuse et non directement liée aux personnes ayant part à ces responsabilités mais aux actions qui furent entreprises, ou misent en œuvre, puisse s’assimiler à l’ouverture d’une procédure judiciaire.

Il n’entre pas dans mon propos que des personnes soient jugées : il faut juger un état d’esprit, des propagandes, des incitations, des conceptions de l’être ! Il faut que la lumière soit faite sur le comment d’une telle catastrophe ! Trop de souffrances ont découlées d’une orientation faussée donnée à la lutte contre cet ennemi invisible. Trop de morts ! Trop de vies brisées, trop de désespoirs en face de trop de négligences. Trop d’obscurités, trop d’intérêts contradictoires, trop d’erreurs et trop d’idéologie !

Non, pas un procès contre des personnes, aussi engagées aient-elles été dans la mauvaise orientation de la lutte : nous savons qu’un tel procès, qui pourrait paraître justifié, ne conduirait que dans des impasses, tant les passions sont exacerbées et tant la raison a été humiliée.

Mais les responsabilités conceptuelles concernant l’extension prodigieuse de la pandémie, non pas seulement régionale mais universelle, doivent impérativement être recherchées, ne serait-ce que pour exiger que l’on ne puisse plus agir demain comme on l’a laissé faire hier et aujourd’hui.

Quand le sida est apparu, il n’y avait que quelques personnes atteintes par ce virus alors inconnu. Son diamètre, on le sut plus tard, est vingt fois plus petit que celui d’un spermatozoïde et sa capacité de pénétration cent fois plus performante ! Ces premiers malades ont été repérés bien avant que l’on sache, non les guérir, mais les faire survivre, bien avant que le Pr Montagnier découvre, presque trente ans plus tard, cet ennemi puissant et qui l’est toujours.

On sait qu’il est redoutable, qu’il opère le noyautage intégral et mortel des défenses immunitaires de l’organisme humain ; on sait que cette maladie est actuellement incurable, qu’elle est impossible à prévenir par voie de vaccin ; on sait qu’elle est principalement issue d’un certain nombre de comportements sexuels dits atypiques mais qui se sont quasi généralisés sous la poussée de propagandes « spermissives » pratiquées par nombre de médias « dans le vent », d’artistes de variétés accrochées à leurs disques d’or, d’associations aux méthodes de gourous ! On a fait passer pour des droits acquits ces comportements devenus hautement criminels. « Progrès », ont clamé les sexualistes, mais ils n’ont pas payé le prix que payent les contribuables pour que soient donnés les soins convenables à ceux qui sont atteints et qui vivent une sorte d’enfer. Merci pour eux, que ces responsables ont condamnés en ne recourant pas à tous les moyens à notre disposition pour inciter chacun à cette modération requise.

Oui, le sida s’est répandu comme il l’a fait parce que l’on a laissé s’installer, non : on a tout fait pour que s’installe une nouvelle façon de pratiquer la sexualité, alors que l’on ne pouvait pas ne pas constater, jour après jour, que cette nouvelle façon était criminelle : chaque sexe devenait un lieu potentiel de mort. Beau progrès, mais surtout incroyable inconscience !

« Le préservatif », scandait-on, sans même se rendre compte que son usage devenait d’autant plus dangereux que l’on tirait de son usage une confiance qui un jour pouvait conduire au désastre : qui a conduit d’innombrables fois à ce désastre !

Ce n’est pas « ce Pape » qui « pose un vrai problème », Monsieur Juppé ! Votre propos est indigne, (le « ce » tout autant) et je m’étonne que vous ne vous en soyez pas encore aperçu : seriez vous de ceux qui ont tous fait pour que le sida parcoure le monde à la vitesse des avions ? On attend donc, pour le moins, que vous exprimiez votre confusion. Quand à l’énergumène de 1968, M. Cohn-Bendit, qui a été l’un des moteurs de la nouvelle façon de se conduire sexuellement, son langage est celui d’un comique troupier d’autrefois : « Il y en a assez maintenant de ce pape ». N’en a-t-on pas assez de ce vieux routier de la roublardise ? Curieux que le même adjectif démonstratif se retrouve chez M. Juppé et M. Cohn-Bendit ! Le plus étonnant, c’est de voir Mme Line Renaud sortir de ses plumes pour ajouter aux sottises des premiers.

Revenons au principal : l’épidémie s’est développée d’une façon fulgurante mais « on » a laissé croire qu’il suffirait de « se couvrir » le sexe pour s’en « protéger ». Comment ne pas penser que ceux qui ont lancé ces campagnes limitatives - à l’exclusion donc de tout autre - partagent la responsabilité de la diffusion phénoménale de ce fléau et que donc ils ont pris part au crime dès le début ?

Non seulement on a fait une publicité dithyrambique au préservatif, mais on l’a accompagné d’actes à connotation totalement sexualiste : on a installé des distributeurs automatiques de ces petits caoutchoucs dans tous les établissements secondaires de France. On en a même trouvé dans des pharmacies, dans des librairies ! On a vu des dessins animés le proposer, qui expliquaient que cet objet allait remporter la victoire sur cet ennemi du plaisir sexuel généralisé.

On affirmait même en des slogans d’une grossièreté qui aujourd’hui encore confond l’esprit, qu’il « protégeait de tout sauf de l’amour », ce qui en soi était particulièrement osé puisque l’on poussait tout un chacun à aller se masturber dans le ventre des autres, sans éprouver le moindre « amour ». On a donc laissé ce mot grandiose traîner dans la fange.

Pendant que se développait la catastrophe vénérienne, que le nombre des malades se multipliait d’une façon alarmante, malgré l’étui pénien, on accusait ceux qui voulaient développer, parallèlement et avec des moyens au moins égaux à ceux déployés par les membres de la secte sexualiste, d’attiser la flamme sidéenne. Tout le monde avait entendu le Pr Montagnier, affirmant avec autorité que si les amateurs de performances coïtales consentaient à descendre à moins de cinq partenaires sexuels par mois, on assisterait à une baisse significative des personnes contaminées. Donc à une régression de la pandémie. La conclusion s’imposait semble-t-il, et l’État français aurait dû prendre aussitôt des mesures pour que, toujours parallèlement avec ce que l’on faisait déjà, la distribution des caoutchoucs chers à M. Cohn-Bendit et à Line Renaud, pour inciter les adultes ainsi que les jeunes à se modérer, à réfléchir que leur vie en dépendait. L’Église le faisait déjà, mais ses ressources sont modestes… Il était devenu particulièrement urgent d’enseigner – car c’est un savoir autant qu’une expérience – que l’amour authentique ne survivait jamais à hédonisme sans frein et que la sexualité idéale devait se comprendre comme la servante de cet amour et non le contraire. Les catholiques, aux premiers rangs de la croisade envisagée, furent accusés de vouloir augmenter le nombre des malades et des morts. Effrayant.

Aujourd’hui, nous sommes armés pour lancer la réflexion sur les responsabilités des uns et des autres, notamment de la grosse presse, des gros médias, de la télé d’état, de la télé privée ! Notamment aussi de certaines associations qui ont tout misé sur le préservatif et rien sur les moyens moraux qu’elles combattaient même : or l’on dispose de statistiques qui montrent que, dans certains pays africains – on les sait les plus touchés par le sida parce que l’occident leur a refusé les moyens médicamenteux de le contenir – c’est en recourant à ces moyens moraux, et cela depuis des années, qu’ils ont fait réussi à faire chuter de façon impressionnante le pourcentage de leurs malades sidéens.

Encore une fois, ce n’est pas pour que s’ouvre un procès avec des condamnations à l’appui que je lance ce que je conçois comme pouvant paraître un pavé dans la marre aux conformismes, aux partis pris, aux passions sexualistes : il faudrait d’ailleurs condamner tant et tant de gens que la Justice officielle s’écroulerait sous la charge. Ce n’est que pour aider à changer une bonne fois de stratégie. Que les partisans du condom poursuivent leurs campagnes, mais qu’ils ne jettent plus d’anathèmes injurieux à ceux qui, disposant enfin de la manne dont usent de façon exclusive les premiers puissent faire valoir une saine conception de l’amour, puissent diffuser sans avoir à se cacher toute l’information dont on dispose, puissent promouvoir les raisons morales que l’on a d’agir autrement. Car enfin, on a osé dire que l’évolution des mœurs depuis trente ans était un « progrès » inouï : qu’est-ce donc qu’un progrès qui tue ? Depuis toujours, des millénaires, on sait que les abus sexuels mettent directement en relation avec la maladie et la mort.

Dominique Daguet

 

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