Mardi 19 Septembre 2017
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Richesses contre richesses…

Retrouver la voie royale et les vraies richesses fruits de notre histoire et de notre civilisation… ou accepter l’asservissement. Notre ami Pierre Jeanthon dépouille de leurs oripeaux les illusions, tant de « l’amitié chinoise » que du modèle « américain », deux complices, qui nous conduisent vers le gouffre…

Olli Rehn et Wang Quishan (Qishan)

Portemont, le 3 mars 2011

Richesses

Au tout premier jour de cet hiver O. Rehn, commissaire européen aux Affaires économiques recevait son collègue chinois W. Quishan accompagné de C. Deming ministre du Commerce, l’un et l’autre porteurs de bonnes nouvelles « La Chine apportera son soutien aux mesures mises en œuvre par l’Union européenne et le FMI pour stabiliser les marchés financiers ».
Car voyez-vous, selon les propres termes de C. Deming « mon pays est très inquiet de la crise dans la zone euro et nous souhaitons voir si vous êtes capables de contrôler les risques provoqués par les dettes souveraines de plusieurs de vos États membres ».

Certainement fort contrit d’avoir donné des motifs d’inquiétude à Pékin, O. Rehn ne su « qu’apprécier le soutien de la Chine et l’atmosphère amicale de cette rencontre ».

Le premier ministre chinois Wen Jiabao et son homologue grec George Papandreou . Athènes 2 octobre 2010

« la Chine est l'amie de la Grèce, et c'est dans les moments difficiles que l'amitié s'éprouve […] Je constate que le mécanisme commun Union Européenne-FMI et toutes les mesures prises ont eu des résultats positifs. La Grèce dispose de bases très fortes dans le domaine de la marine marchande et du commerce, avec la relance économique internationale, l'économie grecque va suivre et se redresser » ( Wen Jiabao)
Et remerciant la Chine « pour son vote de confiance », le premier ministre grec de préciser :
« C'est un vote de confiance, parce que vous augmentez les investissements au Pirée qui va devenir le centre de transit commercial des marchandises chinoises vers l'Europe, par l'augmentation programmée du volume de conteneurs traité par le groupe chinois China Ocean Shipping Company (Cosco) »

Hormis « l’aide » de 3,3 md$ apportée à la Grèce pour convertir le port du Pirée en plateforme logistique des produits chinois destinés au marché européen et la promesse que Pékin participera aux futures émissions des dettes souveraines portugaise et espagnole (Ndlr : promesse non désintéressée qui permettrait à la Chine de diversifier ses faramineuses réserves de change évaluées à 2650 md$) rien de positif pour l’Europe, il ne fut surtout pas question d’une réévaluation du yuan.

Le premier ministre portugais José Socrates et le président Hu Jintao – Lisbonne 7 novembre 2010

« Nous sommes disposés à soutenir par des mesures concrètes les efforts du Portugal à réduire les impacts de la crise internationale »

D’où la conclusion désabusée d’A. Brunet, analyste et patron du Cabinet de conseil éponyme « la meilleure façon d’aider la zone euro serait de réévaluer le yuan ; c’est bien joli de voir les Chinois se présenter en sauveurs de l’euro alors que leur politique de change porte atteinte à l’Europe ».

La remarque est pertinente mais il importe d’aller plus loin ; par exemple en appliquant « aide toi et le ciel t’aidera » au lieu de somnoler dans la ouate toute diplomatique d’une « atmosphère amicale ».

Le récent cri d’alarme de l’Association européenne des fabricants de pneus illustre la sidérante démission (au choix libre à vous d’utiliser « incompétence » ou « trahison ») des autorités européennes face à une nouvelle invasion chinoise : sur les douze derniers mois nos importations de pneus « made in china » pour véhicules de tourisme et utilitaires légers sont passées de 29,2 millions d’unités à 45 millions, soit une hausse de 55%.

“Landsail, Sunew, Icon, Govran, Roadsun, Jinyu, Fullrun, Wheeling Rubber, Kinforest, Evergreen, Goodtire, Goodtyre, Longmarch, Wanli, Yongsheng... à vos souhaits! Une offre pléthorique (+ de 300 marques) complexifiée par la stratégie de distribution complètement rocambolesque de certains manufacturiers chinois qui n'hésitent pas à proposer un nombre de marques hallucinant sans réels positionnements cohérents. Le premier fait frappant est la localisation de ces marques…

Lire :

http://www.rezulteo-pneu.fr/en-bref/pneus-chinois-pas-cher-le-prix-de-votre-securite-760

De plus, le boom des exportations chinoises concernant les pneus hautes performances, il y a lieu de s’interroger sur la solidité de la ligne Maginot de notre supposée avance technologique !
En 2010 l’Europe a péniblement exporté 1,8 million de pneus vers la Chine ; ce déséquilibre tient à trois facteurs :

  1. le prix ; les pneus chinois sont deux à trois fois moins chers que les nôtres,
  2. nous n’avons plus grand-chose à exporter (... sauf nos dettes !) puisque nos fabricants ont construit des usines là-bas pour « accompagner » les constructeurs européens (PSA, Volkswagen, installés dans l’Empire du Milieu...délocalisations en cascade !
  3. l’écart des droits de douane : 10% pour les pneus qui rentrent en Chine contre 4,5% pour ceux qui arrivent en Europe.

Sur ce point il est utile de rappeler que les Etats-Unis, confrontés aux mêmes problèmes que nous mais moins candides sur la réalité de « l’amitié chinoise », ont mis en place fin 2009 pour une première période de 3 ans une taxe dégressive sur les pneus importés de Chine (35% la première année, 30 et 25% pour les deux suivantes).
Bien entendu Pékin a immédiatement saisi l’Organisation Mondiale du Commerce pour protectionnisme abusif ; en vain puisque l’Organisation vient de juger la plainte chinoise irrecevable ! À votre avis qui dirige l’OMC ?
Aujourd’hui, toujours farouchement hostile à toute forme de protectionnisme, Bruxelles tente de contourner l’obstacle en préparant une norme en matière d’efficacité énergétique et d’adhérence sur sol mouillé qui devrait s’appliquer avec étiquetage obligatoire sur tous les pneus vendus dans l’Union à partir de novembre 2012.
Quasi simultanément Pékin met en place un plan quinquennal visant à rationaliser la production et augmenter la qualité de ses 500 fabricants locaux ; normal, dans la Chine d’aujourd’hui comme en Europe on n’arrête pas le progrès.

Le vrai visage de la Chine –
Piégés par le charme de la courtoisie orientale, nous avons que rêvé que la Chine se contenterait d’être l’atelier « bas coût » auprès duquel il serait possible d’acheter plus en travaillant moins. Ce scénario apparaissait comme le remède miracle permettant de combattre à la fois la vie chère et les rhumatismes de la vieille Europe.

Ainsi, au fil des mois, de délocalisations en transferts de technologies, la Chine est devenue une puissance industrielle colossale, avec ses propres instituts de Recherche et Développement et dotée d’une force de frappe financière dont personne n’est à l’abri.

« L’explosion du nombre de publications n’est que la partie visible de l’iceberg. La Chine se place désormais au troisième rang mondial en termes de dépenses brutes en recherche et développement (R&D) et ne cesse de progresser. Son objectif : allouer l’équivalent de 2% du produit intérieur brut à la R&D. Le curseur est aujourd’hui à 1,5%, contre 0,5% en 1995, ce qu’a permis une croissance annuelle d’environ 18% des ressources entre 1995 et 2005. »

Lire :

http://www.jdf.com/indices/2010/02/12/02003-20100212ARTJDF00033-la-chine-est-devenu-un-geant-de-la-recherche-.php

Pas plus les pays occidentaux qui mettent leurs bijoux de famille au clou que ceux qui tentent d’émerger en cédant leurs terres arables et leurs sous-sols (minerais, hydrocarbures).

Les exemples sont suffisamment nombreux pour que l’Europe ouvre les yeux et cesse de regarder la Chine non comme un partenaire commercial « amical », mais comme un agresseur dont il est légitime de se protéger autrement que derrière le rempart lézardé de notre supériorité scientifique en attendant que les salaires chinois s’alignent sur les nôtres ; car la question est de savoir quand ?

Après revalorisation de 25% au premier janvier 2011 le smic en vigueur à Pékin est de 125 €/mois ; sous l’impulsion de la Confédération chinoise des Syndicats (organe du PC) désireuse d’effacer l’image négative des conflits salariaux de 2010, le gouvernement étudie les bases d’une négociation salariale susceptible de déboucher sur une augmentation annuelle de 19% d’ici fin 2015. À  date le smic serait de 298 €/mois ; en supposant que le nôtre reste inchangé et que la générosité du PC chinois perdure, les entreprises françaises (du moins celles qui auront survécu) bénéficieront de l’alignement salarial salvateur en 2021...
Reste donc à ériger des barrières douanières. Non pour se recroqueviller, mais afin de disposer du temps nécessaire pour reconquérir les métiers perdus, inventer et mettre en œuvre ceux qui créeront les richesses de demain.

Les obstacles –
En raison de la libre circulation en vigueur au sein des Vingt Sept cette décision relève du Conseil de l’Union européenne ; que celui-ci statue à l’unanimité (traité de Nice) ou à la majorité qualifiée (traité de Lisbonne) un vote positif est loin d’être acquis.
À supposer qu’il le soit il faudra répondre à la plainte que la Chine ne manquera pas de déposer auprès de l’OMC ; en outre Pékin aura toujours la possibilité de décréter l’embargo sur tout ou partie de ses importations en provenance de l’UE et de bloquer ses exportations de produits stratégiques vers nos pays. Dans le cas contraire il est très possible que quelques États (France, Italie, Espagne...) décident de sortir de l’Union européenne pour mettre souverainement en place les mesures protectionnistes qui s’imposent.
Quelque soit l’hypothèse retenue, les États concernés devront se préparer à une période transitoire délicate en raison d’une autarcie plus ou moins rigoureuse bien opposée à nos habitudes de consommation (imaginez-vous des magasins sans consoles de jeux, sans jouets, chaussures... autres que ceux encore fabriqués chez nous ?... l’horreur quoi !)

C’est pourtant le prix à payer pour que nos pays ne deviennent pas des régions administrées par l’Asie. Simultanément il faudra se préparer à partager équitablement la facture et à imaginer le système capable de se substituer à l’ultralibéralisme. Rude travail ! Que l’Europe doit avoir la volonté d’entreprendre parce que, dans tous les domaines, elle dispose des talents nécessaires pour réussir.

Définir les richesses de demain –
Par là nous entendons :

  1. remettre sur l’ouvrage la vieille question de la frontière entre nécessaire et superflu,
  2. analyser, prévoir les conséquences du progrès des sciences - nouvelles technologies, nouveaux objets, modifications du vivant (humain, animal et végétal) – autrement que sous le seul aspect mercantile,
  3. inventer les substituts à ce qui peut devenir rare (énergie...)

Depuis longtemps plusieurs courants de pensée s’accordent sur le fait que cette réflexion doit conduire la société à ne plus être écrasée sous le poids d’un matérialisme destructeur des activités immatérielles (vie sociale et associative, création artistique...). En rester là conduirait à un nouvel échec, car ce serait oublier que depuis toujours tous les hommes ont conscience de leur faiblesse et de leur finitude ; et que depuis toujours ils ont tous regardé vers le ciel pour y chercher des dieux tant pour être préservés de leur courroux que pour solliciter leur protection. Au plus profond d’elles toutes les créatures humaines pressentent cette vérité que le langage est impuissant à exprimer.

Dans ses Confessions, en prenant l’exemple de la durée et manifestement éclairé par l’Esprit Saint, le grand Saint Augustin a magnifiquement illustré la présence de cette lumière qui brille en chaque homme « Qu’est-ce donc que le temps ? Si personne ne me le demande je le sais ; mais si on me le demande et que je veuille l’expliquer, je ne sais plus. » « Je ne sais plus mais je crois »... là est bien toute l’origine du drame de l’humanité qui n’a pas eu l’humilité de poser l’acte de foi et d’accepter la faiblesse inhérente à sa condition de créature ; ainsi à l’aube des temps fut comme le premier péché d’orgueil, pour acquérir la connaissance.

La Révolution française a repassé le plat ; il n’y a rien à apprendre du Ciel, on éteint la lumière, seule la raison..., table rase... Telle fut la grande rupture dont quelqu’un a dit « 1789, la Révolution, c’est la séparation de Dieu et de la France, de l’Église et de l’État, de l’Art et de la Beauté ».

Aujourd’hui la révolution mondialiste s’acharne à détruire l’œuvre civilisatrice du christianisme dans sa recherche permanente du juste équilibre entre les richesses spirituelles et matérielles sans lequel il est bien difficile de marcher à peu près droit sur le chemin de l’éphémère pèlerinage terrestre.

Conscients de cette difficulté, dès la révolution industrielle les royalistes se sont élevés contre les excès du libéralisme ; aujourd’hui leurs descendants n’ont pas le droit de démissionner en s’enfermant dans le passé comme dans une tour d’ivoire confortable au lieu d’en tirer les leçons pour participer au débat sur les richesses de demain. Car alors ils seraient complices de ceux qui ont la volonté d’écrire le mot « fin » sur l’Histoire de la Fille aînée de l’Église.

Lire…

« Le libéralisme moral et philosophique débouche sur le relativisme du « tout vaut tout » indifférencié. Il abolit les cadres traditionnels structurants (famille, métier, paroisse, région, nation etc) au profit d’une dictature des minorités homosexuelles, immigrées extra-européennes etc. Quant au libéralisme économique, il participe du même processus d’éradication des cadres traditionnels par son mondialisme financier et son nomadisme globalisant en atomisant, précarisant et délocalisant les individus et les peuples. D’ailleurs dans ce système où égalitarisme politico-médiatico-éducatif et capitalisme financier, transnational et immatériel se conjuguent pour abolir la morale traditionnelle, les frontières historiques et l’identité des peuples, même les homosexuels perdront leur différence sexuée et les immigrés extra-européens seront dessaisis de leur culture particulière. »

L’intégralité :

http://www.les4verites.com/Entretien-avec-Arnaud-Guyot-Jeannin-2297.html

Pour éviter cette trahison notre espoir est que nos Princes se concertent pour rassembler autour d’eux les compétences des plus éminents défenseurs de notre Cause afin d’engager le combat d’idées qui libérera la France de l’occupation des partis politiques. Qu’ils soient assurés que, derrière eux, marcheront les simples militants que nous sommes, certainement rejoints par toutes les bonnes volontés du Pays Réel. Ensuite le sacre nous sera donné, de surcroît.

Pierre Jeanthon – France Royaliste-

 

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