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Radical…

Comme à son habitude, Michel de Poncins ne met pas d’eau dans son vin !
Face à la crise de « l’éducation », une solution : « Privatiser ».
Mais tout n’est peut-être pas si simple…

Nous en sommes tous d’accord : le mal est grave et profond.
Des décennies de laxisme sous le poids insupportable des idéologies syndicales…
Mais bien veiller à l’intérêt des jeunes générations qui devront porter le poids des plus anciennes…

Et ne pas prendre pour argent comptant :
« La privatisation de quelque  système que ce soit conduit à un progrès de la qualité et, dans le temps, à la réduction de moitié des coûts ». Trop d’exemples contredisent…

L’école, une école de qualité pour tous, dans toute la France… Des universités qui ne soient plus, pour certaines, le prolongement de garderies…

Le défi à relever sans attendre… Mais quand c’est urgent, n’est-il pas déjà trop tard ?

Portemont, le 17 septembre 2007

LUNDI 10  SEPTEMBRE 2007
PRIVATISER L’EDUCATION

Donc le pouvoir fait semblant de s'occuper de l'école. Le « Lider Maximo » est allé rendre visite à une école le jour de la rentrée des classes et a prononcé un discours qui  s'inspirait d’une lettre de 32 pages envoyée à 850 000 enseignants. Cette lettre se contredisait plusieurs fois ; par exemple  : « Jadis, on valorisait trop la transmission du savoir et des valeurs. Désormais on ne la valorise pas assez. ». Il y avait de bonnes intentions comme  l'idée de l'autonomie dans les universités.  Au sujet du collège unique, qui est l'une des sources de la catastrophe, les contradictions ne manquent pas ; parallèlement aux critiques et même à l'annonce de sa quasi prochaine suppression, le ministre Xavier Darcos  a rassuré les syndicats ; simultanément, le même ministre a bien précisé que les termes « d’examen de passage » et de « sélection » n'avaient pas été évoqués par le président lors de son discours. Le président lui-même n'avait-il pas dans un texte du 5 juillet indiqué que le collège unique était un « noble objectif ».

Le pouvoir cependant ne manque pas d'informations sur la catastrophe et ses causes. Un rapport vient d'être remis par le « Haut conseil de l'éducation ». Les neuf experts décrivent  le désastre en indiquant que 40 % des enfants sortent de l'école sans avoir le niveau scolaire requis et, au même moment, l'enseignement dit libre est l'objet d'un « rush » des parents pour inscrire leurs enfants.

L'opposition des syndicats au collège unique, qui explique largement  les allers et retours précédemment signalés, vient de ce que pour l'idéologie dominante il symbolise l'égalité des chances.

Or, l'égalité des chances est une chimère de plus parmi d'autres. La poursuivre à grand renfort de dépenses et de réglementations a pour premier effet de ruiner la population et, surtout, les plus pauvres. L'objet même de la chimère a pour résultat  d’écraser tous  les niveaux sans faire progresser les niveaux des plus faibles ; la chimère se retourne contre elle-même comme toutes les chimères publiques et seuls les riches ainsi que  les favorisés arrivent à tirer leur épingle du jeu.

Au coeur de toutes les incertitudes se trouve le refus de la seule vraie réforme, à savoir la privatisation de l'éducation. Tout le monde se souvient des grandes manifestations pour la liberté de l'enseignement il y a plusieurs années ; malgré un immense  défilé populaire et après avoir simulé un retrait, le pouvoir s'est attaché à bétonner le service public et laïc de l'éducation. La liberté de l'enseignement avec son corollaire le bon scolaire n'aurait  pourtant été qu'un début. La vraie formule serait  la privatisation de l'éducation en commençant par la vente des universités à des capitaux privés ou à des associations et ensuite par la même opération au niveau des grands lycées.

Les enjeux sont non seulement culturels sous forme de la qualité de l'enseignement mais également économiques.

L'enseignement nationalisé en Fance est peut-être l'une des toutes dernières grandes administrations soviétiques du monde qui regroupe 1 350 000 fonctionnaires avec un administratif pour trois enseignants ; les « enseignés » sont 14,5 millions.  Il est évident qu'un tel ensemble avec les syndicats embusqués partout et véritables maîtres du système est parfaitement ingérable ; il ne peut se bouger que par des nuées  de réglementations absurdes et inopérantes au niveau du terrain. À titre d'exemple, un proviseur du lycée ne choisit ni ses enseignements, ni ses élèves ni ses professeurs, même si son autorité s'exerce au moins sur les locaux, les  horaires et les femmes de ménage…

La privatisation de quelque  système que ce soit conduit à un progrès de la qualité et, dans le temps, à la réduction de moitié des coûts. La privatisation de l'enseignement en France conduirait à des dizaines de milliards d'euros d'économie avec enfin, grâce aux bienfaits de la concurrence, le retour du pays  dans le peloton de tête des nations civilisées.

A quand la vraie rupture ?

Michel de Poncins
micheldeponcins@easyconnect.fr

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