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Explosion ? Implosion ?

Quel est le devenir d’une société tant malade? Nous ne nous réjouissons pas du chaos qui s’instaure chaque jour un peu plus. L’Ordre est plus que jamais nécessaire. La caricature qui se pare de son nom et masque ses oripeaux est hideuse. Le compte à rebours a-t-il commencé? Notre ami Rodolphe Clauteaux, de « l’Itinérant », nous livre «  De la rage « latente » »

Le compte à rebours défile -oh! ironie du sort -, mais n’est-ce pas un signe, tant par les trotteuses des montres d’un président « bling bling » que par celles d’un Julien Dray…

Toute richesse doit avoir un sens et une « fin »…

« La politique est une forme supérieure de la charité »

Il est urgent de rétablir cette « politique », pour le bien commun…

Rien ne se fera durablement sans le retour de la Main de Justice »!

Portemont, le 2 février 2009

Rage "latente"

A la déflagration qu’a causée la simple phrase de Jospin « l’Etat ne peut pas tout », on devine celle que produira tôt ou tard la révélation qu’il ne peut plus rien. Ce sentiment d’avoir été floué ne cesse de grandir et de se gangrener. Il fonde la rage latente qui monte à tout propos. Le deuil qui n’a pas été fait de l’ère des nations est la clef de l’anachronisme français, et des possibilités révolutionnaires qu’il tient en réserve. »
Ces phrases sont issues de L’insurrection qui vient, ce livre dont un “Comité invisible” est l’auteur. Livre fameux auprès de la mouvance “ultra-gauche”. Un ouvrage qui terrorise nos “autorités”, et qui a probablement valu l’accusation de “complicité en vue d’un acte terroriste” aux jeunes gens, les “9 de Tarnac” qui ont, ou pas, “saboté” des lignes TGV.
Or ces phrases ont et auront un écho puissant, aujourd’hui, demain. Cette “rage latente”, ce n’est pas la “mouvance anarcho-autonome” qui l’a inventée. On l’a vue à l’œuvre le jour où la Gare St Lazare fut fermée d’urgence car les “usagers-devenus-clients”, menaçaient de tout casser.

On l’a vue à l’œuvre le 21novembre 2006, le jour où des pompiers ont chargé des CRS avec en main des barres de fer et des boulons, blessant 15 policiers !


Reportage:

http://lionelpreau.free.fr

On la verra à l’œuvre, cette “rage latente”, lorsque la crise jettera, enfin, dans la rue, des milliers de chômeurs que la perspective du RMI ne saura plus endormir. On la verra à l’œuvre, enfin, lorsque les SDF nous menaceront d’un couteau pour avoir où dormir au chaud.

Car cela ne peut pas continuer ainsi.

On ne peut pas continuer à accepter qu’une entreprise dont le chiffre d’affaires baisse de 10%, mette le quart de ses ouvriers au chômage technique avant de les licencier. Que faisait cette entreprise lorsque ses ventes augmentaient de 10% ? Engageait-elle davantage ? Construisait-elle des maisons décentes pour ses employés ? Leur assurait-elle une retraite correcte ?

On ne peut pas continuer à accepter que 5 millions d’habitants de ce pays soient considérés comme des “pauvres”, pauvres comme en Afrique noire et donc obligés d’avoir recours au « Resto » pour manger.

On ne peut pas continuer à accepter des travailleurs pauvres, ces 60 ou 100000 personnes, hommes, femmes et maintenant, enfants, qui dorment dans des voitures, des campings, dessous des ponts, dans les bois et des cabanes infâmes, alors qu’ils sont salariés !

On ne peut pas continuer à accepter qu’un camp de concentration s’étende aux pieds de nos immeubles, sur nos trottoirs. Que des milliers d’hommes et de femmes, aient ainsi, une espérance de vie inférieure à celle de ceux qui survivaient derrière les barbelés de l’Allemagne nazie ou de la Russie de Staline.
La religion de notre pays, celle qui a fondé notre civilisation, c’est le christianisme. Or, bien avant de devenir l’outil d’un pouvoir, il fut un immense cri révolutionnaire. Et avant St Paul et son « il n’y a plus de maîtres ni d’esclaves!», avant Marie, la mère du Dieu vivant, incarné, mis à mort, qui avait acclamé un Dieu qui « disperse les puissants », Ezéchiel l’avait, lui aussi, affirmé… « je ferai venir les plus méchants des peuples, pour qu'ils s'emparent de leurs maisons, et je mettrai ainsi fin à l'orgueil des puissants ! ». De ce christianisme, il reste quelque chose. C’est lui qui permet les vraies révolutions. C’est en effet en terres chrétiennes qu’ont eu lieu, et auront lieu, et seulement, ces tsunami politiques qui ont changé et changeront le cours de l’Histoire. Le problème est que tout est fait pour que nous dormions. Que nous soyons anesthésiés. Opium économiques et sociaux, les RMI et autres stupéfiants collectifs, la pornographie sciemment universalisée, les préservatifs gratuits dans les lycées, l’IVG organisée et financée alors que l’on ne défend ni socialement ni « laboralement » les femmes enceintes. Crédits à la consommation outrageusement faciles, sans considération de ceux, les plus pauvres d’entre nous, qui devront rembourser des taux usuraires contraires à la loi.

Cette anesthésie, c’est l’“aliénation” dont parlaient les Soixante-huitards. C’est celle dont parle le Christ en fêtant les pauvres, en les félicitant d’être des pauvres, car ils sont libres.

Que notre ministre de l’Intérieur se rassure, je ne crois pas que la France et les Français aient besoin d’un livre comme celui écrit par le Comité invisible.
Mais que le Pouvoir s’affole, car la France et les Français, qu’ils croient au Ciel ou n’y croient pas, ont une Constitution, issue, eh oui, elle aussi, de la Bible des Juifs, de la Bonne Nouvelle de Jésus.

Et que tremblent les riches, car, comme dit Job, miséreux biblique par excellence, « le riche (…) perdra sa mine réjouie en restituant ses gains, [perdra] cet air satisfait du temps où les affaires prospéraient, parce qu'il a détruit les cabanes des pauvres, volé des maisons au lieu d'en bâtir (…).»
Tout un programme !

Rodolphe Clauteaux


Chaque secteur spécialisé de la connaissance fait à sa manière le constat d’un désastre. Les psychologues attestent d’inquiétants phénomènes de dissolution de la personnalité, d’une généralisation de la dépression qui se double, par points, de passages à l’acte fou. Les sociologues nous disent la crise de tous les rapports sociaux, l’implosion-recomposition des familles et de tous les liens traditionnels, la diffusion d’une vague de cynisme de masse ; à tel point que l’on trouve dorénavant des sociologues pour mettre en doute l’existence même d’une quelconque « société ». Il y a une branche de la science économique - l’« économie non autistique » - qui s’attache à montrer la nullité de tous les axiomes de la prétendue « science économique ». Et il est inutile de renvoyer aux données recueillies par l’écologie pour dresser le constat de la catastrophe naturelle.
Appréhendé ainsi, par spécialité, le désastre se mue en autant de « problèmes » susceptibles d’une « solution » ou, à défaut, d’une « gestion ». Et le monde peut continuer sa tranquille course au gouffre.

http://www.lafabrique.fr


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