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Réchauffer l’hiver, réchauffer les cœurs…

Novembre 2006

Les hivers se succèdent… Autour de « Nos Seigneurs les Pauvres et les Malades », les énergies ne faiblissent pas! Cinq ans déjà… et un peu plus…

« La Soupe du Roi », une « œuvre » de temps long, d’amitié aussi.

Un reportage par François Lafite et Raphaël Moran, mis en ligne sur « LeCourant.info »

Cinq années de persévérances, d’inquiétudes parfois.

Mais une présence discrète auprès d’un pays réel que certains voudraient occulter…
Acteurs discrets, c’est faire beaucoup trop d’honneur aux Manants du Roi de nous qualifier d’ « association organisatrice ». Partie prenante est bien suffisante!
En toute fidélité à « Nos Seigneurs les pauvres et les Malades »…

Portemont, le 17 janvier 2009

La « Soupe du Roi »

jeudi 18 décembre 2008, par François Lafite

En image. Une fois tous les quinze jours sur le parvis de la gare Montparnasse à Paris est donnée la "Soupe du Roi" aux sans-abri et déshérités. Ce mercredi 17 décembre 2008, l’association organisatrice "Les Manants du Roi" a été épaulée par le mouvement royaliste de l’Action Française.

Le diaporama photo de François Lafite :


Reportage de Raphaël Moran


Il est 19h lorsque Paul Turbier, initiateur de la « Soupe du roi » , stationne sa voiture sur le parvis de la gare Montparnasse à Paris.

Une dizaine de personnes sans-abri converge vers l’arrière du véhicule pour l’aider à décharger.

Paul Turbier, la soixantaine, ouvre le coffre de sa Xantia et immédiatement une petite femme au manteau rouge trop long lui demande « Qu’est-ce qu’on mange de bon ? ».

 

« Du chili con carne, répond Paul, mais d’abord il y a de la soupe, c’est bon par ce temps-là. » Le thermomètre est tombé à -7°C la nuit d’avant.

Deux mercredis par mois depuis cinq ans, des « royalistes catholiques » comme ils se définissent eux-mêmes, distribuent des repas chauds et des vêtements aux pauvres. On pourrait croire à une banale soupe populaire. Mais à l’arrière de la voiture de Paul Turbier on peut voir un autocollant. Un cœur vendéen sur fond de drapeau français, symbole de ralliement des nostalgiques de la royauté. « C’est un camelot du roi qui me l’a offert« , explique fièrement Paul, en référence à cette organisation royaliste étudiante, réputée pour ses pratiques violentes en 1968.

Arrive ensuite Marie-Laure Cardon, la cinquantaine, chignon sous le chapeau d’hiver. Au milieu des fumets de viande et de soupe, elle déballe méthodiquement une crèche qu’elle installe sur la table des vivres. Santons, fausse paille et cierges. Tout y est pour donner une ambiance religieuse au repas qui se tiendra sous la lumière jaune des lampadaires. Marie-Laure se poste entre la table et la voiture où est accroché  un calicot décor de fleurs de lys. Il porte l’inscription « La soupe du roi Etendard du roi »

Ces royalistes appartenant au même groupe de prière ont créé il y a cinq ans l’association « Nos seigneurs les pauvres et les malades » afin de distribuer leur nourriture légalement. Un acte militant ? Eux préfèrent parler de charité chrétienne. « Ici nous sommes tous royalistes, en principe » , avoue Paul. Des militants de l’Action française se joignent parfois à la distribution de nourriture. Mais on n’est pas là pour vendre notre royalisme. On ne trie pas les gens qui viennent manger. Le seul passeport qu’on exige c’est j’ai faim » , précise Paul Turbier. Cet habitant de Rambouillet consacre son temps de loisir à la « soupe du Roi » mais pas seulement. Il rédige des billets pour la page Internet Vexilla Regis - « l’étendard du roi » en latin, une expression tirée d’un hymne religieux - qui regroupe des royalistes et des traditionalistes de tous bords, pour « lutter contre les mensonges républicains » , comme ils le disent.

Paul Turbier connaît bien les gens dans la misère qui viennent à la Soupe du Roi. Ils sont une trentaine à être  aujourd’hui. Parmi eux, Jean-Pierre, un habitué. Il vit sous un porche dans le VI arrondissement de Paris et se rend à la soupe royaliste quand il peut. «C’est bien meilleur qu’aux Restos du cœur et il y a beaucoup moins de monde ». Cet homme de 58 ans est à la rue depuis plusieurs années mais il préfère ne pas en parler. Il vient simplement se restaurer et précise : « Moi je ne suis pas royaliste. » Il se souvient de la première fois qu’il est venu goûter la Soupe du Roi. C’était un 21 janvier, une date triste pour les monarchistes qui commémorent le jour où Louis XVI a été guillotiné. Jean-Pierre se rappelle avec amusement ses conversations avec les royalistes. « J’avais discuté avec eux. Ils croient vraiment au retour du roi ! Même les jeunes ! ».

« C’est du porc ça? »
Un autre SDF s’avance alors vers Jean-Pierre. Il tient un morceau de viande au bout d’un fourchette et demande « c’est du porc ça ? » Des membres de l’association et d’autres sans abri lui répondent que non. En tant que musulman, Ali -il préfère ce pseudonyme- tente de respecter son habitude religieuse malgré le manque de nourriture. Conformément au Coran, il ne mange pas de porc. "Parfois ils en servent, mais ils sont tout de même sympa", juge Ali.

En 2007, le Conseil d’Etat a estimé discriminatoire la distribution de « soupe au cochon« . Une association d’extrême droite, Solidarité des Français (SDF), avait en effet distribué ostensiblement des repas composés de porc pour les pauvres à Paris. Les bénévoles de la Soupe du Roi eux, ne sont pas aussi radicaux même si cette question ne plait pas beaucoup à Paul Turbier. Il précise que « le Coran autorise les pauvres à manger du porc s’ils sont nécessiteux .

Le repas se termine. Il est bientôt 21h et Marie-Laure Cardon, dispose des sachets sur la table, avec l’aide de Bénédicte, une jeune fille d’une vingtaine d’années. Elles vont toutes deux distribuer des parts de galette. La galette des rois bien sûr.

Raphaël Moran


La chronique de Paul
Soupe du Roi, le mercredi 7 janvier 2009

Ce qui pinçait fortement les oreilles à la Soupe du Roi, hier au soir, c'était le froid mais ce qui réchauffait le cœur et les os c'était la soupe. Nous avions prévu large et personne n'en a manqué. La marmite principale contenait un "chili con carne " gentiment épicé qui aurait sans doute paru bien civilisé pour un palais mexicain mais qui fut jugé succulent par nos invités de ce soir. La preuve : l'énorme marmite (pas loin de vingt kilos mes enfants, « tant graisse que
fermoir, merci Boileau) fut vidée, au jus près, et tout le monde, serveurs comme servis, a bien apprécié.

S'il ne manquait personne côté convives, nous avons regretté Olivier, empêché par un grippe sournoise qui lui avait cependant laissé assez d'énergie pour nous dépêcher une escouade de jeunes gens, de sorte que l'effectif du petit personnel de salle était largement complet.

«  Il est où Olivier? » fut la FAQ du soir. Merci à lui et à eux qui ont apporté la bonne humeur et le sourire de leur jeunesse. La bonne humeur n'a donc pas manqué ce qui a amené de la part d'une participante d'hier soir en face d'un étrange constat : «  ces gens de la rue qui passeront la nuit dehors, comme ils paraissent heureux. »

Grave question, très loin des images dramatiques que nous montrent les télévisions, mais question à laquelle il est bien difficile de répondre. Heureux sur l'instant, pendant les trois ou quatre heures que nous passons ensemble autour de nos marmites, certes ils le sont. Le bonheur se lit dans les yeux, dans les conversations qui se tiennent, animées et chaleureuses. Mais après, lorsque la brume froide de la nuit enveloppe les silhouettes qui s'éloignent, qui sait ? On peut voir des dos voûtés qui sont bien éloquents, des pas lents qui ne se hâtent vers aucune rencontre mais qui en disent long. Je questionne ici ou là. L'un dort sous un porche fermé. Il a chaud (dit-il) et les habitants du lieu ne le chassent pas. Hier soit il a trouvé un sac accroché à son attention par une main inconnue. Le sac contenait une couverture « En plus de mon duvet, j'ai dormi comme un loir. » En voilà un qui semblait heureux. Pour les autres, difficile d'y voir clair car une discrétion proche de la pudeur est de mise et les conditions du sommeil font
parties des sujets dont personne ne parle volontiers. On préfère disserter sur les performances du PSG où sur celles du maire de Paris, çà n'engage à rien. Lorsque je me retrouve seul dans ma voiture bien chauffée sur le trajet du retour, j'ai parfois un peu honte de mon confort. Tiens, confort ? Que vient faire ici ce mot dans cette voiture au ronronnement rassurant ? Il cohabite mal avec le bonheur bien que tous deux soient souvent pris l'un pour l'autre. Mais ils ne jouent pas dans la même cour, l'un concerne le cœur et l'autre le corps.

Pourquoi donc l'inconfort de leur vie matérielle interdirait-il à nos amis d'avoir leur part de bonheur, dans des endroits et des moments où nous ne saurions pas en trouver ?

A la Soupe du Roi par exemple.

A bientôt.

Paul

Florilège de « La Soupe du Roi »?

Le deuxième dimanche de l’avent 2004...

Nous avons été heureux de nous retrouver...

Paul était au rendez-vous. Nous n'en doutions pas ! Tous nos amis de "La Soupe du Roi" étaient présents. Etudiants du C.R.A.F, Manants et amis divers.
Nos amis "cabossés" de la vie nous attendaient...

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L’ardeur n’a pas faibli à la Soupe du Roi du Mercredi 4 mai 2005

Que la présence des parapluies ne vous induise pas en erreur… Nous n’avons pas déménagé la Soupe du Roi à Cherbourg !

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Nous aurons toujours besoin de vous…

Nous n’avons pas senti le froid, mais le froid était bien là !
Et ne voilà-t-il pas que Paul, notre grand cuisinier de la Soupe du Roi, est aussi un grand
spécialiste de l’arboriculture fruitière…

L'Acericorier

Notre ami Paul a découvert « l’acericore », et avec lui nous l’avons partagé. C’est un fruit qui nous laisse à tous un goût amer au fond du cœur…
Afin que nous puissions chasser ce goût, nous avons besoin de vous tous…Et aussi pour que tous amis ne soient plus une statistique…

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Vous pouvez adresser des chèques à l'adresse suivante : " Association Nos Seigneurs les Pauvres et les Malades ", 15 avenue de la gare 78690 LES ESSARTS LE ROI ; pour un virement, les coordonnées sont les suivantes : CRCA LES ESSARTS LE ROI , Banque 18206, guichet 00089, n° de compte 509 445 4 001 , n° IBAN FR76 1820 6000 8950 9445 5400 182, BIC AGRIFRPP882.

" Nos Seigneurs les Pauvres et les Malades " vous remercient chaleureusement.


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